"Reprocher à quelqun qui critique l’Islam de ne pas en même temps critiquer le judaïsme est une façon habituelle des musulmans de détourner le sujet, sans jamais répondre aux critiques de fond concernant leur religion."
C’est juste mais ça ne serait pertinent qui si la situation était symétrique, ce qui n’est absolument pas le cas. Précisément en parlant de l’Iran, la question est beaucoup moins oiseuse que de faire une étude comparée des civilisations ou des religions. La question s’appelle "guerre" et ses prémisses "diabolisation et fabrication d’un ennemi".
Dans ce contexte, il s’agit non pas d’une discussion équilibrée mais bel et bien du procès de l’Islam, avec menace de sanctions brutales. Hors en cas de procès une des bases du droit est bel et bien qu’il doit être le même pour tous. Aussi il ne suffit pas de faire la liste des torts des Mollahs, il faut montrer que l’on (et la je ne parle pas des juifs mais de tout ceux qui veulent lui faire un sort) est meilleurs qu’eux. D’après mes connaissances sur l’histoire occidentale, c’est impossible car nous avons fait tout ce que nous leur reprochons en pire - il y a même pas mal de choses que nous faisons encore.
J’ai voté pour cet article mais je le regrette un peu, car au fur et à mesure de la lecture il me semble partisan. Je note par exemple l’emploi des mots "massacre" et "esclavage" à répétition - mots qui sont fortement connotés. Je ne remets pas en doute leur validité mais il faut bien voir qu’à l’époque de telles situations étaient tout sauf isolées (d’ailleurs même maintenant...). La civilisation occidentale s’est basée en continue sur l’esclavage, l’eradication brutale de ses concurents, la conquête et l’évangelisation.
Comme cet article est publié sur un site de culture et public occidentaux, en situation de guerre possible avec l’Iran, il me semble malhonnête et propagandiste de présenter les choses comme si les musulmans étaient historiquement malfaisants. Pour commencer pourquoi ne pas préciser qu’esclavage et massacre étaient aussi des pratiques existants en Perse avant les musulmans ? Pour donner l’impression que les gentils Perses ont été éradiqués par les vilains Mollahs ? Pourquoi ne pas mentionner les apports fondamentaux de la culture Perse à l’Islam ? Pour donner l’impression d’un écrasement unilateral à l’occidental, genre conquête des amériques ?
Les commentaires me confortent dans cet impression d’une audience qui apprécie de se voir confirmer ses opinions intimes. Ceci n’est pas un travail de recherche, ceci est une utilisation de données historiques à des fins partisanes.
Vous ne m’avez apparament pas compris... Je parle exclusivement de transferts (avérés ou potentiels) de la réalité vers la fiction. Vous nous dites qu’Obama peut être élu parceque 24h en rends l’idée crédible ; je fais remarquer qu’à ce train là c’est l’ensemble des élus, de l’opposition et des hauts foncitonnaires US qui sont crédibilisé par "A La Maison Blanche" et que ça ne répond pas à une logique d’audimat, donc vraisemblablement de propagande. Autrement dit, je pense que vous vous plantez le nez sur le détail sans voir le tableau général...
Enfin puisque le débat tourne encore une fois tristement à la forme plutot qu’au fond (et même si ce n’est pas de votre fait), je voudrais rappeller que l’important n’est pas de savoir combien il y a d’idée par paragraphes, mais si celles ci valent le coup. Ce qui inclue leurs développement, ici un peu courts à mon goût.
Néanmoins merci de pointer cette question que je ressens comme tout à fait centrale. Il est dommage que cet article n’ait pas été plus lu.
Je suis un petit peu déçu par cet article alors qu’il y aurait beaucoup plus à dire sur le sujet. Je suis personnellement de plus en plus sensible à l’action de ces séries, au demeurant très sympathiques en tant que divertissement, sur la psyché, les idées et les mythes de la société américaine. Car il y a quand même des nouveautés trop récurentes pour ne pas être remarquées :
- l’apologie des systèmes de sécurité, et le caractère insupportable de leur encadrement légal. Hier, le problèmé des séries était l’usage décomplexé des armes à feu (c’est à dire présenté dans le cours de la "normalité" dans le déroulement des histoires) ; aujourd’hui et en sus de ces armes qui associent sanction légitimes et meurtre légal on ne compte plus les intrigues résolues par des intrusions informatiques pirates, l’exploitation d’images de vidéo surveillances, la compulsion de bases de données hyper complètes constituées sur des opérations de fichages... Mais le pire est bien sûr la torture. La grande originalité de la série 24 était le coté délicieusement implacable et dur de Jack Bauer, qui se fait une spécialité de braver les plus grands tabouts légaux et moraux pour la bonne cause. Et c’est jouissif, certes, mais depuis l’armée US elle-même a fait savoir que 24 avait influencé en mal les techniques d’interrogatoire sur le terrain (quand ils sont tenus par des non spécialistes) et qu’il faudrait dire que d’un point de vue technique, la torture est très peu efficace pour obtenir des informations (en plus de faire mal au sujet).
