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François Richard

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Adjoint à la rédaction du magazine Reflet de Société. Thèmes sociaux développés : drogue, prostitution, suicide, alcool, gang de rue, gambling et jeu compulsif...

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  • François Richard François Richard 20 août 2009 16:40

    Bonjour à tous,

    Dans la plupart des commentaires suscités par le billet à propos de la fraude dont a été victime Léandre Bergeron, un amalgame est fait entre éditeurs et ‘majors’ de l’édition.

    Je tiens simplement à préciser que les ‘majors’ éditent constament des oeuvres fades, pimpantes et inintéressantes. Ce n’est pas à eux que je pensais en rédigeant mon billet.

    Je pensais plutôt aux maisons d’édition qui ont à coeur la littérature et permettent à des auteurs de se talent de se démarquer par le soutien qu’elles leur offrent.

    Je ne connais qu’indirectement la situation en France, mais au Québec, à côté des ‘monstres’ (par le volume de ce qu’ils publient) que sont des boîtes comme Quebecor ou Transcontinental, il y a Boréal, VLB, XYZ, Herbes Rouges et plusieurs autres éditeurs de grande qualité.

    Ensuite, je ne suis pas CONTRE l’auto-édition, ce qui serait une position absurde. Les gens ont bien sûr le droit de diffuser leurs écrits et leurs idées sur la Toile. Toutefois, vivant dans un environnement qui me submerge de produits culturels et n’ayant qu’un nombre limité d’heures à consacrer à la lecture, je ne me lancerai pas dans des recherches dont la complexité confine à la spéologie afin de dénicher la perle rare. En ce sens, et malgré toutes leurs lacunes, les cahiers lecture des journaux et les circuits de l’édition vont m’inspirer plus souvent qu’autrement mes choix de lecture.

    Il faut se méfier, finalement, d’une propension à l’égalité qui serait plutôt un nivellement par le bas. Tous les talents ne sont pas égaux, et les plus grands méritent d’être reconnus et célébrés.

    En terminant, le contenu en général sur l’Internet n’est pas un vivier de talents. Il est composé en grande majorité d’une version appauvrie de ce que l’on trouve dans les kiosques à journaux ou des mêmes films et émissions de télés que ceux disponibles à la maison. Les documents en ligne les plus intéressants proviennent d’ailleurs des médias déjà établi : Office national du film du Canada, télé publique américaine BBC, etc.

    Internet sera dans un avenir prévisible un médium, participatif certes, mais avant tout institutionnel. Il s’agit d’une façon différente de consommer les mêmes produits culturels qu’auparavant (mis à part les courriel qui ne sont qu’un télégraphe ultra-rapide et les vidéos de chats qui tombent de la table sur You Tube…) Le voir comme un grand vecteur de démocratie et de culture est, pour le moins, très idéaliste.

    François



  • François Richard François Richard 19 août 2009 19:01

    Bonjour M. Le Borgne,

    Bien sûr des éditeurs vendent des mauvais produits, les libraries montréalaises (je ne saurais dire pour l’Europe) en débordent littéralement. Pour ce qui est de la culture collective que les médias ne voudraient pas montrer, là je décroche.

    Un livre ne sera pas plus lu noyé parmi des milliers d’autres sur Internet que dans une librairie, anonyme sur les rayons. Au moins sur les rayons l’acheteur potentiel qui tomberait dessus par hasard aurait la caution d’un éditeur connu avant d’effectuer son achat (sans compter les conseils avisés du libraire s’il s’agit d’un commerce un tant soit peu ‘artisanal’).

    Il est de plus selon moi tout à fait normal que les éditeus souhaitent faire payer les fichiers de livres en ligne. Écrire un bon livre demande des mois, voire des années de travail, suivi d’un travail d’édition et de ré-écriture s’échelonnant sur une longue période de temps. Les auteurs et les éditeurs doivent avoir des revenus. Et dans les deux cas, pour l’immense majorité, ils ne vivent pas dans le grand luxe.

    Tant mieux si des talents méconnus sont découverts par l’auto-édition, mais la lecture en ligne de l’avenir sera payante et aura recours à des maison d’édition professionnelle, tout comme les journaux en ligne se dirigent vers un mode de diffusion dans lequel le lecteur devra débourser. Et c’est tout à fait normal.

    Ce qui l’est moins est que les fournisseurs d’accès à Internet s’en mettent plein les poches en offrant un service ‘gratuit’, que l’on doit pourtant fort cherèrement payer tous les mois, tandis que les fournisseurs de contenu en ligne doivent offrir leurs produits de qualité à perte. Là est le vrai scandale. Il n’est pas dans le fait que les entreprises culturelles veulent être payé pour les oeuvres qu’elles produisent.

    En littérature comme dans toutes autre forme d’expression culturelle, il y a différents niveaux de qualité et d’intérêt. Je persiste à croire que si aucun éditeur, des meilleurs aux plus médiocres, n’a voulu d’une oeuvre (et Dieu sait qu’il s’en publie des tonnes de mauvaises), son auteur devrait peut-être se questionner quant à sa vocation d’artiste.

    Cordialement,

    François Richard







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