à Flo : je pense que vous n’êtes pas bien, avec vos autistes et vos trisomiques......
à tous les lecteurs passionnés par cet intéressant débat :
l’économie d’un pays comme la France, moyenne puissance en régression, nécessite à peu près 80 000
diplômés à bac +5 tous les ans, pour remplacer les départs à la retraite
nous en formons entre 200 et 220 000
vous allez me dire : tout va bien, il y en a un peu beaucoup, mais bon, il y en a assez pour nous, et les autres iront travailler un peu à l’" étranger", puisque ces nullards n’arrivent pas comme nous à former suffisamment de diplômés pour leurs besoins.
Génial COCORICO, une fois de plus !
La vérité est malheureusement un peu moins souriante :
parmi ceux que nous formons, il n’y en a que 50 000 à peu près qui peuvent espérer un avenir professionnel réel, parce que leur formations sont solides et vendables, le reste ( donc 170 000 !), ce sont des inutilisables, "diplômés à l’ancienneté "dans des filières très estimables, mais sans aucun rapport avec un quelconque emploi.
Ces flières, je ne les nommerai pas, pour ne pas attrister ceux qui ont encore de grandes illusions....
Tout le monde le comprend, on peut sélectionner par le niveau, ou par l’argent, ou les deux, mais par aucun des deux, cela ne marche pas trop bien : quand une étudiante, charmante par ailleurs, décide de consacrer deux ans de sa vie à étudier le rapport entre le livret d’opéra et la musique qu’on colle dessus, on se dit que le travail sera dur à trouver.... mais quand il y en 28, de ces adorables jeunes gens qui étudient le libretto, on a quand même le droit de les plaindre.....
et quand le même système, à l’autre bout, produit bon an mal an, entre 70 000 et 130 000 non-diplômés de quoi que ce soit, puisque ces malheureux n’ont même pas un CAP en poche, on se dit que l’addition commence à devenir salée...
et au bout de quelques années, vous obtenez le pays où nous sommes, croulant sous les dettes, avec un bon paquet de nationaux qui ne veulent travailler à aucun prix dans les emplois qui leur seraient accessibles, et plein de sans-papiers qui viennent par vagues régulières occuper ces emplois délaissés.
Après tout, pourquoi quelqu’un qui a usé des années à étudier le livret d’opéra n’irait pas bosser comme serveuse ? cela vous choque ?
Moi pas....
Mais par chance, il y a encore une autre solution, bien plus humaine :
qu’ils fassent tous comme O.Cabanel, qu’ils se mettent à écrire des chansons, parole et musique !
je ne déteste pas vos chansons, par contre je crois que je n’aime pas votre chanson.....
cette chanson, tout le monde la connaît, c’est celle qui nous a amenés à cette grande dégringolade de notre système éducatif. Celui-ci, je le connais, j’y suis depuis trente ans, et même plus...
comment fonctionne-t-il ?
des enseignants très démotivés, pas trop bosseurs, abrités derrière un statut de fonctionnaires qui les protège de tout, impossibles à muter sauf s’ils le demandent eux-mêmes, arc- boutés sur leurs horaires( très confortables) , sur leurs congés, sur leur formation pas toujours très récente ( avec une licence passée à 23 ans, on peut enseigner jusqu’à 65 ans), qui racontent aux gogos que leur charge de travail dépasse les 50 heures/semaine, c’est à hurler de rire !
Là on approche du sujet de votre article précédent, c’est la dernière ligne droite avant le salaire sans aucun boulot....
ces profs peu diplômés, peu travailleurs, peu efficaces, coûtent une fortune dès leur entrée en formation : ces étudiants d’IUFM, ce sont les plus chers de tous, beaucoup plus que ceux des classes préparatoires
et qu’obtient-on au bout du compte ?
une floppée d’analphabètes à l’entrée en 6°, où après 5ans d’école, 1/3 des gamins ne maitrise pas la lecture.
un pourcentage impressionnant de non-diplômés, non-employables par manque de formation ( entre
30 000 et 70 000 tous les ans suivant les sources)
ce sont des gosses qui ont passé 12ans au moins à l’école, qui n’ont pas appris à rien faire d’utile, qui n’ont ni culture, ni savoir, et qui même s’ils le souhaitent, ne trouveront pas facilement un emploi
et devant ce désastre, les profs français ( qui, je le rappelle, sont les plus nombreux d’Europe par rapport au nombre d’élèves) ont trouvé une explication géniale :
ILS MANQUENT DE MOYENS !
c’est une fois de plus la faute à qui ? ben, à la société, au ministre, à Sarko, à la météo, aux moustiques....
c’est quand même un Français qui a inventé la Méthode Coué, non ?
un article de plus au répertoire de la banalité absolue....
et toujours cet humour que vous auriez voulu grinçant, et qui n’est que sirupeux, cette revue des thèmes "dans l’air du temps", éculés, avachis,mille fois entendus....
pourquoi ne pas écrire moins souvent, mais des choses un peu meilleures ?
j’ai quand même fini par suivre votre conseil, et visiter votre site:eh bien, j’ai été surpris : vous êtes meilleur parolier que journaliste !
personne n’est fâché, et je vous remercie tous les deux de vos réponse, l’une assez didactique, l’autre parfumée à la vanne de cour de récréation ( "je m’y attendais, mais vieux motard...")
