Qu’est ce qui empêche les libraires et les maisons d’éditions de s’y mettre ?
Pourquoi ne numérisent ils pas eux mêmes leurs livres (tout en payant les droits d’auteurs exactement de la même manière qu’avec les livres papiers) et ne les distribuent ils pas eux mêmes ?
Au lieu d’attendre les décisions des gouvernements et des grosses sociétés d’éditions ?
J’aurai une librairie j’aurai embauché des opérateurs de saisie et fait mes déclarations à la sacem ou autre depuis longtemps. Je les aurais vendus sur des disquettes à l’époque (un roman en format texte fait au bas mot dans les 300 ko).
Au même prix qu’un livre papier je serais certainement rentré dans mes frais.
On râle, on boude les nouvelles technologies, et pendant ce temps là les réalistes s’y mettent et gagnent les marchés et les contrats.
Les éditeurs français, au lieu de tergiverser et de faire dans l’attentisme attendent et se font avoir en beauté par les gros qui ont su s’emparer du morceau.
S’ils avaient numérisé leurs livres il y a des années, nos éditeurs n’en seraient pas au pied du mur.
Alors de gré ou de force il va bien falloir qu’ils s’y mettent.
La numérisation est une chance de plus pour conserver et éditer les oeuvres humaines. Pas un combat contre le gros Google. Un chemin de plus pour la culture, il est prouvé que les jeunes sur Internet lisent plus qu’avant, ne serait ce que sur Wikipedia.
Comment les éditeurs français peuvent ils se permettre de passer à côté d’une telle ouverture, d’un tel marché alors qu’ils se plaignent de la baisse générale de la lecture ? Le baton pour se faire battre ?
Mais la mentalité française est ainsi faite. J’ai vu il y a pas mal d’années au salon du livre porte de Versailles une démonstration d’une machine à numériser les livres de la BN. A tous les autres stands la foule, et devant cette machine, deux quidams dont ma pomme.
Mais quel tabou fait donc si peur au français devant une machine à numériser les livres ?
Je me retrouve comme dans les début de l’informatique à la fin des années 1970 : une sorte de peur panique, de refus, de blocage à la Orwell devant une machine « qui pense à notre place » comme on disait à l’époque.
C’est toujours comme ça dans tous les domaines en France : l’Etat et les grosses sociétés immobiles comme des mamouths congelés, et ce sont les petits privées avec leurs initiatives personnelles qui prennent les choses en mains.
Non666, le Kfir n’est pas une copie de Mirage III mais du Mirage 5 dont les plans ont été volés.
Ils ont fait la même chose avec le F16 américain. Ils ont voulu y mettre leur aile double delta, (mais n’ayant pas vraiment la même expérience que chez Dassault et GE ça a donné un truc dangereux), en ont fait le Lavi jamais vraiment au point qui ne sert qu’en version biplace pour les élèves pilotes et quelques expérimentations, avec un domaine de vol très limité.
On leur a bien vendu 20 Mirage III et 12 Mirage 2000, alors où est le problème de leur vendre des Rafale ?