@Adèle Coupechoux Je ne crois pas que les acteurs de la culture râlent juste dans leur coin. Bien au contraire ! Ils ont des revendications pour tout les citoyens, alors quel intéret cela aurait ? Il clament justement leur envie de faire de la convergence avec tout les secteurs, les précaires, le médical, les syndicats, tout les salariés, les chomeurs, finalement, seuls les patrons ne sont pas concernés par ces réformes (chomage, retraite, etc.). Mais on ne les entends pas car on n’entend que des médias pilotés par des patrons, des milliardaires. Ils ne sont pas relayés, comme beaucoup de militants qui voudraient changer les choses. tout les médias s’accordent pour dire que tout va bien, que les français sont contents, que les avions ne polluent pas, qu’on peut continuer comme avant si on reste sagement chez soit ou tranquille derrière le masque. Je ne parle pas de théorie du complot hein, n’allez pas croire qu’il y aurait un complot des plus riches pour faire en sorte que les pauvres restent pauvres et les riches restent riches, non, surement pas.
@I.A. Je ne suis pas convaincu qu’on puisse opposer ou dissocier culture et liberté. A mon sens, il n’y a pas de liberté sans culture. Ne laisser subsister qu’une culture élitiste revient à priver les masses de toute liberté. Aujourd’hui les plus contraints par le système arrivent à se contenter il est vrai, d’une pseudo culture pop, faite par des multinationales du show business à base de stars coréennes qui dansent dans des mondes virtuels. Il n’y a qu’à regarder le dernier clip de Lil nas X pour s’en convaincre. Celà fera forcément des milliards de vues par un public cloitré devant son écran et déjà privé de liberté intellectuelle, voire physique ! Les artistes qui vous font sortir, réfléchir, aller plus loin, ceux qui vous libèrent, eux sont privés d’expression.
C’est vrai qu’il faut que ces artistes, technicien-e-s, écrivain-e-s, se mobilisent mais ils ont besoin du soutien de tous, car notre liberté c’est la leur. Il est clair que leur défense de l’assurance chomage est notre problème à tous, car tous, nous pouvons un jour être privé d’emploi, de rémunération. Et chomeur est un statut qui ne dispose pas d’un syndicat.
Et c’est vrai aussi, que quand on ne se bat plus que pour survivre, la culture, ou même la liberté n’est même plus un sujet. Alors, l’étape suivante est de se dire, seule compte la fin du mois, et si demain, une poignée d’irresponsables nous jettent vers la fin du monde, ça reste secondaire, comme un cadeau pour les générations futures.
L’internet n’est peut-être pas le plus gros problème de la mondialisation. Relocalisons d’abord notre production agricole, notre industrie. Lorsque nous aurons accepté de payer plus en main d’oeuvre, nous payerons moins en système de solarité, en chomage, et même en santé. Ne dit-on pas « le travail c’est la santé » ?
Certes la mondialisation favorise la circulation du virus à grande échelle, mais l’origine, que l’on semble attribuer au passage du virus de l’animal vers l’homme (https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/voici-comment-les-coronavirus-a-envahi-espece-humaine-55035). Or c’est bien des dégats sociaux provoqués par le néolibéralisme qu’il s’agit. Il n’y a pas de tradition en Chine selon laquelle des gens consomment des chauves souris ou des pandolins. C’est la misère qui provoque ce phénomène.