La Chine et l’Inde sont en phase de rattrapage, lorsque cette phase sera terminée et que les salaires des Chinois et des Indiens auront rattrapé les salaires occidentaux, nous entrerons dans une nouvelle phase de croissance mondiale plus équilibrée.
Entretemps faisons taire notre égoïsme et laissons les Chinois et les Indiens refaire leur retard, car après tout ils sont plus honnêtes que d’autres s’ils développent leurs économies au lieu de déverser chez nous leurs bouches inutiles.
La Turquie entrera en Europe lorsque les poules auront des dents et il y aurait un manque de dignité certain de la part des Turcs s’ils insistaient trop.
D’ailleurs cette insistance parait bien curieuse, et pour tout dire bien suspecte.
« Ni les agences de notation, ni les grandes banques n’ont vu venir la crise financière. Fannie Mae et Freddie Mac »ne pouvaient pas faire faillite« .
Fanny Mae et Freddie Mac pouvaient faire faillite, puisque le Gouvernement américain s’était dégagé de ses devoirs de garantir leurs engagements en 1968.
Il ne faut pas oublier que ces deux organismes avaient été tous les deux créés par le Gouvernement américain, comme leurs noms l’indiquaient d’ailleurs de façon explicite :
Freddie Mac : Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC)
Fanny Mae : Federal National Mortgage Association (FNMA)
Freddie Mac et Fanny Mae ont été créées en 1938, pendant la Grande Dépression, pour favoriser l’accès du public aux crédits immobiliers, sous la garantie effective de l’Etat Fédéral.
Elles sont privatisées en 1968, perdant ainsi la garantie explicite de l’Etat. A partir de là tout peut arriver, y compris la faillite surtout si l’on songe que les activités de ces deux organismes étaient risqués, par définition, depuis leurs créations.
Il ne parait pas illogique que le système ayant perdu son créateur et sponsor étatique, il le récupère quand tout va mal.
Après tout ce ne sont pas les banques qui ont voulu favoriser l’accès à la propriété immobilière de débiteurs risqués, il s’agissait bien d’une décision prise par le pouvoir politique en 1938 !
Cela étant dit, les conséquences systémiques de la crise des »subprimes« , qui s’étendent à l’ensemble du système financier doivent incontestablement conduire le Gouvernement américain à intervenir pour sauver les banques privés, puisqu’il porte une part de responsabilité du fait de son revirement.
Mais jusqu’à quel point ? La question mérite d’être posée.
Pour le reste votre développement sur les modèles »Gaussiens« et »Mandelbrotiens" sont intéressants. Comme vous le soulignez la question de la pertinence des modèles mathématiques et de leurs limites ne se posent pas seulement en Economie, (voir les débats climatiques !).
La polygamie est et restera interdite en France et nous auront simplement constaté, une ois de plus, que les dispositions de la Charria sont contraires aux lois de la République.
Cette constatation n’est pas nouvelle, c’est la prise de conscience de l’opinion publique qui est le seul fait vraiment nouveau.
Quant à ceux qui comparent la polygamie et le « droit » d’avoir des maitresses, ils ont de la gélatine à la place du cerveau et ce magnifique sophisme ne sauvera pas leur cause !
Bien, mais à présent que nous avons fait la constatation ci-dessus, il reste à en tirer les conséquences juridiques et politiques.
En remarquant que les musulmans ont visiblement choisi de souligner l’incompatibilité de la Charria, de la Constitution Républicaine et du Code Civil, en soulevant des affaires où ce sont prioritairement les droits des femmes qu’ils remettent en cause.
On se souvient de l’affaire de la répudiation de Lille, des affaires de ségrégation sexuelle dans les piscines, de l’affaire du burkini, des affaires de voile islamique, et maintenant la présente affaire de polygamie.
En fait, ce que les musulmans contestent aujourd’hui, ce sont les droits acquit par les femmes musulmanes dans un pays démocratique. Des droits qui sont nouveau pour elles et qu’elles semblent apprécier un peu trop.
Ce sont leurs propres femmes qu’ils visent, car lorsque sonnera l’heure de rentrer chez soi, ils craignent de devoir en laisser pas mal derrière eux !!