@olivier cabanel Enchanté moi aussi, même si je ne peux pas parler de rencontre, puisque je vous suis ça et là depuis quelques années déjà, au gré de vos articles et de mes humeurs, tantôt pessimistes, tantôt hédonistes, et toujours curieuses d’en savoir un peu plus sur ce qu’il ne faut pas dire.
Si l’occasion ne m’était plus donnée de le dire, et même si l’endroit ne s’y prête pas, je me permets de vous encourager à continuer votre travail d’investigation sur les sujets divers (et souvent glissants) que vous traitez : c’est pour moi et donc pour beaucoup (car je suis les autres) un vrai pèlerinage que de partir en quête de vos dossiers souvent richement documentés.
Bravo et merci.
(Et désolé pour le hors sujet, finalement pas complètement hors de propos)
@lsga Intéressant effectivement. Ce sacré Cabanel a décidément les yeux partout ! Une sorte de Charles Hoy Fort moderne finalement...
En tout cas un bon sujet d’article à venir pour l’homme qui voulait arrondir les esprits (trop carrés...).
Si Olivier Cabanel n’à rien dit de tel, vous l’avez fait à sa place, et je vous en remercie. Je reprends donc votre phrase pour en discuter : « N’allez pas pour autant dire qu’on a la preuve incontestable qu’une civilisation extra-terrestre a créé la vie sur terre. »
Si cet article est vrai, nous pouvons prétendre avoir une assertion juste et l’ébauche d’une proposition scientifique nouvelle, à quelques modifications près :
Il faudrait donc dire (ou plutôt, faire dire à Cabanel) : « Dites nous donc qu’on a la preuve contestable (puisqu’en matère de sciences on se doit de laisser la Vérité vacante) qu’une intelligence extra-terrestre aurait la volonté de créer DE la vie sur terre. »
Quand aux 4 milliards d’années dont vous parlez, et sans flirter avec le Créationnisme ou toute autre mystification de la vie sur terre (loin de moi cette idée), il va s’en dire qu’on ne peut bien entendu pas mettre sur le même rang les deux « vérités scientifiques » évoquées. Ainsi, oser s’approprier de telles données sans employer le conditionnel relève plus de la foi que de la science selon moi (rassurez vous, vous n’êtes pas le seul à donner votre entière dévotion à des connaissances « a priori »).
A contrario du phénomène des « boules à filaments », nous sommes ici dans le domaine de la théorisation, tandis que l’affaire des boules éjaculatrices tiendrait de l’observation pure et simple, c’est à dire de la science empirique.
je vous entends d’ici bondir : « comment !? Vous remettez en cause la datation et l’histoire de la vie ? Vous êtes le diable ! ».
C’est pourtant vrai : je remets en cause. Mais pour être tout à fait juste (et m’éviter une fatwa), c’est la science elle même qui se remet en cause, et ce, pour son propre salut.
D’ailleurs, cette « théorie du vivant la plus valide du moment » fait appel à des concepts que l’on appelle « modèles ». Grosso modo, nous observons, nous déduisons les éléments de causalité, et nous construisons une histoire qui rendrait ces élements cohérents (ou presque, voir les « sauts évolutifs » du darwinisme par exemple). Tout ça est un peu réducteur, je vous le concède, mais j’essaie par là même d’éveiller en vous un semblant de doute sceptique sur des aspects de la science qui semblent à vos yeux pouvoir se passer de ce genre de gymnastiquel intellectuelle pourtant fort active en ce qui concerne d’autres pans de la connaissance.
Pour vous convaincre de l’incessante fluctuation de la vérité scientifique, regardez donc simplement (mais j’imagine que vous l’avez déjà fait) du côté de l’histoire de l’astronomie, ou très récemment, du côté de l’anthropologie et de la reconsidération sidérante de Néanderthal vis à vis de son cousin/ancêtre/ennemi (comment savoir ?!) homo sapiens...Vous comprendrez que rien ne peut être décrété comme irréfutable, et surtout : tout est vrai tant que personne ne démontre le faux.
La science avance au rythme du progrès technique, mais aussi et surtout au rythme de l’intuition des génies de notre monde, qui par une sensation, savent un jour, et passent les autres jours à démontrer qu’ils ont bien senti (voir l’histoire du nobelisé Francis Crick, cité dans l’article en question ici, qui a découvert la structure de l’ADN en trippant sous LSD
La science...cette belle histoire qui se construit ; Et nous, grands enfants, qui écoutons le conte jusqu’à ce que la morale de l’histoire nous bouleverse...
