En fait la chute du système global est un mythe. Il y aura des crises plus ou moins grosses plus importantes mais la question n’est pas là. Il n’a jamais s’agit d’autre chose que de pouvoir et de redistribution des richesses. Vos données ne font qu’essayer de décrypter les règles d’un jeu. Mais il est impossible d’en décrypter toutes les données. la seule solution est de concevoir un système qui empêche la prise de contrôle du jeu global le tout en optimisant les capacités de croissance dans l’égalité et la justice universelle. Est-ce possible ? Si toute existence est une interface entre le tout et tout, alors oui c’est possible
Bataille sur les concepts là. Je pense qu’on s’est compris. Si l’Etat est inssaisissable alors c’est comme si il n’existait pas. Il y a le privé qui écrase le social en imposant sa vision du monde, un Etat. Ca va ?
Exactement, ce jour de 73. Un sel mot me vient : LOOOOOOOOLL
Détail de la dégringolade :
1. Début du troc, répartition politique des terres, création des unités de compte et développement du commerce.
2. Premiers grands marchands. Remise en cause du pouvoir du prince. Création de l’impôt ; Utilisation des trésors comme réserve de richesse du pouvoir.
3. Invention de la monnaie frappée sous contrôle public à court légal. Inflation monétaire causée par des dépenses militaires.
4. La richesse mobilière se développe plus vite que celle liée à l’exploitation des terres. Début des grands échanges internationaux, sans taux de change établit. Remise en cause du pouvoir du prince : création de la banque d’émission de billet. Réquisition de trésors. Le public réagit par peur en se tournant vers l’orfèvre pour mettre les biens en lieu sûr. Il les échange contre un certificat.
5. Les certificats circulent plus vite que le stock de l’orfèvre. Il commence à acheter et à prêter de la monnaie. Tout n’est plus question pour ce nouveau banquier de contrôler les réserves, ses capacités d’émission, le taux d’intérêt, et les dépôts. La monnaie est désormais contrôlée par des privés qui développent l’industrie.
6. Les banquiers prennent le pouvoir. Ils forcent les Etats à leur emprunter de la monnaie plutôt que d’en créer. Fort rejet des politiques inflationnistes (qui diminuait la valeur des dettes).
7. Les réserves se concentrent par principe capitalistique. Les billets sont échangés contre de l’or et les devises se mélangent. Trucage des réserves et des taux de change.
8. Etablissement d’un change fixe. Création de l’impôt sur le revenu, et la TVA (qui servent d’abord à payer les dettes).
9. Les banques commencent à contrôler profondément les économies mondiales et établissent des modèles mathématiques. Création du système de banque centrale (les devises ne se mélangent plus). Etablissement de changes flottants. Création du Fonds Monétaire International (organisme privé qui doit réaliser des bénéfices en prenant possession des dettes d’Etats).
10. Explosion des échanges internationaux. Le système bancaire est supranational et les banques jouent avec les économies dans un système, qu’ils ont créé, d’une complexité que les économistes fantasment de contrôler (et ils démontrent leur impuissance en créant leur propre complexité fiscale – une farce à l’échelle mondiale).
11. Explosion des produits dérivés (dont la complexité des marchés monopolise la majorité des cerveaux) et des échanges de titres avec une recherche de rentabilité de plus en plus grande. Les pratiques les plus importantes sont les Credit Default Swap (CDS - assurances dont la valeur augmente une fois échangées avec la probabilité de faillite du sous-jacent) et les Leverage Buy Out (LBO - gros prêts destinés à faire prendre possession d’une entreprise et impliquant des coupes drastiques dans les coûts - notamment les salaires - et des augmentations de prix pour pouvoir être remboursés). Aucune politique libérale ne peut empêcher ces pratiques.
En fait la peur de la banque s’est substituée à la peur de l’Etat qui s’était substitué à la peur du privé. Il est temps de passer à une autre échelle d’organisation.
l’« hégémonie » n’est pas le problème mais c’est surtout la responsabilité. Ne vous en faites pas les autres sont dans la même merde, peut-être même en pire, ce que tous les grands spécialistes seront capables d’expliquer post catastrophe (lol), autour d’un diner de con.