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JiL79

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  • Premier article le 01/11/2011
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  • JiL79 2 novembre 2011 09:55

    @ jacques


    Bien sûr que les énergies renouvelables doivent être subventionnées durant leur phase de « decollage », au même titre que toutes les énergies l’ont été un jour ou l’autre.
    Vous pensez que le développement de la filière nucléaire française s’est fait sans un appel massif aux fonds publics ?!

    Cette phase de subventions est provisoire, car elle est seulement destinée à amener ces énergies à la compétitivité. Pour l’éolien c’est déjà quasiment fait : discutez avec des allemands, beaucoup d’exploitants vendent déjà leur énergie éolienne à prix de marché.
    Pour le solaire c’est en route, je prends à témoin par exemple les tarifs d’achat allemands, divisés par deux en quelques années.... sans que cela amène une baisse du rythme d’installations de centrales solaires ! Pourquoi ? Car les coûts ont drastiquement baissé.


  • JiL79 2 novembre 2011 09:46

    @ tous les dubitatifs


    Bonjour,

    Tout d’abord je suis étonné de la violence de certaines réponses. Le mot « dialogue » semble ne pas avoir beaucoup de sens pour certains... Et pour répondre à certains arguments, merci de relire auparavant mon étude.

    Je parle de 200GW solaire et 50GW éolien, c’est de puissance installée. Je prends donc en compte un facteur de charge de 15 et 25%, correspondant à la réalité, avec la variabilité que cela implique.
    Oui, une sombre journée d’hiver sans vent, les éoliennes et centrales solaires ne produiront pas grand chose. Et, oui, à ce moment là, les centrales thermiques, nucléaires, hydro, arrivent en back-up, heureusement. C’est bien le sens des 32% d’énergie dispatchable en moyenne annuelle de mon étude.
    Cette puissance installée en back-up, je l’ai chiffré à 65GW, soit un peu plus que la puissance thermique/hydro installée aujourd’hui en France.

    Je répète que cette étude est un premier jet. Elle est là pour donner des ordres de grandeur sur la base de données réelles.
    Dans la vraie vie, que va-t-il se passer ? Non, on ne va pas construire 2000km2 de centrales solaires et 25000 éoliennes en 1 an. Non, on ne va pas sortir du nucléaire en 1 an. Ca serait d’ailleurs une aberration économique. Oui, si l’on sort totalement du nucléaire, pour répondre aux jours sans vent et sans soleil il faudra dépendre du gaz russe, algérien, écossais. Et alors ? Ne dépend-t-on pas aujourd’hui à 100% d’uranium extrait à l’extérieur de l’Europe ?
    Et de toutes façons, ces back-up resteront provisoires. Car un jour, il faudra faire sans énergies fossiles ni uranium. Ce jour là, on a intérêt à avoir développé suffisamment : 1) les énergies renouvelables, 2) les moyens de stockage, 3) les interconnections entre pays, voire continents.

    Je rêve d’un monde où l’ensemble de l’énergie consommée par les européen viendra, sous forme d’électricité, des centrales solaires du sud de l’Europe,des centrales éoliennes offshore de la mer du Nord et des centrales éoliennes terrestres, des centrales solaires et éoliennes du Sahara. Evidemment, ca veut dire que nous aurons fait de sacrés progrès géopolitiques. Mais il n’est pas interdit de rêver, non ? Je dirais même que c’est fortement recommandé, le pessimisme n’amène à rien.

    Pour terminer, quand on me fait un procès de malhonnêteté intellectuelle pour dire que les renouvelables peuvent prendre une place largement majoritaire en France, et même dans tous les mix énergétiques du monde, et ce sans retour à la bougie, je réponds une seule chose : nos ressources en hydrocarbures, et en combustible nucléaire, sont limitées. Si l’on continue « business as usual », d’ici 1 à 2 siècles au plus tard, ce n’est pas le retour à la bougie qui nous guette, mais la fin de nos civilisations, ni plus, ni moins. Les ressources solaires, et dans une moindre mesure éoliennes, de cette Terre sont en revanche illimitées à notre échelle. Alors, que vous le vouliez ou non, les renouvelables, c’est physiques, deviendront un jour ou l’autre nos principales, puis uniques, sources d’énergie.


  • JiL79 1er novembre 2011 22:15

    @Magnon :

    42€/MWh en nucléaire, c’est le coût des centrales actuelles, déjà amorties. Même EDF reconnaît que le coût de l’EPR va être au moins de 60, et pas mal d’experts le voient plutôt à 80. Et si le coût du démantèlement doit être pris en charge intégralement, avec une évaluation réaliste, on explose ce chiffre.
    Mais ce n’est pas le sujet, le tarif de base de l’électricité oscille en effet entre 50 et 100 €/MWh suivant les pays. Si ce n’est du nucléaire, c’est le gaz, le charbon, l’hydro, qui est toujours meilleur marché.
    Mais l’éolien, en France, c’est 85€/MWh, soit, pour parler de prix de marché, ou du futur prix du nucléaire, 20 à 30% de plus.
    Le solaire, c’est de l’ordre de 150 à 200€/MWh en centrales au sol, 250 à 300 en centrales en toiture. Bref pour une centrale au sol dans le sud de la France, on est à 2 fois le prix de marché, maximum. Et dans certains coins des USA très favoorables, les contrats d’achat de grandes centrales solaires se négocient aux alentours de 100$/MWh, soit 70€.

    Que vous le vouliez ou non, l’histoire est en marche, comme disait Patrick, « on se dit rendez-vous dans 10 ans » smiley : ces débats seront alors de l’histoire ancienne, éolien comme solaire ne seront plus subventionnés, car déjà compétitifs.


  • JiL79 1er novembre 2011 22:07

    @luke : en effet, 1.5€/W pour une centrale au sol, c’est avec des modules asiatiques. 

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, je préférerais que les modules installés en Europe soient fabriqués en Europe. Ce n’est pas vrai que pour les modules photovoltaïques, ca l’est aussi pour une infinité de produits manufacturés à l’heure actuelle. Nous avons un vrai problème en Europe, au nom du libre échange nous voulons nous battre à arme égales avec des pays qui ont des coûts salariaux 20 fois inférieurs aux nôtres. Vous l’avez envoyé avec un PC « made in France » (ou « made in EU ») votre message sur Agoravox ? Non, et moi non plus.

    Cela amène 2 réponses :
    1) si un module chinois se vend à 0,7-0,9€/Wc (et vous parlez des « pires », mais le problème c’est qu’ils sont de bonne qualité), un module européen se vend à 1,2-1,3€/Wc. C’est certes plus cher, mais infiniment moins qu’il y a seulement 1 à 2 ans. En Europe aussi les coûts de production du PV baissent, c’est général... et ce n’est pas fini.
    2) les tarifs d’achat devraient, de manière généralisée en Europe, faire l’objet d’une bonification en fonction de la provenance. Oui c’est du protectionnisme. Beaucoup de pays le font. L’Ontario, par exemple, a subordonné son tarif d’achat solaire à un minimum de 60% de contenu local. Résultat ? Plusieurs usines de modules se sont construites dans la province. Il faut que nous fassions pareil, ca sera de bonne (et juste) guerre.



  • JiL79 1er novembre 2011 16:57

    Et, si, on sait stocker autrement qu’en hydraulique gravitaire !
    Batteries notamment, domaine dans lequel des progrès fulgurants sont faits en ce moment, en termes de capacité, de coût, de recyclabilité, de durée de vie...

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