Bon !.
Je suis toujours un peu peiné quand je lis des discussions ou des échanges d’idées, parce que je me retrouve une fois de plus au pays de l’immaturité, valeur essentielle de la société française d’aujourd’hui, avec le cortège des blagues à la Coluche.....
bien sûr nous sommes au pays des rebelles et des résistants, l’Histoire récente l’a montré : oublions la 2° guerre mondiale, et traversons en dehors des clous, nous sommes libres après tout....
dans ce pays de grands opposants, la moitié des choses ne fonctionnent pas, parce qu’elles sont cassées, ou que le type qui s’en occupe est au bistrot, ou parce que le radiologue n’a pas lu le mode d’emploi, etc.....
et fleurissent des théories géniales comme le droit à l’erreur, le droit de se proclamer victime de plein de choses, le droit à tricher un peu aussi parce que chacun son tour, le droit au salaire sans gratter, le droit à la grosse flemme ou à la déprime insidieuse....j’en passe, et probablement des meilleurs !
mais le résultat de tout cela, c’est quand même un rapport au travail très dégradé ou assez malsain, qui se transforme en souffrance réelle, la France est un pays très morose et très stressé, où les gens se bourrent d’antidépresseurs, et vous venez expliquer que c’est parce qu’ils travaillent trop ?
avant de rajouter au catalogue des Droits de l’Homme et du Citoyen un énième "Droit de tous à la Consommation", il faudrait peut-être éduquer à consommer moins et plus intelligemment, vous ne croyez pas ?
cela risque d’être très utile,et même vital, dans un pays dont la dégringolade économique est en accélération rapide, et qui devra quand même un jour se mettre à payer quelques dettes....
mais ce ne sera pas la première fois que ce que beaucoup de générations ont construit pendant longtemps sera mis par terre en très peu d’années, l’Histoire en fournit de nombreux exemples.
Ce concert de louanges réciproques est parfaitement touchant :
"que vos idées sont intelligentes, mon cher"
" mais mon ami, les vôtres ne le sont pas moins, malgré vos fautes d’orthographe, que je vois à peine, tellement vous êtes génial"
" je vais vous plusser et vous replusser dès que vous écrirez quelque chose, car c’est si intelligent ce que vous dites que c’est presque douloureux"
Cessons de nous moquer : l’article lui-même n’est pas inintéressant, bien qu’il mélange un peu tout ( mais l’auteur-chanteur s’en tire très bien en disant que tout est lié.....)
par contre, on peut être légitimement inquiet en voyant que 40% de notre population active ne peut pas, ou ,plus souvent, ne souhaite pas travailler, et a donc décidé de se mettre à la charge des autres.
Que l’on répande ainsi l’idée stupide que chacun,simplement parce qu’il existe et qu’il a eu le bol de naître en France, pays des vieilles gloires et des nostalgies au-dessus de nos moyens, devrait toucher 1500 euros pour pouvoir uniquement consommer, sans jamais rien produire, et donc contribuer au grand gaspillage généralisé pour le plus grand bonheur de Messieurs Carrefour, Auchan, Leclerc et consorts, je pense que cette idée est une grande ânerie.
Toute monnaie, sauf la monnaie de singe, est la contrepartie d’un travail , qui est plus ou moins utile et recherché. Quand quelqu’un décide qu’il ne va rien apprendre, ne pas étudier quoi que ce soit, ne pas savoir faire aucune chose, ni la cuisine, ni l’informatique, ni aucune des innombrables activités humaines, je pense que l’on peut dire que c’est un gros paresseux.
Je n’insulte pas, je constate.
La France, et particulièrement ses villes, est l’un des pays les plus sales d’Europe, chose connue depuis longtemps, mais ce qui est intéressant, c’est la tendance : cet état de chose augmente, alors que partout ailleurs, cela s’améliore.
La fonction de nettoiement, qui est d’ailleurs corollaire à la fonction de ne pas salir son environnement en jetant tout par terre, est une fonction simple, que beaucoup peuvent remplir, pas seulement les immigrés.
Pourquoi certains devraient-ils être dispensés du moindre effort, et recevoir des autres un "salaire" sans aucune contrepartie, par exemple des "heures de ramassage de débris sur la voie publique", pour être un peu utiles à la collectivité ?
Il est exact qu’un utopiste allemand, assez alcoolique par ailleurs,a émis cette idée du droit à consommer sans rien produire, mais je me souviens également d’un slogan pour les élections en Allemagne, qui disait, je traduis : "Le social, c’est quelque chose que l’on a produit auparavant"
Bien sûr, on peut donner à chaque paresseux 1500 euros, ou 2400, ou 37 000, mais quelle sera la valeur de cet "argent" ?
et n’est-ce pas un peu insultant pour des personnes qui bossent dur, vous connaissez tous une ou deux caissières, non ?
J’attends les réactions, qui le l’espère seront aussi élogieuses envers moi que celles que j’ai pu lire !