bla bla bla ... je n’ai pas la patience de Madwil face à l’aveuglement et la mauvaise foi ... en attendant voila ce que pensent de la Syrie (cette belle démocratie peuplée de grands humanistes) les principaux intéressés (mais bien sûr et comme toujours les « grands reporters citoyens » sont mieux informés) :
Après l’attentat perpétré à Beyrouth le 13 juin, qui a coûté la vie à 10 personnes, dont un député antisyrien, L’Orient Le-Jour accuse Damas. Le quotidien francophone en appelle à la communauté internationale.
Dans quelle mesure le régime syrien, fort du soutien dont il continue de disposer auprès de cet autre régime régional [l’Iran] qu’il prétend combattre depuis toujours et auquel il ne cesse d’envoyer des missives énamourées en coulisses, a-t-il saisi les messages fermes que lui adresse la communauté internationale depuis deux ans [depuis octobre 2004 et l’adoption de la résolution 1559, exigeant le retrait des troupes syriennes du Liban] ? Le problème, sur le plan idéologique, est encore plus profond, peut-être même insoluble : la tyrannie est-elle capable de comprendre le langage des démocraties occidentales, surtout européennes ? la perception de la terminologie, la compréhension des concepts est-elle la même ? Staline était-il capable de comprendre les mécanismes de la justice, du droit et de la démocratie, à l’heure où seules la terreur, la force et la violence avaient chez lui force de loi, où elles étaient en réalité le seul langage qu’il comprenait ?
C’est en tenant compte d’abord de cette grille de lecture que les dirigeants européens, qui pourraient être tentés de reprendre le chemin de Damas, devraient pouvoir évaluer et juger « les bonnes vibrations » que le régime syrien serait en train de diffuser actuellement. Jacques Chirac n’a-t-il pas longtemps compté sur les bonnes intentions du régime syrien avant de désespérer définitivement, le 14 février 2005 [date de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri] ? Faut-il que chacun repasse par cette expérience amère avant de se résoudre à accepter que le contentieux qui existe entre le Liban et le régime syrien ne pourra être réglé que lorsque ce dernier reconnaîtra la souveraineté et le caractère définitif de l’Etat libanais ?
L’objectif du régime syrien est aujourd’hui de créer le vide institutionnel au Liban et d’empêcher l’élection présidentielle [prévue pour l’automne 2007], pour pouvoir créer une situation de chaos qu’il pourra retourner à son avantage. Il a déjà suffisamment reçu d’aide à l’intérieur du pays, à travers notamment le président de la Chambre, Nabih Berry, qui continue de bloquer le Parlement dans un comportement totalement inqualifiable, et alors que le pays traverse une situation des plus critiques. A travers aussi le Hezbollah - marionnettiste en chef -, son sabotage sournois du cabinet Siniora et cet interminable sit-in qui a assassiné le centre-ville.
Si la communauté internationale ne réagit pas au plus tôt pour arrêter les actions criminelles, la vie de chacun des députés de la majorité est menacée. Peut-on rester passif devant ce terrorisme d’Etat prémédité, organisé, systématique ? Peut-on laisser mourir des hommes et une démocratie, alors qu’ils n’ont, pour se défendre contre le terrorisme et la brutalité, que le verbe et les moyens démocratiques ? Peut-on assister la conscience tranquille à l’assassinat successif de personnalités sans réagir pour endiguer et contenir le terrorisme ? La réponse n’est et ne pourrait être qu’auprès de la communauté internationale et des pays qui considèrent que le Liban mérite, après tout, de vivre.
Il est grand temps que tout cela s’arrête, d’autant que, et ce n’est pas une coïncidence, les morts appartiennent tous au même camp politique. Le verbiage ne sert plus à rien, il est aussi morbide que la tragédie qu’il déplore et condamne. Le silence est devenu une preuve de complaisance. L’heure n’est pas à la diplomatie, aux formules implicites ou aux compromissions. Elle est, plus que jamais, à la rage.
Michel Hajji Georgiou,
L’Orient-Le Jour "
PS : l’abus d’Al-Manar (la voix du Hezbollah, très objectif ) et d’Al-Jazira (la voix des islamistes) est mauvais pour la santé ...
Le petit soldat Paradisal, conformément aux recommandations de son maître à penser le prédicateur en chef Tariq Ramadan, expert en double langage (la fumeuse takia islamiste), se donne beaucoup de mal à parler de « pseudo-islamique », « pseudo-musulmans », etc ... essayant par là, de nous faire croire qu’il y aurait 2 islam, le vrai qui serait une religion de « paix et d’amour » et un autre guerrier et intolérant ...
Voila ce qu’en pense Anne Marie Delcambre (Docteur d’Etat en droit, docteur en civilisation islamique. Auteure de Mahomet, La parole d’Allah, Gallimard, Paris 1987 ; L’Islam, La Découverte, Paris 1990, 2001 ; Mahomet, Desclée de Brouwer, Paris 1999, 2003 ; L’Islam des interdits, Desclée de Brouwer, Paris 2003.) :
"L’Islam n’a pas deux visages
Y aurait-il deux Islams ? L’un guerrier et l’autre tolérant et pacifique ? Anne-Marie Delcambre lève le voile sur ce qui apparaît bien être un attrape nigauds ...", lire la suite ...
