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W.Best

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Je ne sais pas où l'on va mais on y va. 
 

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  • Premier article le 18/12/2008
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Derniers commentaires





  • W.Best fonzibrain 26 juillet 2008 13:09

    Tout a démarré selon un schéma déja rodé une décennie auparavant sur l’ archipel nippon, avec l’ éclatement de la bulle techno , suivi d’ une bulle immobilière qui s’ est elle même propagée à la sphère financière.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ absence totale de règles de sécurité qui ont prévalu à la formation de la bulle immobilière a permis de réunir tous les ingrédients nécessaires à l’ implosion du secteur bancaire. La déroute des banques, à son tour, a conduit à l’ effondrement des marchés boursiers , ceux ci ayant perdu leur principal pilier de soutien, le secteur financier.

    http://www.safehaven.com/showarticle.cfm?id=10752

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ histoire se répète, invariablement. L ’ insolvabilité des banques japonaises , suite à leur implication dans la bulle immobilière , avait plongé l’ archipel nippon dans une profonde récession à la fin du siècle dernier.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Actuellement, la survie du secteur financier ne tient qu’ à un fil, celui des liquidités abondamment fournies par les banques centrales, pour éviter l’ apparition d’ un choc systèmique et la création de files d’ attente devant les portes des organismes bancaires , comme cela s’ est produit chez Northern Rock ou encore IndyMac, plus récemment.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La globalisation des marchés et la libre circulation des capitaux ont contribué à propager les effets de cette crise financière dans toutes les parties du globe, les dérivés fantômes ayant été achetés par tant par les institutionnels européens qu’ asiatiques ou américains. Pas besoin de vous parler des déboires du Crédit Agricole, de Fortis , d’ UBS ou encore de Dexia.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ incapacité des ménages US à honorer leurs engagements immobiliers, les saisies hypothécaires et l’ effet de levier utilisés sur les dérivés du crédit ont créé un vide, un véritable trou noir qui s’ apprête à aspirer la majeure partie du système financier.

    L’ implosion de la bulle des dérivés vient de démarrer. Celle ci s’ organisera en plusieurs phases , dont la première, liée aux CDO s est en pleine maturation. La nationalisation de Northern Rock, la faillite de Bear Stearns et d’ IndyMac , de même que l’ effondrement des deux géants du crédit hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac n ’en sont qu’ une parfaite illustration.

    Comme en Mars dernier pour Bear Stearns , les autorités monétaires US viennent de voler au secours des deux GSE s en adoptant un plan qui consiste essentiellement à affaiblir la position de la Fed et du $ , ce qui se reflètera au cours des prochaines semaines.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pendant que ce genre d’ infos donne un peu plus de relief au rebond technique en cours, une autre compagnie de réassurance s’ effondre à son tour, fragilisant plus encore le marché des " Muni " les obligations émises par les municipalités et autres communautés parastatales.Une nouvelle brèche va s’ ouvrir augmentant le nombre de provisions pour pertes à acter pour les banques concernées.

    http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2008/07/one-of-remaing-bond-insurers-implodes.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La seconde phase de cette crise , liée au dérivés du crédit privé ( cartes de crédit, crédits à la consommation ) ou encore aux crédits commerciaux et industriels Immo retail, faillites de chaines de distribution, etc ) fera son appartion au cours des prochains trimestres. Bien entendu, les phases de déni seront nombreuses, tout comme les rebonds techniques permettant au marché de retrouver un peu d’ altitude et de reprendre espoir. Mais les jeux sont faits. J’ y reviendrai dans la 2ème partie de ce tour d’ horizon.

