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JiL79

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  • Premier article le 01/11/2011
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Derniers commentaires



  • JiL79 23 octobre 2011 14:43

    Ah oui, pour anticiper la réaction qui va sûrement venir, oui les panneaux à 0,8c€/Wc, ils viennent de Chine, comme votre IPhone, votre PC, votre écran plat. C’est malheureux, mais c’est un fait. Je suis de ceux qui milite pour un rétablissement d’une juste loi du marché, et d’arrêter de vouloir se battre « à armes égales » avec des nations qui ont des coûts salariaux 20 fois inférieurs aux nôtres. A quand le rétablissement de vrais droits de douane avec ces pays, en attendant qu’ils nous rejoignent en termes de critères sociaux et environnementaux ? Mais c’est un autre débat...
    Et des panneaux solaires 100% français, aujourd’hui, c’est autour de 1,2-1,3 €/Wc. Certes un peu plus cher, mais infinement moins qu’il y a quelques années. Et si nos politiques se mettent à encourager la production européenne, sinon nationale, via une légère bonification des tarifs d’achat (de l’ordre de +10%, comme en Italie) nous verrons, pour mon plus grand plaisir, se construire enfin des usines en France.



  • JiL79 23 octobre 2011 14:35

    @ Joe

    Bonjour, votre réponse n’est ni documentée, ni argumentée.
    Je ne suis pas bêtement « anti-nuke », je suis avant tout « pro-EnR ». J’étais pro-nucléaire avant, j’ai changé d’avant, mais en ayant toutes les cartes en main.

    Lisez ma réponse à Eloi, cela répondra à la plupart de vos questions.

    Les ordres de grandeur que je donne sont là uniquement pour rappeler que oui, nous pouvons alimenter toute l’humanité en énergie, avec un niveau de confort égal à celui des pays occidentaux aujorud’hui, uniquement avec les renouvelables.
    Bien sûr, nous ne voulons pas remplacer une dépendance au pétrole russe et saoudien par une autre dépendance au soleil saharien. Mais pour beaucoup d’autres pays, comme les USA, l’Inde, la Chine, la question ne se pose pas vu leur gisement solaire énorme. Et même en France, pour regarder par le petit bout de la lorgnette, la capacité en terme de photovoltaïque, et d’éolien dans une moindre mesure, est énorme.

    Quant au coût, il faut vous mettre à la page et oublier les chiffres d’il y a 3-4 ans. Aujourd’hui, un panneau solaire polycristallin, c’est 0,8€/Wc. Une centrale solaire au sol complète, 1,5€/Wc. Une centrale solaire en toiture, 2,5€/Wc.
     Bref tout ca permet des coûts de production de l’ordre de 15c€/kWh en centrale au sol, 20 à 25 en toiture. Le nucléaire, avec l’EPR, c’est 6 à 8 c€/kWh, hors démantèlement je le rappelle (voir ma réponse à Eloi sur le sujet).
    Et aux USA, le solaire, avec 10c€/kWh, est d’ores et déjà sous le nucléaire. En Europe, ca sera avant 2020.

    Bref, on a fait pire comme « camelote ruineuse et inefficace » pour reprendre vos termes, non ? smiley



  • JiL79 23 octobre 2011 14:06

    @ Eloi,

    Bonjour, je réponds à quelques une de vos questions :

    - Dans quelle centrale nucléaire j’ai travaillé : Paluel, 4 x 1300 MW.

    - Béton, acier, et terre contaminés : je parle en effet de faible activité, mais vous n’êtes pas sans savoir que mêmes les déchets de très faible activité sont destinés à être enfouis dans des centres de stockage spécialisés comme celui de l’Aube.
     http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-dechets-radioactifs-a-Tres.html
    Et là, on parle en effet, au niveau du parc français, de millions de m3. Mais discutez un peu avec des ingénieurs nucléaires de ce qu’ils comptent faire des cuves usagées, par exemple, qui sont elles très fortement irradiées... C’est pour cela que je pense que seuls les combustibles usagés, en priorité, seront évacués à l’arrêt du réacteur. Pour le reste, on laissera la radioaciivité décroître... et on « oubliera » de démanteler. Ca sera peut-être d’ailleurs bien la solution la plus sage et la moins couteuse.
    Les seuls exemples qu’on ait de centrale en cours de démantèlement, comme Brennilis, alors qu’il s’agit de réacteurs beaucoup plus petits, sont une explosion des coûts et des délais de démantèlement. Les sommes provisionnées par EDF (quelques milliards d’€) sont très largement insuffisante. Et concrètement, le moment venu, je pense qu’on préferara allouer les 100 milliards d’euros (ou plus) nécessaires à autre chose.