« tu nous sors unobscur commentateur palestinien surement payé par la CIA comme Abbas et dahlan ? »
Saqr Abu Fakhr n’est un obscur commentateur que pour les ignares ... pour ta gouverne c’est le commentateur vedette du quotidien libanais Assafir (deuxième quotidien libanais après An-Nahar) et collaborateur de la fameuse « Association d’études palestiniennes » de Beyrouth (c’est dire s’il est un peu moins guignol que toi). Il n’est pas tendre avec les israéliens (notament avec Sharon qu’il épingle dans l’un de ses nombreux livres) mais très lucide avec le monde arabe ...
« ... les musulmans, la plus grande civilisation de tous les temps ... »
Si tu me permet cette petite digression, je voudrais rappeler à cet ignare tout droit déscendu de sa montagne, que la fameuse civilisation arabe dont ils nous rabat les oerilles, n’a durer que 2 tous petits siècles (IX et Xme siècles, pendant lesquels ils se sont essentiellement contentés de recopier les travaux des autres), etdéfinitivement éteinte il y a bien longtemps comme le souligne l’intellectuel palestinien Saqr Abou Fakhr (comme l’article est payant, je le colle en entier, désolé Madwill) :
"SAQR ABOU FAKHR • Non, l’Occident ne doit rien aux Arabes
L’Occident ne serait pas sorti des ténèbres du Moyen Age sans Averroès et Ibn Khaldun : l’intellectuel palestinien Saqr Abou Fakhr remet en question cette idée si répandue des deux côtés de la Méditerranée.
Sans la civilisation arabe, dit-on, l’Occident n’aurait jamais pu connaître l’éveil, le développement et le progrès qui ont mené à sa domination actuelle sur le monde entier. La majeure partie des écrivains nationalistes arabes et des romanciers musulmans continuent de perpétuer l’idée d’une ancienne civilisation arabe glorieuse et incontournable, alors que celle-ci s’est éteinte avec la chute de Bagdad, en 1258, à la suite de laquelle les Arabes cessèrent de créer et d’innover, excepté dans certains domaines limités et disparates. Le fait de continuellement reprendre cette affirmation d’un âge arabe des Lumières l’a incrustée dans l’esprit des Arabes, comme cela arrive pour certaines superstitions et certaines légendes. Le temps est donc venu d’en faire la critique.
Disons tout d’abord que les Arabes ont apporté une importante contribution à la civilisation humaine, comme l’ont fait les Chinois, les Indiens et les Perses. Mais les Arabes ont-ils joué un rôle déclencheur dans l’apparition de la civilisation occidentale contemporaine ? La civilisation arabe a pris fin il y a près de huit cents ans, et aujourd’hui ce sont les Arabes eux-mêmes qui risquent de disparaître. Et pourtant, ils continuent de se vanter en déclarant que, « sans les Arabes, l’Europe aurait certainement stagné dans l’obscurantisme du Moyen Age ». Il devient nécessaire de dissiper de telles chimères et de les remplacer par l’Histoire réelle. Il semble avéré que la civilisation occidentale ait été portée - du moins sur le plan technique - par trois innovations essentielles, toutes venues de l’extérieur mais qui se sont conjuguées et fécondées mutuellement, à l’intérieur d’un ensemble géographique unique, pour finir par créer une nouvelle dynamique qui a engendré une formidable civilisation, sans précédent dans la longue histoire de l’humanité et qui dure jusqu’à ce jour. Ces trois innovations sont : 1. L’imprimerie, qui a déclenché la révolution des connaissances et la diffusion des sciences. 2. La boussole, qui a grandement contribué aux nombreuses découvertes géographiques. 3. La poudre, qui a procuré à l’Occident la supériorité des armes et enclenché l’expansion coloniale en Amérique, en Inde et en Afrique. C’est de Chine que ces trois techniques fondamentales sont parvenues à l’Europe, alors incapable d’innovation parce qu’étant sous la prégnance religieuse de l’Eglise (catholique).
L’originalité des Européens a consisté à intégrer ces inventions à leur propre civilisation et à en tirer graduellement, par la méthode de l’essai et de l’erreur, de nouveaux principes favorisant la science, le progrès et, par voie de conséquence, la puissance et la domination. C’est donc à la pensée occidentale que revient, en premier lieu, le mérite d’avoir rendu possibles ces développements. Cette pensée n’a jamais refusé ni interdit ces innovations essentielles, elle ne les a pas considérées, à la manière dont le font aujourd’hui les vieux esprits du monde arabe, comme des objets « importés » dont il faudrait se méfier ou qu’on devrait boycotter.