Malgré cette déclaration noté, j’ai noté que cette logique se répétait de plus en plusdans d’autres séries. Pourtant, et je le dis d’un point de vue de scénariste, on peut tout à fait inclure ces fonctionnements certes efficaces dans une histoire sans pour autant en évacuer les conséquences morales. Le dernier Dark Night en est un bon exemple car bien que le personnage de Batman soit brutal, illégal et intrusif (bref totalitaire), ces traits ne son pas dans la "normalité" du récit ; au contraire ils font le sujet. C’est tout la différence entre fiction nécéssaire et fiction pernicieuse....
- l’opération "image". La plus spectaculaire est probablement "A La Maison Blanche", mais 24 est aussi en plein dedans, ainsi que de façon plus légère que des séries comme Ally Mac Beal. La recette : vous prenez une catégorie professionnelle à priori impopulaire, à savoir des politiques, des agents de l’appareil sécuritaires ou des avocats, et lorsque vous les mettez en situation, vous les équipez tous d’un bagage éthique et moral. Dans "A La Maison Blanche" (une série délicieuse, au demeurant), tous les personnages (y compris les républicains qui sont plutot les "méchants" de l’histoire) respectent au fond la constitution, l’idéal démocratique, la loi et la morale basique, la vie des soldats qu’ils envoient. Comme tout est très crédible et documenté, celà passe comme une lettre à la poste et il m’a fallu pas mal d’épisode avant de tiquer. Car en fait, c’est réellement un postulat très anesthésiant. Après tout l’Histoire regorge de politiques qui ont tout fait pour éradiquer, détruire, violer ou modifier la constitution à leur faveur, y compris au pouvoir, y compris en démocratie. On sait que certains compos(ai)ent avec la démocratie plus par réalisme que conviction. En démocratie, sont également connus des crimes politiques et des manipulations d’états que la divulgation d’archives révèlen régulièrement.
Quant à voir des présidents consternés à chaque fois que meurt un soldat américain, je n’y crois guère. Cette scène est pourtant un cliché présent dans dans toute fiction où la situation se présente.
Ally Mac Beal et 24 nous dise de même que dans l’ensemble, les avocats sont sympas et le contre terrorisme est tenu par des gens avec des couilles grosses comme ça au service d’un président allié de ses électeurs contre quelques salos richissimes et puissant. Mais jamais leur allié, non non non...
Alors on pourrait dire qu’après tout il n’est pas anormal de voir des professions revalorisées par des fictions. C’est par exemple le pitch d’une série comme Six Feet Under. Je répondrais que certes, mais il n’y a qu’une série sur des crocs morts là où les agents gouvernementaux, les avocats, les politiques sont récurrents. Hors ces trois professions sont liées : ce sont les mêmes. Les études de droits sont dominantes chez les politiques, et la CIA a été crée essentiellement par des avocats. Bref, positiver ces professions précises, c’est positiver l’organe executif du pouvoir. A l’inverse, on voit peu de chose sur,disons, des journalistes franc-tireurs et en marge du systeme, alors que ce sont probablement des protagonistes très "bankables" dans la société actuelle. On nous montrera plutot les coulisses d’une rédaction d’un 20h plutot que les aventures de l’équivalent actuel de Tintin.
Plus ça va et moins je pense pas que c’est un hasard. Au mieux, la cause est le sex appeal du pouvoir (et donc des professions qui y sont liées) sur le spectateur. Mais il faut aussi se rappeller que depuis quelques années, beaucoup de l’argent d’Hollywood vient de la sphère financière. Si l’on adhère à une vision des US plus ologarchique de démocratique, la messe est dite, non ?