Rappelons que l’immense majorité des musulmans résidents en France n’ont pas la nationalité française ce sont pour la plupart des résidents transitoires et plusieurs centaine de millers d’entre eux sont en situation irrégulière.
Pur ce qui concerne les doubles nationaux, qui ont acquit la nationalité française en sus de leur nationalité de naissance en vertu du « droit du sol », il conviendra d’en limiter le nombre en interdisant la double allégeance et en les contraignant à choisir entre leurs deux nationalités.
Ce sera possible en revenant à l’ancienne procédure de naturalisation.
« Vos concitoyens musulmans ont le droit de vivre leur croyance et leur conscience comme vous même à partir du moment où ils respectent les lois de la République »
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Je suis désolé, mais je n’ai pas de concitoyens « musulmans », je n’ai que des concitoyens Français respecteux des lois Républicaines et ceux qui ne les respectent pas sont renvoyés devant un Tribunal pour y être jugés et condamnés.
La question est de savoir si la qualité de « musulman » entraine le non-respect des lois de la République.
C’est aux Musulmans vivant en France, même à titre transitoire, de répondre à cette question et nous allons les y aider dès que le débat sur l’identité Française sera terminé, car il est inutile de vous dire que Tariq Ramadan peut bien décréter un « moratoire » sur la lapidation des femmes adultères, ou non, il n’en demeurera pas moins qu’on ne lapidera aucune femme, même musulmane, sur le territoire de la République française !
On met enfin le doigt sur la véritable question qui se pose à tous les musulmans :
L’Islam est-il compatible avec la République, et la réponse à cette question est sans doute :
Non.
Dans ces conditions s’il existe, comme vous le dites, des musulmans doubles-nationaux, qui possèdent la nationalité française, en plus de la nationalité qu’ils ont acquise de leurs parents à leur naissance par « droit du sang » (Algérienne, Marocaine, Tunisienne) ils vont être placés devant un choix très clair.
Car on dirait que Tariq Ramadan vient de découvrir, un peu tard, une vérité immuable :
Personne ne peut répondre à plusieurs allégeances en même temps.
De même qu’on ne peut pas appliquer deux droits différents sur un même territoire.
Le problème de Tariq Ramadan n’est pas notre problème.
Notre problème est que le code de loi islamique n’est pas applicable en France ou règne le code de loi Républicain.
Par conséquent le séjour de musulmans sur le territoire de la République implique l’adoption des lois Républicaines de la part de ces musulmans, qui sont bien sûr tenus de respecter les lois du pays dans lequel ils résident, même à titre transitoire.
Et ceci n’est pas négociable.
Le problème de Tariq Ramadan est que le code de loi islamique est incompatible avec le code de loi Républicain. la lapidation des femmes adultères n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres de ces incompatibilité fondamentales et le séour dans un pays laïc et démocratique implique sans doute l’abandon de pans entiers de la loi coranique.
Mais, encore une fois, c’est son problème, en tant que musulman, et non le nôtre
La réforme de l’Islam n’est pas notre problème, car nous ne sommes pas musulmans.
Notre seul problème consiste à savoir si l’Islam, tel qu’il existe, est compatible avec les lois de la République et la réponse à cette question est sûrement :
NON.
On en finirait pas de relever les incompatibilité entre les lois Républicaines et le code islamique.
La vérité qui transparaitra peu à peu est que l’adhésion à la République française et à ses lois implique l’abandon du pans entiers du message islamique et c’est le cruel dilemme auxquels tous les musulmans vivant en France seront désormais OUVERTEMENT confrontés.
La République n’a pas cherché cette confrontation, ce sont les radicaux musulmans eux-mêmes qui l’ont organisé, en provoquant un certains nombre d’affaires (affaire de la répudiation de Lille, affaire du port du « burqini » dans une piscine municipale) qui ont conduit la République à réagir et à réaffirmer ses lois et ses principes.
Commençons par reposer les définitions de notre identité nationale, c’est le sens du débat en cours. Or la laïcité, ainsi que la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat qui en découle, font partie des principaux fondements de notre société démocratique depuis 1905.
C’est à l’Islam de nous dire s’il est compatible avec ces lois et ces principes. De même que ce fut à l’Eglise (notamment Catholique) de se plier à la loi Républicaine en 1905.
Si la gauche ne se positionne pas dans ce débat, elle manquera à tous ses devoirs !
Mais il a assez peu de doutes quelle défendra au bout du compte la laïcité, ce serait curieux qu’elle laisse la charge de la défense de la laïcité à l’UMP et à Marine Le Pen !