• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

GRL

GRL

Citoyen en observation passionnée du comportement des masses sociales au travers de comportements individuels et de l’acte politique. Comment la masse s’approprie-t-elle une idée ? Peut on parler de physiologie de la societé lorsque la raison et le sens sont couverts par une poussée idéologique quasi "hormonale" qui occulte parfois le bon sens et bâtit ses murs et ses limites sur la désignation d’un " ennemi " ?

Activités : Musique / Afrique / Ecriture
 

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 332 9
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • GRL GRL 4 février 2008 15:44

    Pallas , m’est avis que de tout temps , si on avait donné le choix à un enfant , d’y aller ou pas , personne n’aurait jamais été étudier , moi le premier. Oui , les cartables sont pleins , et de l’autre coté de la mer et sous le desert encore , on fait 10 km aller et 10 retour , le ventre vide et sous des temperatures horribles, pour aller à l’école . Les enfants de mon pote , ici , ils ont des petits cartables à roulette tres mignons et pas chers du tout . Ils sont bien pleins mais l’ecole est à 800 m et tout le monde a le sourire ...

    Mais sans rire , qu’est ce qu’on est devenus fragiles bordel ... peureux , fragiles et paranos... pffff .... c’et bon , va , nos gosses sont plus près des rois que des esclaves , m’est avis .

     



  • GRL GRL 4 février 2008 14:31

    Salut à tous , nous revoici débattre à ce sujet , et c’est pas plus mal , parce que très approprié , c’est le moment .

     

    Deux points que j’aimerais relever .

     

    Le premier , la gifle : Qu’est ce qu’une gifle ? La différence entre une gifle et un coup de poing par exemple , est que , si le second est destiné à atteindre l’integrité physique de la personne , à lui faire du mal , la gifle au contraire , a surtout pour but de cingler l’égo , elle est portée au visage en réponse à ce qui est ... sorti de la bouche , de ce même visage , ... et qui n’aurait pas du sortir . Elle est la réponse aux mots dont on se doit parfois d’arreter le flot. Elle est parfois le dernier rempart entre les mots et les coups, une limite encore sans danger pour l’integrité physique, .... ben rien à voir avec le ceinturon , donc , pas de panique.

    La gifle comporte aussi une dimension humiliante , l’enfant qui pleure parce qu’il a pris une gifle , pleure parce qu’il est vexé et non parce qu’il a mal ( dans la mesure ou king kong n’a toujours pas rejoint l’education nationale ) . Cette gifle , dont Bayrou avait donné le mode d’emploi en live est souvent le moyen de stopper net , quelque chose de verbal ( plus rarement un acte ) qui est allé trop loin et qui , par nécessité , et j’insiste sur cette nécessité , ... doit s’arreter dans l’instant . Point , la gifle c’est tres pratique , celà n’empeche pas de donner des explications à un enfant lorsqu’il a retrouvé le calme , car sont souvent inutiles les tentatives de raisonnement pendant un débordement de violence , mais celà permet surtout de pouvoir continuer un cours par exemple , tout en signifiant deux choses . La première, que l’éleve est allé beaucoup trop loin , la seconde , celà signifie au reste de la classe qu’il ne vaut mieux pas y revenir ou commencer à prendre parti . Autorité nécessaire , ne pas sacrifier le cours d’une classe entiere pour les débordements d’un seul gamin , si les autorités s’en foutent , les parents aussi , les enseignants , eux le savent bien.

     

     

    Deuxieme point , les parents :

    Je discutais ce WE avec un pote parent d’éleve. Sur le cahier de correspondance du petit , le prof demande à son fils de faire une punition en expliquant le motif . Rien de grave . Le papa le voit çà , appelle son gamin , et lui demande , " pourquoi la maitresse a marqué çà , tu étais vraiment en train de ... ( le contenu importe peu )  ? L’enfant : Non , c’est pas vrai , c’est ... ( pareil , pas important ). Le pere apres avoir fait jurer l’enfant qu’il disait la vérité, " Bon , ben demain , on va aller voir la maitresse ".... sous entendu , demander ... des comptes .

    Ce qui a changé :

    Lorsque j’étais gamin , si mon pere apprenait que j’avais déconné, çà doublait la mise sans chercher à discuter même si la situation était discutable ... ce qui avait comme effet , de faire en sorte que ne pas passer par la colere de mon pere était devenu un souci quotidien ( je n’ai pas pris de coups , je précise ) , et compensaient un peu ma grosse envie de faire conneries sur conneries , surtout au college. Les parents comme les miens ne cherchaient pas à légiferer la relation enseignat / elève , ils remettaient leur confiance dans l’institution et je les en remercie. Aujourd’hui , les enseignants semblent etre devenus des personnes sous contrat avec leur institution , mais aussi avec les parents d’élève avec tous les problèmes que l’on évoque.La suite logique de tout ceci serait alors de les placer eux même sous contrat . A savoir , si le môme déborde et qu’il n’y a plus de moyen légal ET efficace de le corriger , le contrat serait alors rompu et les parents devraient alors .... le placer ailleurs, là où on voudrait bien de lui , ou payer pour l’enseignement privé qui est déjà une forme contractuelle d’éducation. Magnifique non ? .... ben non evidemment.

