Français, 54 ans, médecin spécialiste, diplômé de Sciences politiques, vit en Alsace, milite en faveur de la souveraineté nationale, de même que les deux autres signataires de la "Lettre ouverte aux parlementaires".
Le député dont vous parlez, c’est le sieur Bernard Poignant, un sectateur de la Charte des langues régionales. Avec leur bavardage culturalo-identitaire, des gens comme lui illustrent l’adage que l’enfer (ethno-linguistique) est pavé des meilleures intentions.
Que faire ? Je me suis convaincu, moi qui ai longtemps milité dans un parti souverainiste (le MPF) que je viens de quitter depuis quelques mois, que le salut du pays passe par la constitution d’un grand parti populaire, social, souverainiste, exactement ce qu’était le gaullisme en son temps, et ce que ne sont tout seuls ni mon ancien parti, ni le FN bien sûr, et ne parlons pas de l’UMP (lequel est au gaullisme ce que MacDonald est à la gastronomie, un efficace coupe-faim...), ni les sympathiques mais confidentiels gaullistes maintenus, ni les républicains de gauche. Il faut que tout ce monde se rassemble (le gros problème c’est le FN et JMLP) et aille uni, un jour, aux élections. L’électeur ne comprend rien aux questions de souveraineté : il ne comprend que ce qui le touche directement. Peut-être aussi sera-ce le peuple en colère qui fera changer de direction ? Des scandales du genre de celui d’EADS ?
La contradiction se résoud facilement. Pour la souveraineté il y a deux aspects : militaire et économique. Sur le plan MILITAIRE, personne ne menace la France et la France ne menace personne ; la dissuasion nucléaire sanctuarise notre pays ; nous n’avons donc besoin d’aucun protecteur (ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne) ; or qui protège, commande ; personne donc ne nous commande ; premier aspect de la souveraineté. Sur le plan ECONOMIQUE, l’ouverture des frontières dans un cadre fédéral nous détruit depuis 30 ans ; il n’y a aucun consensus populaire pour le libéralisme intégral en France (d’où le non au referendum de 2005) ; si la France donnait le signal d’un retour aux frontières (et je crois que ce temps viendra bientôt), d’autres pays suivraient ; certes les USA tiennent une partie de notre économie (cf l’origine des fonds de capitalisation qui possèdent 40% de la capitalisation boursière à Paris), d’où notre inféodation dans plus d’un domaine (média, « culture », etc.) mais il suffirait d’une volonté politique forte et les choses se passeraient autrement. En conclusion, si nous le voulons, nous n’avons à craindre ni l’Allemagne ni les USA, mais il faut la souveraineté et l’indépendance. Nous prenons le chemin inverse : par le fédéralisme, nous soumettre et nous défaire. L’alternative est là.
P.S. : êtes-vous parent de l’avocat qui a le même nom que vous, et donc de l’homme politique disparu, son père ?
La France a sans doute des défauts, son peuple aussi. Qui n’en a pas ? Qui peut nous donner des leçons ? Mais à tous ceux qui nous dénigrent, Français ou étrangers, les patriotes doivent répondre qu’ils les emm...
Ce n’est pas principalement la faute de M. Copé ! C’est la faute du président que les Français ont malheureusement élu (et des députés/sénateurs timides qui semblent suivre) et dont la seule grande affaire est de leur faire avaler ce traité fédéral (assaisonné de sa Charte) et de les inféoder aux USA en les distrayant avec des hochets (paquet fiscal pour riches, réforme constitutionnelle inutile, balivernes sur l’immigration, « rupture » sur yacht, vacances « people », haute tension médiatique, racolage à gauche, os à ronger des municipales, etc.) Mais bien sûr, sans referendum avec un « mini-traité » (de 1000 pages, totalement illisible, même pour un juriste !)
Je n’ai pas peur de l’Allemagne qui ne peut rien si la France sait où elle veut aller, ce qui ne semble plus être le cas dans notre « démocratie de façade ». Mais j’ai peur pour la France qui, si mal gouvernée qu’elle est aujourd’hui, roule au précipice... Notre démonstration est solide, argumentée, « cartes sur table ». Faites-en autant pour argumenter utilement dans le sens qui est le vôtre.