    - Concernant le stockage, oui il y a des projets en cours de construction ou en exploitation actuellement, je reconnais que ca reste à assez petite échelle, mais ca va se développer :
    http://www.younicos.com/en/republic-of-younicos/graciosa/
    http://www.decouplage.org/article-la-reunion-stocker-l-energie-eolienne-grace-a-une-step-pompage-turbinage-combinee-a-une-batter-77487687.html
    http://www.fastcompany.com/1783878/tiny-spanish-island-is-near-energy-self-sufficiency-and-showing-the-power-of-pumped-storage?partner=gnews

    Aujourd’hui, dans certains DOM/TOM, vous êtes obligés pour intégrer de nouveaux moyens de production d’EnR d’y intégrer du stockage. Logique, le réseau commence à être instable. C’est un passage obligé pour que les EnR se développeent massivement.
     Evidemment, la plupart des centrales solaires et éoliennes aujorud’hui se passent de moyens de stockage, à juste titre car elles sont la plupart du temps dans des réseaux et à un niveau de pénétration qui permettent une intégration sans stockage. Mais ca ne va pas durer.

    Quant au coût, on pense arriver rapidement à moins de 200$/kWh (150€) de capacité de stockage, pour des batteries, qui permettent, contrairement aux STEP, de stocker sur de très petites surfaces :
    http://cleantechnica.com/2011/08/26/eos-rechargable-zinc-air-battery-energy-storage-el-dorado/
    Si l’on veut des centrales qui intègrent toutes une capacité de stockage de 2h à pleine puissance (sachant qu’une centrale solaire, typiquement, produit en moyenne sur l’année à 15 à 30% de sa capacité installée, ces 2 heures me semblent suffisantes), bref 2h de stockage ajoutent un coût de 300€/kW, soit 0,3 €/W, sur une centrale solaire au sol qui coûte aujourd’hui autour de 1,5 €/W, ou une centrale éolienne qui en coûte 1€/W, le surcoût n’est pas énorme.

    Bref encore une fois, les technologies sont là, elles se développent à grande vitesse, tant en efficaté qu’en baisse de coût, la question n’est plus « si les renjouvelables deviendront majoritaires dans notre approvisionement énergétique », mais « quand » smiley



  • JiL79 22 octobre 2011 16:39

    @ Eloi,

    En effet sur des centrales au sol on est plutôt, aux rendements actuels, sur 100 Wc/m2.

    Au fait, « Fukushima sera repeuplé dans moins de 10 ans » : on parie quand dans 50 ans cette zone sera toujours zone interdite ? Qu’en est-il de Tchernobyl 25 ans après ? Vous y avez vu beaucoup d’écoles réouvrir ?
    Et le « là ca sera pour toujours » en parlant du solaire, manifestement vous n’avez jamais mis les pieds dans une centrale solaire, je ne connais pas de moyens de production d’electricité qui soit moins intrusif et plsu facilement démontable. En plus, le potentiel des toitures, avant de s’attaquer au sol, est énorme. En revanche, pour y avoir travaillé je prends aussi le pari que toutes nos centrales nucléaires, dans 2 siècles, seront encore là, car les démanteler est impossible d’un point de vue économique, et surtout, pas forcément utile : où irez-vous mettre les millions de m3 de béton, acier et terre contaminés ? Les enfouir ailleurs ? Très utile... Non, tout ce que l’on fera, j’en suis sûr, est de virer le combustible usagé et les éléments les plus radiocatifs (générateurs de vapeurs, etc... pour la cuve ca risque d’être très compliqué), de bétonner les enceintes des récateurs, et ensuite, gardiennage à vie.

    Vous parlez des moyens de stockage, comme tous les défenseurs du nucléaire (dont j’ai fait partie, avant de découvrir ce que c’était en réalité), comme argument massue pour dénigrer les énergies renouvelables fluctuantes que sont l’éolien et le solaire photovoltaïque. Pourtant, énormement de recherche est faite dans ce domaine, et les solutions, plus ou moins avancées technologiquement, sont nombreuses : stockage hydraulique gravitaire (dont nous avons 5 GW installés en France), batteries (pour certaines sans éléments toxiques ou rare, comme les batteries air-zinc, et de moins en moins couteuses), stockage thermique, stockage sous forme d’air comprimé (j’y crois moyennement), etc. De plus en plus de centrales éoliennes ou solaires sont maintenant couplées à de tels systèmes, et c’est clairement l’avenir.

