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Derniers commentaires



  • jakem jakem 9 février 09:41

    @jakem
    Suite 3 :

    Le passage de Jack Lang de la Culture à l’Éducation nationale, au début des années 1990, est emblématique de cet accompagnement vers le moins-disant culturel et intellectuel. Faute de savoir tirer vers le haut des parties toujours plus élargies du peuple scolaire, l’Éducation nationale a continûment descendu ses exigences et ses standards culturels, jusqu’à pouvoir diplômer une proportion croissante d’élèves a-chiffrés et dépourvus de toute connaissance élémentaire en langue et culture françaises. Nous en sommes là. Quant au patrimoine que la France a hérité des siècles passés, le plus considérable au monde avec l’Italie, que Malraux avait tout fait, après Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc, pour sauvegarder et embellir, sa part a continûment chuté dans le budget du ministère de la Culture : moins de 10 % de ses actions, soit moins de 0,1 % du budget de l’État, alors même que le tourisme, qui est largement patrimonial en France, rapporte 10 % du PIB. L’effondrement de pans entiers de notre patrimoine paysager et urbanistique, sans être clairement théorisé, n’est pas pour déplaire aux grands prêtres du bougisme qui dirigent notre action culturelle.



  • jakem jakem 9 février 09:40

    @jakem
    Suite  2

    Le père du gauchisme culturel était né. Son règne dépasse largement la limite de ses nombreux mandats électifs et fonctionnels. Lorsque le candidat Emmanuel Macron affirme tranquillement, lors de sa première campagne électorale de 2017, qu’il n’y a ni « culture française » ni « art français », il n’est que le fidèle héritier d’une idéologie devenue la matrice centrale de la gauche de gouvernement depuis l’abandon du collectivisme. La déculturation a été poussée si loin que ce jeune énarque du début du XXIe siècle n’a plus idée de sa culture, qui domina le monde pendant trois siècles - du règne de Louis XIV jusqu’à la présidence de Charles de Gaulle -, ni de la manière dont la gauche culturelle l’a congédiée. Même la plus grande incarnation républicaine de la modernité politique, littéraire et poétique du XIXe siècle, le grand Victor Hugo, a été cantonné à sa plus pauvre expression sociologique, la nécessaire fermeture des prisons.

    Une conception néopatrimoniale du pouvoir

    La destruction de l’œuvre d’André Malraux a été le corollaire de cette réorientation idéologique. Jack Lang fut à la fois son principal héritier, très attaché à son bureau du Palais-Royal, et le principal fossoyeur de son œuvre. La volonté de Malraux d’éduquer le peuple à une haute culture française de rayonnement mondial s’est muée en une descente vers un peuple méconnu : il ne s’agit désormais plus d’aspirer le peuple vers le haut, mais de l’enfermer dans les sous-produits de la mondialisation américaine (du rap au hip-hop), en délégitimant les figures et les représentations de l’universalisme à la française.



  • jakem jakem 9 février 09:38

    Copié-collé d’un article du Figaro  1

    Pierre Vermeren : « La chute de Jack Lang pourrait signer le crépuscule du gauchisme culturel »

    La démission de Jack Lang à 86 ans de ses fonctions de président de l’Institut du monde arabe (IMA), pourrait signer, quarante-cinq ans après l’« alternance » socialiste de 1981, la fin de la longue domination de la gauche culturelle sur la République française et ses institutions. Entamée sous les auspices du collectivisme ouvriériste et socialiste incarné par Pierre Mauroy, l’alternance de 1981 s’est très vite heurtée à des réalités socio-économiques signant son échec. Le « virage » en 1983 de l’aventure mitterrandienne, souvent caricaturé en « tournant de la rigueur », annonçait la réorientation de la gauche en faveur du libéralisme de marché et de la construction d’une Europe sas de la mondialisation du libre-échange. Mais l’aridité de ce programme et la désorientation du « peuple de gauche » imposèrent un accompagnement idéologique : telle fut la fonction du gauchisme culturel.

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    Jack Lang en fut le grand prêtre depuis son emblématique poste de ministre de la Culture dès 1981. Rien n’y prédestinait ce jeune universitaire en droit né dans les Vosges, âgé de 29 ans en 1968, devenu dans les années 1970 professeur de droit international et apparatchik du PS, n’était sa passion pour la direction théâtrale expérimentée à Nancy. Elle lui avait valu en 1972 d’être appelé par Pompidou à la direction du Théâtre national de Chaillot, une expérience subversive abrégée par le ministre de la Culture dans un climat de scandale.



  • jakem jakem 9 février 09:30

    Moi, j’applaudis la déchéance de Lang !
    Et je me fiche royalement qu’il soit coupable de délits sexuels ou fricnanciers.
    C’est un pourri profiteur qui mérite d’être traîné dans la boue.

    Quant au financement de l’IMA, c’est la France qui paie !

    Et ce n’est pas normal, pas admissible.

    Je ne mets pas en cause, par principe, l’existence de ce truc, mais son fonctionnement et son financement.

    Si des pays arabes, càd musulmans, veulent faire partager leur culture, alors c’est/ ce serait à eux, et uniquement à eux de payer.

    Normalement, ils ne devraient que pouvoir louer un bâtiment ( interdiction d’acheter) et demander l’approbation des Autorités françaises ( noms des ministres approbateurs ) pour y nommer du personnel ainsi que les documents exposés.

    Et si ces conditions ne plaisaient pas, personne ne les empêcherait d’inaugurer un centre chez eux et d’envoyer des invitations à le visiter à qui ils voudraient.



  • jakem jakem 8 février 21:52

    ( suite 2/2 )

    Jack Lang, ce sont d’abord et surtout les années Mitterrand, l’époque de la gauche caviar. Il en a été le symbole et le barde. Le grand chambellan des menus plaisirs du monarque socialiste était alors intouchable. Deux septennats de courtisanerie, de notes quotidiennes à l’Élysée (deux à trois par jour) lui ont permis quelques créations. Elles ont associé son nom à une prétendue démocratisation de la culture : Fête de la musique et prix unique du livre, notamment. Des farces et attrapes, ont ironisé certains. D’autres ont crié au génie, faisant de Jack Lang pour Mitterrand ce que Malraux fut à de Gaulle. Certes, mais les paillettes et les mondanités de cour en plus, bien sûr. Sans oublier l’argent public dépensé sans compter. Sans oublier, non plus, les leçons de morale et d’antiracisme que cette gauche, amie de Fidel Castro, professait à la terre entière.

    Tout cela a mal vieilli, a mal fini. Souvent dans les affaires et les scandales. Avec des politiques qui ont contribué à fracturer la France, à la communautariser, à l’affaiblir. De cette époque, Jack Lang est comptable. Il y a tenu les premiers rôles.

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