Tout au contraire, la pensée occidentale a opéré une révolution radicale contre l’Eglise et les ecclésiastiques, et a mis à bas tout ce qui faisait obstacle à la renaissance des sciences et des arts. Les historiens arabes sont presque tous d’accord sur le fait que la civilisation occidentale moderne a énormément tiré profit d’Avicenne [980-1037] et surtout d’Averroès [1126-1198] et d’Ibn Khaldun [1332-1406], et que l’Europe n’aurait pas pu avancer sur la voie du progrès sans leurs écrits. En fait, il n’en a rien été. Sinon, on serait en droit de se demander pourquoi les principes énoncés par Averroès auraient été un facteur décisif de la Renaissance en Europe alors qu’ils n’ont eu, à la même époque, aucune influence sur la civilisation arabe. La réponse à cette question est très simple. En fait, Averroès, Ibn Khaldun et Avicenne se trouvaient en quelque sorte en dehors du courant dominant d’une culture arabe qui les a d’ailleurs refusés et rejetés. Une culture qui, déjà à l’époque, sombrait, tout comme aujourd’hui, sous le poids des fatwas des oulémas, des théologiens et récitants du Coran, du même acabit qu’Al Ghazali, Ibn Taymiya, Al Chafei et Al Achaari.
Pouvons-nous penser sérieusement que la civilisation occidentale ait emprunté quoi que ce soit à ces théologiens ? Certainement pas. De même, pour Ibn Khaldun, l’Occident n’a donné aucun crédit à ses élucubrations sur les esprits maléfiques, mais s’est seulement intéressé à ses opinions concernant la place et l’usage de la raison. L’Occident s’est servi de l’aristotélisme grec d’Averroès et s’est saisi de son idée - exposée dans son Commentaire d’Aristote - d’harmoniser philosophie et charia musulmane, c’est-à-dire raison et révélation. L’Occident en a déduit que c’est en s’appuyant sur la raison qu’on pouvait s’engager sur la voie de la renaissance et du progrès.
A la même époque, les théologiens arabes prononçaient déjà leur terrible anathème : « Adopter le rationalisme, c’est faire profession d’athéisme. » Averroès ayant écrit son Incohérence de l’incohérence, le conservateur Al Ghazali lui avait répliqué par L’Incohérence des philosophes. L’Europe diffère des Arabes en ce qu’elle a réussi, petit à petit, à exclure l’Eglise de toute mainmise sur les idées et à accorder la prééminence à la raison. Processus inverse en Islam, au cours duquel le salafisme (retour aux valeurs des ancêtres) l’a emporté, très tôt, sur les idées critiques : Al Ghazali fut officiellement préféré à Averroès. Ainsi le contrôle de la pensée arabe par les religieux a-t-il participé à la stagnation, puis à la régression de la pensée et de la vie dans cette société, depuis les seldjoukides (au XIe siècle) jusqu’à nos jours.
La contribution arabe à la civilisation occidentale moderne ne fut pas globale mais limitée à un certain nombre d’écrits rationalistes, qui constituèrent pour cet Occident le point de départ d’une redécouverte de l’ancien patrimoine philosophique et artistique grec. La civilisation arabe elle-même était, par certains aspects, le produit de ces nombreuses traductions à partir du grec, dans lesquelles excellaient les Syriaques (membres de l’une des Eglises chrétiennes d’Orient). Mais cette civilisation ne dura que deux siècles, plus précisément les IIIe et IVe siècles de l’Hégire (IXe et Xe siècles de notre ère), alors que la civilisation européenne a des racines qui remontent au Ve siècle avant notre ère.
Enfin ne soyons pas trop angélique, il y a de grandes chances que des armements que l’Iran « offre si généreusement » à la Syrie (alors que près de 60% de sa population vit sous le seuil de pauvreté), la Syrie ne voit passer qu’une trainée de kérosène :
"ARMEMENT • Les Mig russes vendus à la Syrie pourraient atterrir en Iran
Moscou a repris la livraison de cinq avions de combat russes Mig-31E à la Syrie ainsi que des Mig-29, pour une valeur totale de 1 milliard de dollars, en vertu d’un contrat conclu cette année, rapporte Kommersant. Très performants, les chasseurs Mig-31 soviétiques étaient destinés à la destruction de missiles américains au-dessus du pôle Nord.
Le journal moscovite souligne que l’achat de chasseurs russes par Damas pose la question de leur financement, dans la mesure où, à l’hiver 2005, Moscou a effacé 70 % de la dette extérieure de la Syrie, qui s’élevait à 13,4 milliards de dollars. Avec ce nouveau contrat, Damas doit désormais 3,6 milliards de dollars à la Russie. En 2005-2006, la Syrie a notamment acquis des systèmes de missiles auprès de Moscou.
Les experts occidentaux craignent qu’une partie de l’armement acheté par la Syrie soit en fait destinée à l’Iran. D’après la revue de référence en armement Jane’s Defence Weekly, sur les 36 systèmes de missiles russes Pantsir-C1E vendus l’an dernier à Damas, au moins une dizaine seront revendus à l’Iran avant 2008.
Kommersant rappelle l’étroitesse de la coopération militaire irano-syrienne, liés par un pacte de défense et un traité de coopération militaire qui « prévoit le financement par Téhéran de contrats conclus par la Syrie avec la Russie, l’Ukraine et la Chine en matière d’armement ». L’éventuelle acquisition de Mig-31E par Téhéran risque de déplaire fortement à Washington et surtout à Tel-Aviv.