@olivier cabanel Oui, la démarche est légitime car elle pose simplement (et de façon très ludique) des questions essentielles.
Revenez donc sur terre les amis, sans la nécessaire et belliqueuse dialectique de celui qui veut absolument avoir raison sur l’irraisonné/irraisonnable. Dans ce domaine de l’Egyptologie, comme dans d’autres (théologie ?), celui qui affirme est fatalement celui qui se trompe. Qui donc ici-bas, parmi les plus virulents commentateurs, peut nier le caractère foncièrement mystérieux de ces histoires de Pyramides ? Et puis, si le sujet déchaine à ce point les passions, n’est-ce pas parce qu’il demeure et demeurera opaque et hermétique, au sens littéral du terme (c’est à dire réservé aux initiés, et intouchable pour les autres) ?
Remettons en cause, argumentons. Nions, invalidons et admettons parfois notre errance, voir notre ignorance. Tout ça est très sain, et j’imagine que ce bon Cabanel ne s’y trompe pas lorsqu’il décide de publier un article sur l’affaire : remuer les certitudes et titiller les convictions, voilà bien une démarche que Bergier et Pauwels n’auraient pas reniée.
Chacun voit midi à sa porte. Le rationaliste préfèrera réduire la pyramide à une facilité architecturale, quand d’autre y retrouve la symbolique millénaire et toujours moderne d’une forme archétypale et d’une représentation divine (ou métaphysique, pour ne pas froisser les athées). De la numérologie à la trinité, en passant par les constructions mentales (voir « l’éthique » de Spinoza, par exemple) et les mathématiques...Il y a de quoi vouloir comprendre, en tout cas de mon point de vue.
Pourtant nous pouvons ne pas considérer la forme pour mieux discréditer le fond, oh oui, nous le pouvons...Mais que reste-t-il de l’enchantement du monde, de la magie et du mystère ?
Cette conscience là est vite à sec, et il n’est pas utile de refaire l’histoire pour montrer que de tout temps, l’homme savant à dû finir par admettre que son observation, son expérimentation et son raisonnement induit ne suffisaient pas à rendre sa vérité scientifique absolument irréfutable. Même les plus géniaux ont eu du mal à admettre l’impossible (Einstein est la physique quantique de Bohr, par exemple). L’admission est souvent douloureuse, mais elle est la condition nécessaire au progrès. Le moteur de celui qui cherche, c’est la curiosité. le moteur de celui qui trouve devrait être l’humilité.
Objectivement, nous pouvons douter largement des diverses « découvertes » qui sont mises en avant chaque année, et qui tentent (souvent vainement) d’invalider ou de mettre en équilibre les positions scientifico/dogmatiques des Egyptologues « officiels ». Mais la plus grande incohérence, celle que personne ne peut défendre, vient bien des théories « validées » et admises comme vraies par un corpus de spécialistes qui ne semblent pourtant pas d’accord entre eux, et qui font pourtant école, bien assis sur leur fragile piédestal .
Alors faites donc la paix, et avant de dire « c’est faux », dites « merci ». Je ne vois rien ici qui mérite que l’on s’acharne, d’autre que la grande soif de connaitre, et de toucher un jour du doigt une vérité qui pour l’instant nous échappe.
@lsga pfiouuu !!...Voilà encore un fil fatiguant de virulence (je devrais dire : violence) et d’ostracisme brutal. Ces égyptiens auront définitivement réussi leur coup, dans le mystère opaque de leur grand oeuvre.
Isga, vous avez raison : en ces domaines glissants, le doute sceptique s’impose comme une posture intellectuelle pertinente et nécessaire. Mais attention à ne pas tomber dans une autre forme de dogmatisme : à trop condamner l’occultisme (par principe ou par rancoeur ?), on en deviendrait vite le chantre d’un obscurantisme au moins aussi tordu et dangereux.