    Quant au facteur de 5 à 6 pour la production du PV, c’est vrai sous nos latitudes, mais beaucoup moins dès que l’on parle des zones désertiques à très fort potentiel. En Afrique du nord par exemple, la production varie de moins de 30% entre l’été et l’hiver. Allez faire un tour sur PVgis :
    http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis/apps4/pvest.php?map=africa

    Votre « vous n’aurez pas trop de solutions » est un affirmation complètement fausse. Arrêtons la désinformation, le pessimisme, et regardons vers l’avenir smiley



  • JiL79 22 octobre 2011 16:17

    Bonjour à tous,

    Il est toujours agréable de voir que le sujet des énergies du futur passionne les internautes, vu le nombre de réactions smiley

    Voici ma petite contribution. Je suis ingénieur, dans le secteur des énergies renouvelables (solaire et éolienne) depuis 4 ans. Je suis passé auparavant par l’industrie pétrolière, puis nucléaire. Je pense donc avoir une vision d’ensemble assez juste, et je suis aujourd’hui intimement persuadé que l’avenir est aux énergies renouvables, pour une seule raison : la physique. Réchauffement ou pas, les hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon) et les combustibles nucléaires (uranium, thorium) sont constitués de stocks non renouvelables, qui seront tous arrivés à épuisement d’ici 50 à 200 ans en fonction des filières. Et tout notre mode de vie actuel, tout le développement intense que l’humanité a connu depuis le 18e siècle, est basé en priorité sur l’utilisation massive de ces stocks non renouvelables. Et de l’approvisionnement facile et massif en énergie découle tout le reste, la meilleure preuve en est la parfaite corrélation entre le début de l’utilisation des ressources fossiles et le début de l’accélération exponentielle du développement de l’humanité, au 18-19e siècle. Bref, dire qu’il est urgent de trouver des solutions alternatives est une évidence ! 

    Un mot sur le coût du solaire : évoquer le coût hors pose n’a pas grand sens. Mais l’on peut dire en revanche que les derniers contrats d’achats signés aux USA entre des exploitants de grandes centrales photovoltaïques au sol, et des compagnies d’électricités, se situe aux environs de 100$/MWh, soit d’ores et déjà moins que le nucléaire ! Evidemment, nous parlons des conditions climatiques très favorables des déserts du sud-ouest américain, et hors problématique du stockage, mais là aussi de grands progrès se font en permanence. Et ce qu’on constate est que nous atteignons dans le photovoltaïque des coûts au kWh qu’on aurait plutôt vu, il y a 4-5 ans, ne pas arriver avant 2020 ou 2030. Et les marges de progression sont encore énormes.

    Un mot également sur la possible contribution des énergies renouvelables, photovoltaïque en particulier, à l’approvisionnement de l’humanité en énergie. Quand on voit dans les médias des énormités comme « il faudrait couvrir l’Europe de panneaux solaires pour alimenter la France en électricité » (cf. un reportage honteusement mensonger passé sur un JT de 20h bien connu, peu après Fukushima), remettons les pendules à l’heure.
    Si 10 milliards d’êtres humains (ce que nous serons peut-être à notre apogée démographique) se mettaient à consommer comme un français de 2011, et là je parle d’énergie au sens large, pas seulement d’électricité, et bien il faudrait une centaine de centrales solaires de 2 TW (2000 GW, soit l’équivalent en surface de 3-4 départements français), réparties de part le monde (dans des zones bien ensoleillées évidemment) pour contribuer aux 2/3 de cet approvisionnement. Le tout pour une surface totale de 2 millions de km2, soit 1,5% de la surface émergée terrestre, ou encore moins du quart de la surface du Sahara.
    Bref les ordres de grandeur sont là, « y a plus qu’à » smiley


    Pour les curieux, voici le détail de ce calcul « coin de table » :

    2011 : conso moyenne de chaque francais 60000 kWh/an (toutes energies confondues, pas seulement électriques : industrie, transport, residentiel, agriculture, etc...)

    Hypothese 2100 : 10 milliards d’habitants, chacun consommant autant qu’un francais en 2011, tout electrique, c’est a dire que la societé sera encore plus energivore, car l’efficacité energetique d’une « electron-economie » (c’est à dire où le principal vecteur de transmission de l’énergie est l’électricité, et non les combustibles solides ou liquides) est bien meilleure. Hypothese tres haute donc.

    Si l’on veut que les 2/3 de cette energie soient d’origine solaire (le 1/3 restant etant de l’eolien, de l’hydraulique, de la biomasse, bref 100% renouvelable) : 2/3 x 60000 kWh x 10 milliards = 4.10^7x 1.10^10 = 4.10^17 Wh/an
    Soit 400 000 TWh/an. Soit 20 fois la consommation electrique mondiale actuelle.

    Avec 100 centrales solaires photovoltaiques reparties dans les deserts du monde (Sahara, Nevada, Australie, Gobi, Atacama, etc), a 2000h equivalent pleine puissance par an, il faudrait 200 TW installés. En comptant 1 ha par MW (modules PV type SunPower : 20% de rendement, soit 200Wc/m2 de modules, soit 100Wc/m2 de centrale au sol avec une occupation de 50% de la surface). Soit 100MW/km2, soit 100GW/1000km2, soit 100TW/1Mkm2, il faut donc 2 millions de km2 de deserts.

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