130 français, dit-on, on est encore loin des 3000 fraudeurs de la liste Falciani, qui en compterait beaucoup plus.
Les circuits sont connus, les personnes aussi.
Antoine Peillon, de nouveau invité sur Rance-Inter ce matin, disait qu’il y a des pressions sur l’administration pour qu’elle traite au ralenti les dossiers de fraude fiscale. Hier, aujourd’hui.
A propos de l’affaire Cahuzac, il disait que l’ingénierie financière nécessaire pour ouvrir un compte à Singapour se faisait sur des montants à partir de 10 millions d’euros. Pas pour 600 000...
Et pendant ce temps là, on entend préconiser de taxer les petits fumeurs de shit, sur lesquels on pourra prélever un impôt supplémentaire tandis que les gros (si peu) contribuables continueront à planquer leur pognon.
« Ils monopolisent les postes les plus importants, cumulent les privilèges et font de l’argent leur principale passion. Ils se servent de l’Etat pour aider leurs amis, fabriquent des lois sur mesure pour leur bon plaisir et laissent le pays aux mains de bandes rivales.
Patrons, hauts fonctionnaires, élus ou experts, cette caste d’oligarques nous gouverne avec un mélange d’incompétence et de lâcheté. »
in L’oligarchie des incapables, Sophie Coignard et Romain Gubert, Albin Michel, 2012.
Voilà pour l’oligarchie qui n’existe que dans nos têtes.
Et la liste des fraudeurs fiscaux communiquée il y a déjà un certain temps, minorée par l’ancien ministre du budget, Woerth (mis en examen), on en est où ?
Sachant que Lagarde, ancienne ministre des finances (mise en examen) avait communiqué la liste des fraudeurs grecs, qu’a-t-elle fait de la liste française ?
Hier, au 13h de Rance-Inter (écoutez la déférence), le journaliste Antoine Peillon (auteur des 600 milliards qui manquent à la France) faisait état d’un chiffre bien au-delà des 600 000 euros fourni par le menteur-les-yeux-dans-les-yeux-Cahuzac. Lui parlait des sources concordantes qui laissaient entendre un chiffre aux alentours de 16 millions d’euros.