Sarkozy et son gouvernement (ou celui de Fillon ?) depuis un an est en train de :
- détruire le code du travail et ramener la France où elle en était avant 1936
- détruire la protection sociale
- détruire les retraites
- finir de détruire le système éducatif public
- détruire la recherche
- nous ridiculiser dans le monde entier
- nous soumettre à la politique impériale des USA
et bien d’autres choses encore. Alors ce qu’en dit Carla Bruni, qui n’est quand même ni Mme de Maintenon, ni la Pompadour, je m’en fous complètement… Personnellement je n’ai jamais apprécié la mièvrerie des chansons de ladite, mais personne ne m’a jamais obligé à les écouter. Par contre la politique de son mari…
Votre papier appelle bien sûr quelques remarques. Vous donnez d’entrée le ton : "Il existe principalement trois types d’arguments pour critiquer le jugement qui a eu lieu. Pour la plupart ils sont irrecevables." Si la "plupart" des "trois" arguments sont décrétés dès l’abord "irrecevables", cela ne laisse guère de place à une discussion. Malgré cela…
Un premier point. Vous dites : "Seulement la justice ne doit pas se baser sur l’émotion, mais sur la raison". Et non, malheureusement ! la justice dit avant tout le droit. Et dans ce cas, très médiatisé, elle met en évidence un article de loi dont le bien fondé est tout à fait discutable, et dont l’existence même fait appel à des pratiques depuis longtemps révolues. Mais dans la jungle des lois et des décrets accumulés depuis des décennies ou même des siècles, il est difficile de repérer a priori les éléments à changer… C’est donc à l’épreuve de la réalité qu’on peut mesurer l’adéquation d’une loi. Et le cas échéant la changer ou la supprimer.
La justice doit être indépendante certes, mais elle n’est pas autonome. C’est le parlement qui vote les lois, la justice les applique. Ce qui ce passe actuellement ressemble il est vrai à une ébullition médiatique, mais peut contribuer à attirer l’attention du législateur sur une loi obsolète. Et sans qu’on ait à dire qu’on légifère sous le coup de l’émotion.
Je maintiens que la procédure d’annulation devrait être réservée à des cas très particuliers, et donc très limités. Pour le reste, dont ce cas, il existe la procédure du divorce. Je maintiens également que la procédure d’annulation est un héritage qui nous vient d’un passé où le divorce n’existait pas, pas plus que le mariage civil.
Que ce problème concerne un couple de musulmans ne devrait pas induire que la question débattue est propre à l’ Islam. Quel "Islam" d’ailleurs ? Il peut être révélateur du zèle du néophyte (s’il s’agit bien d’un converti) privilégiant la forme sur le fond. Mais il faut se souvenir qu’en France, ce thème de la virginité est resté longtemps lié au mariage "en blanc" et à la chasteté prénuptiale. Avec l’évolution des mentalités et des moeurs, de telles exigences nous semblent aujourd’hui dérisoires, abusives, voire ridicules.
Je n’avais pas lu votre message, merci pour ce clin d’oeil… Ces gens-là sont persuadés qu’ils détiennent le mètre étalon de la civilisation occidentale, et ils ne la connaissent pas le plus souvent…La Méditerranée est une source et ils veulent en faire un fossé… Ce "mec" démontre bien que le racisme est inversement proportionnel au niveau des [ses] connaissances… comme c’est toujours le cas. Quant à nous nous sommes toujours en situation de "veille prolongée" car nous ne pouvons laisser dire ni les uns, ni les autres… La liberté de penser n’est jamais acquise et elle a un prix…
Désolé, mais le "mariage", je préfèrerais dire l’union, tel que je l’imagine n’existe pas. Le PACS n’offre pas une jouissance comparable aux droits qu’offre le mariage. La naissance d’enfants ? pourquoi serait-ce réducteur ? l’enregistrement des naissances est depuis longtemps un acte d’état civil. Et je ne vois pas en quoi cela poserait problème pour la filiation ou la succession. Il s’agit en fait d’enlever tout caractère "sacré" à l’union. Que les conjoints fassent une fête pour célébrer leur union, c’est un autre problème. D’ailleurs pour les enfants, pas mal sont nés "hors mariage" et ne s’en portent pas plus mal ? Et certains ont même souvent assisté au mariage tardif de leurs parents… Je ne vois pas où est le problème…
Sur l’étendu des libertés du mariage actuel, je ne me souviens pas que le droit au mariage ait été accordé aux homosexuels… mais quelque chose m’aura sans doute échappé…
Concernant l’histoire, vous semblez avoir sauté quelques chapitres… La constitution de 92 et les lois qui en ont découlé n’a pas eu cours bien longtemps, et des régimes autoritaires (Napoléon) voire franchement réactionnaires (Charles X, Napoléon III ou Pétain) ont eu tôt fait de faire rentrer les choses dans le rail de l’Église… Vous croyez qu’on divorçait aussi facilement que ça en 1950 ? Ils n’ont pas pu toucher au mariage civil, ou du moins au fait qu’il est "nécessaire et suffisant" pour reprendre une expression mathématique…