    Et pourtant , celà est bien la preuve que les parents instrumentalisent leurs gosses pour se faire justice eux même, le panel de frustrations étant bien plus grand chez un adulte que chez l’enfant n’ayant pas encore de recul dans la vie pour etre lui même frustré ... de ne pas avoir réussi l’école par exemple.

    L’enseignement deviendrait t il un contrat entre parent d’éleves et professeurs , une prestation payante soumise à conditions et individualisée que le premier élement en souffrance serait , comme le disait P.Villach , le contrat sçocial , et donc ici , l’enfant. Quelle socialisation peut il y avoir pour un enfant si un individu ne peut mettre sa progéniture dans une instituion en se disant que l’enseignant sait ce qu’il fait , en donnant sa confiance en un organe vital de sa propre societé ? L’individualisme a reclu les parents dans une responsabilité totale du devenir de leur enfant. Ils ne peuvent en faire l’éducation eux même, c’est un métier. Ils sont donc ... coincés dans une extremité du schéma individualiste. Ils n’ont donc , plus que la justice pour évacuer cette frustration. En attendant , je l’ai bien vu encore dans ma petite histoire du WE , le môme a juste à parler pour déclencher toute la cascade de réactions , dans une illusion parentale de protection , et pour un résultat que l’on connait , sinon , que l’on imagine , une individualisation de l’enfant , et donc , la culture de sa fragilité sociale.

     

    Bonus : Comme je disais de fait à Mr Villach à l’occasion de son premier article , nous le voyons bien , si l’individualisation tue l’institution , le phénomène est encore plus acceleré par le fait qu’il y ait des représentations individuelles tres differentes de la justice . Dans certains milieux où l’on refuse l’état France et ses valeurs , où les cultures ne se sont pas encore brassées , où la pauvreté regne souvent en maitresse cruelle , on possede d’autres valeurs éducatives , plus proches de la demerde et de la survie, et la justice individuelle est alors articulée autour de celles ci . Celà ne simplifie pas la donne , bien au contraire.

    Avec l’individualisme , on peut passer une vie sans rencontrer les autres représentants de son propre corps social . Et vient alors en problème , l’individualisation du sentiment de justice. L’enseignement , mais toutes les autres institutions connaissent ou devraient connaitre le probleme tot ou tard. Tout est donc une question de confiance qui n’est plus donnée dans le corps social. Si elle est diluée ou perdue , doit on l’abandonner ? Mon avis est non et il est ferme. il nous faut retrouver confiance en l’organisation collective des besoins individuels , dans les institutions. Et ceci est un autre débat n’est ce pas ? .....

     

    GRL

     



  • GRL GRL 30 janvier 2008 15:03

    Pour Hiroshima , la nouvelle génération me semble pas connectée à son horreur, non , je t’assure. Tu vois la transition au moment où sortent ... les films. C’est le moment du décrochage. On transcende l’horreur, apres , il n’en reste qu’une image poetisée qui va rejoindre le mythe. Le cinéma a d’ailleurs grandement acceleré la " digestion " , m’est avis. L’ Amérique en ce sensa tres bien compris le rôle de la digestion artistique, comme intestin populaire des horreurs et des plaies. Ils s’en sont d’ailleurs servi pour accelerer le processus , et celà , un graphe le montrerait aussi bien je crois . Avec même un point d’aberration , lors de la sortie du film sur le 11/09 ou sur la guerre d’Irak alors qu’elle n’est pas encore finie ...



  • GRL GRL 30 janvier 2008 13:52

    Salut Bernard .

    Je ne me suis pas cogné le rapport , mais enfin , si je puis dire , je pense bien connaitre les militaires ... gradés , et retraités . Bon , il y a deux choses qui peuvent leur etre attribuées à juste titre m’est avis . La première , c’est qu’ils sont vieux et n’ont existé que par leur carrière de militaire . Ils on été ou bien sont , en tant que généraux étoilés , au niveau des états major , dans ces cercles si fermés de la décision stratégique , où se croisent les incompétents ministres de la défense et les gens comme eux qui n’ont de cesse de faire valoir une experience en la matière. Au travers d’une étude comme celle là , je pense qu’ils expriment aussi la continuité de leurs heures de gloire . J’imagine qu’ils exultent froidement , comme eux seuls savent le faire . Ce point là pour dire que la teinte , même au travers de vos dires , de cette étude , est bien le gris bleu du vieux général.