     





  • W.Best fonzibrain 26 juillet 2008 13:03

    Alors que les marchés hésitent à poursuivre le rebond généré par l’ espoir d’ une sortie de crise sur le secteur bancaire , la destruction de valeur se poursuit implacablement sur le terrain. La morosité a envahi le consommateur qui rechigne désormais à pousser plus loin son endettement par la consommation. Celle ci ne cesse de se contracter.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les récents chiffres publiés par le secteur de la distribution font apparaitre une réduction sensible de la consommation, qui entraine des difficultés croissantes dans certaines branches de la distribution. Soumis à forte pression sur les marges, le secteur du Retail se trouve confronté à une diminution de ses liquidités et à une augmentation de ses dettes.

    http://www.financialsense.com/Market/wrapup.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Face à cette situation potentiellement mortelle , le secteur est entré en phase de resutructuration. Certaines chaines se battent pour leur survie, tandis que d’ autres , tel StarBucks, ont annoncé la fermeture des points de vente non rentables, Ces mesures commencent à peser sur l’ évolution de l’ immobilier commercial qui voit son taux de locaux commerciaux vides s’ accentuer dangeureusement.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le consommateur est exsangue.

     

     

     

     

     

     

    Même si Wall Street fait semblant de croire à la fin de la crise financière, grace au sauvetage de Fannie Mae par les autorités monétaires US , l’ évidence pointe vers une simple pause au cours de cette tendance lourde. Les mêmes acteurs jouaient déja cette même scène lors de l’ épisode précédent, à la reprise de Bear Stearns toujours sous l’ intervention de la FED , ce qui n’ a donné droit qu’ à un répit trimestriel dans la détérioration des structures bancaires. Si l’ on peut s’ attendre à une baisse de la tension sur l’ Immobilier privé , il n’ en ira pas de même sur l’ Immo commercial , ni sur les nombreux CDS qui couvrent le secteur des entreprises. La deuxième phase de l’ éclatement de la bulle des dérivés va démarrer au cours des prochains mois via la défaillance de plusieurs acteurs de la distribution, ainsi que le démantelement, voire la dispartion d’ entreprises de renom. , victimes d’ un manque de vision industrielle et d’ aveuglement financier, à l’ instar de GM .

     

     

     

    Rien n’ empêchera l’ apparition de cette phase. L’ effondrement de l’ Immobilier a privé le consommateur d’ une source de financement via sa ligne traditionnelle de crédit, HELOC ou MEW ( Mortgage Equity Withdrawal ). La hausse des taux hypothécaires, qui se poursuit malgré la baisse des taux courts de la Fed, l’ inflation des prix à la consommation et la hausse des prix de l’ énergie ont anéanti tout espoir de relance durable de la consommation.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le taux de défaillance sur crédit ne cesse d’ ailleurs d’ augmenter .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Toutes les couches sociales sont touchées par le phénomène, y compris la catégorie supérieure , dont le taux de défaillance sur cartes de crédit a tendance à augmenter, réduisant les résultats d’ Américan Express. http://www.marketwatch.com/news/story/american-express-net-drops-38/story.aspx?guid=%7b6236A801-0F29-4898-BF20-1BA915158263%7d&siteid=yhoof

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Défaillance sur les CDS.

     

     

     

     

     

     

     

    Il n ’ y a pas d’ alternative au dégonflement de la dette. Même si la Fed se charge de sauver les acteurs phares du système financier, les autorités monétaires ne seront pas en mesure de sauver la majeure partie des organismes bancaires de petite ou moyenne envergure. Le FDIC, chargé de garantir les dépots des clients en cas de faillite bancaire, a déja établi une liste d’ environ 90 banques placées sous surveillance. Comble de l’ ironie , la banque californienne IndyMac ne figurait pas sur cette liste ! De plus, que peut le FDIC , qui vient de consacrer 15 % de ses fonds disponibles pour la faillite d’ IndyMac , face aux trillions de $ d’ actifs fantomes appelés à disparaitre, tout au moins en partie ? http://abcnews.go.com/Blotter/story?id=5374205

    http://www.contraryinvestor.com/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le degré de délabrement du système bancaire US est tel qu’ il ne pourrait survivre sans la perfusion permanente organisée par la Fed via les mécanismes mis en place au cours des derniers trimestres. Selon Mish, le montant des réserves disponibles en banques est misérablement bas, la majorité des dépots des clients ayant été transformés en dérivés divers, CDOs, CDS , SIV hors balance, etc..... Le graphique ci dessous est simplement hallucinant.

    http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2008/07/you-know-banking-system-is-unsound-when.html

    http://theylaughedatnoah.blogspot.com/2008/07/mish-entire-us-banking-system-is.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La récession est bien là.