Ainsi, il me semble que votre acharnement à discréditer Pauwels tourne ici à l’obsession, et manque largement d’équilibre et d’inspiration. Je ne vous apprends pas que « le matin des magiciens », ouvrage important s’il en est pour de nombreux admirateurs (dont je suis) pas si naïfs et manipulables que vous ne semblez le croire, fut écrit à quatre mains. Au delà du personnage Pauwels, certes louche concernant l’idéologie (encore que...), il fut écrit et pensé surtout et avant tout par Jacques Bergier. Votre procès pour nazillonite aïgue ne peut bien entendu pas s’appliquer à cet auteur : J. Bergier est d’ascendance juive. Il fut l’un des plus grands résistants de la seconde guerre mondiale, reconnu par De Gaulles et ses pairs, torturé par la gestapo, architecte du renseignement et de l’intelligence anti-nazi... On imagine particulièrement mal le bonhomme s’adonner à l’apologie du nazisme, d’autant plus lorsque l’on connait sa vie, mais surtout son génie et son oeuvre globale (car on peut parler d’un génie en ce qui le concerne, sans hyperbole).
Le matin des magiciens constitue justement une introduction puissante au doute sceptique et à la prise de distance avec le corpus de connaissances qui nous est donné à mâcher comme ex voto d’une vérité absolue et inaltérable. Cette postue, en philosophie, on l’appelle le scientisme. ici, on dira volontiers : « La science, la science, la science, et encore la science. »
Simplement : « Je m’étonne qu’un esprit comme le votre range cet ouvrage dans le placard des oeuvres propagandistes, obscurantistes ou que sais-je...J’imagine pourtant que vous l’avez au moins lu. Quant aux théories qui sont esquissées dans le livre, il est de votre bon droit d’en douter et de remettre en cause les démonstrations (souvent limpides) qui les présentent, mais il est également de votre devoir de démontrer la supercherie, sans quoi vous pourriez bien être vous aussi taxé de fasciste manipulé, manipulateur et intellectuellement nocif. On a vite fait de ranger l’occultisme Nazi dans la catégorie des fantasmes pour complotistes naifs et malhonnêtes, mais pourtant ces théories ont la vie plus dure, et un l’emploi du mot »délirant« à tout va ne saurait les disqualifier toutes de façon évidente. Ce n’est pas parce que le 3ème Reich assumait (de façon très secrète cependant) sa culture mystique et son organisation interne occulte qu’il faut voir le mysticisme et l’occultisme comme l’expression inhérente d’un néo-nazisme insidieux. Ce sophisme là rappelle justement les plus grandes manipulations obsurantistes de l’histoire et invite plus à la malhonnêteté qu’à la construction positive du débat d’idées. Et dans cette triste perspective, que ferions-nous de l’Alchimie, et autres pérégrinations cognitives ?
De mon point de vue finalement relativement neutre dans ce débat, j’observe que votre position intellectuelle relève du même mécanisme que ce que vous dénoncez : amalgame, raccourcis et confusion du raisonnement.
Pour finir je dirais que le matin des magiciens s’adresse à celui qui voudrait considérer qu’au delà du rationalisme et de l’empirisme le plus intégriste existe la possibilité d’une île, une autre forme de connaissance, accessible seulement à celui qui saurait ouvrir son »troisième oeil« (ce que Bergier appelle »le réalisme fantastique« je crois). Alors il est bien évident que celui qui ose écrire »« La science, la science, la science, et encore la science » pour se signer n’est surement pas le public le plus apte à recevoir avec curiosité ce type d’enseignement (n’y voyez aucun jugement, juste une différence majeure de position intellectuelle).
Cet aveuglement sporadique de nos médias pourtant si zelés lorsqu’il s’agit de remuer la m.... est un mystère pour moi, plus encore que leur ignorance (ça, j’en ai malheureusement bien compris la cause...). Ainsi, je vous remercie, Mr Cabanel, d’aiguiller la réflexion là il faudrait qu’elle travaille ; On nous répète en boucle depuis deux jours que ces émanations ne représentent « aucun danger pour la santé », et il semble que cela suffise à faire oublier les 10 000 appels reçus par les pompiers dans la nuit de lundi à mardi, dont beaucoup faisaient état de troubles physiques bien réels, et ne pouvant être considérés comme des somatisations, puisque l’évènement n’était pas encore (re)connu.
Je veux bien lutter contre la tentation obsurantiste de voir du complot partout, mais il semblerait que le lobbying à l’information existe bel et bien, dans ce cas évident comme dans tant d’autres.
Amis Journalistes de profession, faites donc votre travail pour informer le monde, ou je vais finir par croire que c’est définitivement ici que ça se passe.