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  • iakin 27 décembre 2010 19:17

    BHL n’est pas sénile, non, il est dans la droite ligne de ce qu’il a toujours fait.



  • iakin 27 décembre 2010 19:05

    Bien, les politiciens mentent, les journalistes ne font pas leur boulot... mais mis à part les dénoncer, il n’y a donc rien à faire ?
    Pensez vous ou non qu’il faut des actions politiques pour enrayer cela ?

    Est-ce que le centre va se contenter de faire désormais comme le PS, pour montrer sa désolidatisation de la droite, c’est à dire dénoncer tout ça sans faire de proposition politique, ou bien quand il fait des propositions ne pas parler des moyens de financements (ce qui revient finalement au même).

    Vous parlez de "l’illusion qu’un simple renfort de régulation va sécuriser les marchés dans la mondialisation« , vous rajoutez »il faut aller plus loin, à la source des maux« ...
    Puis vous finissez par »ESPOIR ET VERITE pour 2011"... avouez le, on dirait un peu du Ségolène.

    Elle est drôle, aussi, la naïveté, volontaire ou non, de faire croire que l’on peut encore agir au niveau national quand on sait que 75% des propositions de loi qui arrivent à l’assemblée nationale sont des transcriptions de directives européennes, qui continuent à prôner la dérégularisation...

    Et bien soit, prenons vous au mot donc : je serais curieux de savoir qu’elle est la source des maux selon vous.

    Personnellement, et pour l’instant, le seul programme qui me semble cohérent est celui du front de gauche. Vous-même semblez le reconnaître, en faisant allusion à Jacques Généreux.
    Seulement, dans le programme du fdg il n’y a pas que des réformes fiscales, loin de là.
    - Lancer un processus européen de modification du traité de Lisbonne pour ne plus avoir à subir ses directives de libéralisation
    - Elire une assemblée constituante pour refonder le contrat social, donner plus de place au parlement et un nouvel élan démocratique à la politique
    - Concernant les journalistes, il serait même peut-être question de constitutionnaliser les médias comme 4eme pouvoir de la république, c’est à dire rendre le service publique audiovisuel indépendant des pouvoirs politiques, mais aussi des pouvoirs financiers en les finançant par une redevance proportionnelle aux revenus. Enfin, les démocratiser, faire élire les directeurs de programme par le peuple, et les cadres par les salariés.

    Au passage je note que dans les mensonges de l’année vous n’avez pas mentionner l’argument démographique pour défendre la réforme des retraites... il suffit pourtant de voir que le déficit des caisses ne s’est pas fait progressivement depuis les années 50 mais subitement ces dernières années, pour constater que c’est un mensonge.
    Ensuite vous dites que les banques sont injustement montrées comme profiteuses de la crise.
    Vous ajoutez que l’argent que leur a prêté l’Etat a été remboursé et lui a même rapporté un peu d’argent avec les intérêts, et c’est vrai ! Seulement ce que vous ne dîtes pas c’est que en dehors du renflouement des banques, toute les retombées de la crise économique, elles, ont été facturé à l’Etat et pas aux banques ! Ce qui fait que l’Etat a du s’endetter de telle manière que les banques, maintenant renflouées, augmentent les intérêts des prêts qu’elles font à l’Etat sous prétexte qu’elles le soupçonnent de ne pas pouvoir garantir ces emprunts... d’où la crise de la dette publique grecque, irlandaise, portugaise, espagnole, et qui se posera aussi chez nous à un moment ou à un autre.
    (voir sur internet la vidéo melenchon/attali à arreturimages, stupéfiante)

    Vous ne pouvez pas dire que l’Etat n’est pas en train de s’écrouler sous les dettes avec la crise et que les banques n’en profitent pas, non seulement elles refont d’importants bénéfices mais en plus elles n’ont eu à souffrir d’aucune contrepartie !
    Si vous vous intéressez vraiment à la question, lisez les travaux de Frederic Lordon par exemple qui est extrêmement clair sur le sujet.
    Pour quelqu’un qui prône la vérité, ça fait une sacrée erreur dans votre argumentaire, qui sinon est, par ailleurs, assez bien fait.



  • iakin 4 décembre 2010 23:02

    Vaste question que la raison de la création des subprimes !

    Si vous y jetez un oeil vous y verrez que la bulle immobilière américaine n’est pas due à un taux d’intérêt trop bas, mais à des prêts à intérêt variable titrisés dans des produits financiers complexes inventés par des experts financiers qui travaillent dans le privé.
    Des prêts à taux d’intérêt « trop bas », comme vous dîtes, n’a aucune raison d’attirer les spéculateurs et de créer des bulles financières puisque par définition, soyez logique, il n’y a pas beaucoup à y gagner pour un investisseur.