     

     

     

     

     

     

    Confrontés à la baisse des titres papier, à la chute de l’ immobilier, la grande majorité des ménages voient leur patrimoine s’ éroder sous l’ effet de la desctruction de la dette. Le CEPR a tenté une étude prospective sur l’ érosion de ce patrimoine, dont les résultats sont accessibles via ce lien. Le résultat n ’est guère encourageant et n’ incite pas non plus à une reprise durable de la consommation.

    http://www.cepr.net/documents/publications/wealth_2008_07.pdf

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Qu’ elle soit reconnue officiellement ou non, la récession est bien ancrée dans l’ économie US et vient de débarquer récemment en Europe. Celle ci fera sentir ses effets durants plusieurs trimestres encore avant que l’ économie ne se redresse durablement. Traditionnellement, les Bulles boursières sont provoquées par plusieurs facteurs :

     

     

     

    - La montée en puissance d’ un secteur , d’ une technologie ou d’ un marché spécifique dont les perspectives de croissance sont exceptionnelles

    - La prise de conscience par les acteurs du secteur de ces perspectives de croissance

    - L’ entrée du grand public sur le secteur qui provoque une phase de Mania

    - Une surcapacité de production qui s’ installe , car tous les acteurs veulent accroitre leur part de marché

    - Une sur-offre dans un marché désormais saturé en même temps que des attentes de résultats totalement irréalistes

    - Un effondrement des prix, des perspectives bénéficiaires revues à la baisse

    - Une violente chute des cours boursiers du secteur concerné.

    Aprés la disparition des acteurs les plus fragiles ainsi qu’ une réduction des capacités de production , le secteur, retrouve le chemin de la croissance dans un environnement assaini , dégagé de ses éléments les plus spéculatifs.

    C e fut le cas de la bulle techno, ainsi que de la bulle immobilière , dont il reste encore de nombreux mois de stocks à écouler. Mais c ’est également le cas de la bulle financière , où là, sont toujours en place bon nombres d’ acteurs spéculatifs ainsi qu’ un sur-stock , une sur-offre de papiers monnaie en pleine phase de dévalorisation prononcée. Chaque bulle met plusieurs années avant d’ être totalement vidée de sa substance spéculative. La bulle financière n’ échappera pas à cette règle, malgré le soutien implicite des banques centrales. Pour l’ instant , la récession qui n ’existe pas attend toujours d’ être officialisée.......

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le consommateur lambda, déja affecté par la perte de valorisation de ses avoirs , s’ est trouvé doublement touché par la hausse des prix , et la stagnation de ses revenus salariaux , conséquence directe de la délocalisation des entreprises. Sans marge supplémentaire, il n ’est plus à même de soutenir valablement la consommation.

    Conséquence directe de cette réduction de la consommation, les pays producteurs, tels la Chine et l’ Inde seront les prochaines victimes de cette contraction de la demande , et se verront contraints à baisser les volumes de production d’ objets manufacturés dés 2009.

    Cette contraction financière, commerciale et industrielle entrainera une nouvelle chute des indices boursiers en 2009 , sur fond de récession mondialisée. Il ne suffira pas d’ un coup de baguette à liquidités magique de la part de la Fed pour redresser la situation. Reste encore à vérifier si la crédibilité du $ ne sera pas fortement affectée par les récentes mesures adoptées pour sauver un système bien mal en point.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Affaire à suivre...........dans la 3ème partie .

     

     

     



  • W.Best fonzibrain 26 juillet 2008 13:00

    LA FRANCE EN MOUVEMENT ,VERS QUOI ?

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