     

    Mais ils savent , et prennent en compte , les choses que les peuples ne prennent jamais en compte , et notament , l’aspect cyclique et extraordinairement dynamique de la composition des blocs d’alliance , du tracé des frontières , de la construction et l’echec de ces alliances internationales , et de la continuité des conflits, de la guerre à la paix, puis de la paix à la guerre. Et aussi vieille que puisse etre l’histoire , aussi vaste que puisse etre ce monde, l’eternel retour au bellicisme leur a toujours donné raison. Est ce encore la peine de dire que notre propre vue pourrait etre " faussée " parce que la plupart d’entre nous sommes nés ...en paix et ne connaissent ...pas , l’état de guerre ?

     

    Le nucléaire toutefois , a redéfini , completement redéfini la guerre . Il l’a redéfini dans l’horreur pour un temps , mais peut etre , aujourd’hui , les générations actives sont peut etre suffisement loin d’Hiroshima ou de Nagasaki pour ne plus faire de tels paralleles. L’etre humain semble ainsi fait. Trois génération apres un grand conflit , nait une génération nouvellement prête à se battre. La cinétique des conflits est une donnée que les militaires connaissent , que tout le monde de la géopolitique connait et prend en compte , l’inscription de la répétition des faits dans le temps, le moment d’attaquer à nouveau, le temps de voir grandir de nouveaux acteurs potentiels , vierges de stigmates, pour repartir brûler la terre.

     

    Peute etre est ce celà qu’il faut voir au travers de la sortie d’une telle étude. La frappe nucléaire préventive est mûre dans les esprits. C’est peut etre celà . L’horreur est désormais assez loin pour que l’on puisse opérer sans avoir son ombre dans le dos. C’est un sentiment que je ressens lorsque je vous lis , mais pas que , c’est un sentiment qui survient lorsque Bush et Sarkozy s’expriment , lorsque la voix des mollahs au travers du président Amadhinjad menace de rayer Israël de la carte, c’est celà qui me vient à l’esprit. Le bellicisme se relance lorsque la cinétique psychique, psychogénéalogique même, de la précédente horreur guerriere, a presque disparu.

    Qui aurait il sur le papier , à votre avis , si l’on représentait celà sur un graphe , si l’on y superposait la santé économique , la montée idéologique ou la perte des valeurs liantes d’une societé , la maniere dont les crises interieures précedent les crises exterieures , et tant d’autres indicateurs cycliques. ?

     

     



  • GRL GRL 30 janvier 2008 09:44

    Bonjour Paul , excusez moi d’avoir donné suite hier au soir , mais pour vous répondre , je dirais que bien sur , je suis d’accord. Mais l’idée que je me fais des différentes parties devant honorer ce contrat social , est , qu’elles ne le reconnaissent plus. Vous avez raison d’en parler en ces termes , de le désigner comme tel , ce contrat social , mais que fait on lorsque l’une des " parties " ne se sent plus sous contrat ? Que dire des parents d’élèves qui s’en prennent aux enseignants ( majeure partie des agressions semble t il ), sinon qu’ils ne sont plus en confiance avec l’éducation nationale, et que sous tendue l’idée qu’il n’envoient pas l’enfant à l’école dans le respect de l’institution ? Que dire de la justice et du nombre de plaintes déposées des deux cotés ? L’actualité relaie en ce moment même votre article et j’entendais hier ceci : " Les eleves ne voient plus leurs profs comme des enseignants ayant autorité mais comme de simples prestataires de service " ... entre nous elle est bien bonne, l’histoire du môme qui y voit des prestataires de services , c’est une construction mentale qu’un enfant ne peut avoir ... par contre un parent , un tuteur , oui ...

     

    Alors , le contrat social n’a t il pas ici filé , à la vue de ce phénomène ? L’éducation nationale ne peut honnetement pas fonctionner dans une telle ambiance . Les dérives , raccourcis que vous dénoncer , sont à mon sens la réponse à un renoncement de l’autre " partie contractée " , et ce renoncement là reste la clé du changement à mes yeux . Apres , qu’il y ait sanctions données pour fautes , bon , bien oui , une institution se doit comme vous le dites , de respecter ses propres regles . Mais de vous à moi , si nous sommes d’accord que certains constats sont en ce sens désolants, ils ne restent pas moins à mon sens des signes de fatigue et d’inadaptation à une perte évidente de confiance en un système d’une part, entraînant bien naturellement la perte de confiance en une profession de foi. Comment ne pas le voir et en faire sa première préoccupation ?

    Bon , vous allez peut etre me dire qu’on ne parle toujours pas de la même chose, mais enfin , le lien entre ce que je dis et ce que vous dites est tellement fort à mes yeux , que je ne peux m’empcher de penser que c’est sur celui ci que l’on doit travailler en priorité . C’est là le sens de mon argumentaire

    Merci à vous . GRL

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Environnement Economie Société Ecologie

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/