    Enfin, personnellement je ne vais pas être de mauvaise foi non plus... évidemment que les gouvernements y ont été pour quelque chose dans la prolifération des subprimes ! Des décisions politiques ont aidés à leur prolifération (et d’ailleurs le nôtre se bat à nouveau pour les importer en France), mais, et ceci est très important : il ne faut pas amalgamer la critique structurelle que les néolibéraux font de l’Etat avec la critique plus commune d’un gouvernement connivent avec les pouvoirs financiers (que ça soit un gouvernement de gauche ou de droite). Ce n’est pas du tout la même chose.
    C’est malheureux parce que cet amalgame créé des oppositions idéologiques entre des gens de même classe sociale, et profite complètement aux dominants qui ont tout intérêt à le répandre...



  • iakin 4 décembre 2010 19:23

    Vraiment y’en a qui n’ont peur de rien.... même jusqu’à dire que les états sont la cause de la crise parce qu’ils forcent les banques centrales à baisser leur taux d’intérêt...

    Informez-vous. La crise économique était justement dû aux subprimes qui ne vallaient plus rien après l’explosion de la bulle immobilière. Les banques, n’osant plus rien se prêter, ont augmenté leurs taux d’intérêt sur les crédits interbancaires, bloquant complètement la situation, et on a réussi à s’en sortir justement parce que les états, en leur prêtant de l’argent, ont permis de faire baisser ces taux d’intérêt.

    Ensuite viens la crise des dettes publiques, où les états, s’étant endettés pour prêter aux banques, celles-ci leur affichent désormais des taux d’intérêt de 10, 15 voir 20% sous prétexte qu’elles soupçonnent les états de ne pas pouvoir les rembourser. D’où les décisions de coupes drastiques dans les dépenses publiques.

    Avec tout ça, c’est pas étonnant que les libéraux ne viennent plus oser dénoncer l’interventionnisme des états !
    Et mister testarossa, qui sort de je-ne-sais-où, avec 10 ans de retard, baratine comme quoi le problème c’est les états qui poussent les taux d’intérêt à la baisse...
    Hallucinant.



  • iakin 4 décembre 2010 13:40

    A faire tourner, pour ceux qui se questionnent sur le programme du PS :

    A l’occasion d’un discours prononcé le 19 novembre à Francfort lors de l’European Banking Congress, Dominique Strauss-Kahn a fait étalage de sa vision politique de l’Europe. Ce qu’il se retient bien de faire dans les médias.

    Cf l’article des Echos : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/020944822778-strauss-kahn-regrette-le-manque-de-vision-commune-des-europeens.htm

    A l’heure des difficultés budgétaires européennes, DSK estime que « la solution la plus ambitieuse serait de créer une autorité budgétaire centralisée avec une indépendance politique comparable à celle de la Banque centrale européenne. Cette autorité établirait pour chaque pays sa politique budgétaire et allouerait des ressources à partir d’un budget central […] ». Cependant, « un tel bond en avant […] apparaît improbable à court terme ». D’où deux solutions plus réalistes : la première serait d’enlever au Conseil européen la responsabilité de veiller à la discipline budgétaire des pays membres. A la place, Bruxelles pourrait jouer ce rôle.

    Il appelle de même à un « marché unique de l’emploi », dénonçant le choix social de travailler moins comme étant en parti responsable du chômage européen.

    Autre anecdote révélatrice du programme socialiste :

    Mercredi 24 novembre, a été débattu à l’Assemblée Nationales une proposition de loi constitutionnelle garantissant la souveraineté des parlements nationaux concernant les décisions budgétaires, à l’initiative du Front de gauche.
    (rapport complet ici : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cloi/10-11/c1011018.asp)

    -> Rejet de la Commission

    Extraits des discours des élus du PS

    Jérôme Lambert :
    Le Conseil européen [en matière budgétaire] ne formulera que des conseils. Je ne vois pas en quoi notre budget national serait mis sous tutelle. Notre Parlement demeurera souverain. Le fait de recueillir des avis et des conseils me semble, d’une façon générale, utile et nécessaire. Libre à nous, ensuite, de les suivre ou non – éventuellement au risque de s’exposer à une procédure de sanction.

    Pascal Terrasse :
    Nous nous inscrivons tous, je pense, dans la logique de souveraineté budgétaire des États. Mais cela ne vaut que dans la mesure où l’État est dans une situation financière saine. Quand une famille est surendettée, un service se charge de l’accompagner et d’essayer de lui donner les clés de son désendettement : il est bon qu’il en aille de même pour un État.
    Que l’on fasse fonctionner la solidarité au sein de l’Union européenne me paraît être un minimum. Demain, il faudra aussi que le rôle du FMI soit renforcé. Son directeur général lui-même estime que l’on ne peut s’en tenir à des organisations régionales – Europe, Asie, Amérique – et qu’il faut penser une régulation à l’échelle mondiale. Dans un contexte de compétition entre les monnaies, il faudra inévitablement mettre en place des arbitres. Restreindre nos politiques monétaires et budgétaires à l’État-nation est un contresens historique.
    [...]Nous ne pouvons pas voter ce texte en l’état, mais voter contre serait une erreur. Nous allons donc nous abstenir, en attendant le débat en séance.

    Sandrine Mazetier :
    J’estime que cette proposition est une erreur stratégique et tactique. Nous ne prendrons pas part au vote.

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