J’ai repris Demorand, mais voici le texte original que vous auriez trouvé en suivant le lien. Visiblement on peut le lire partout mais vous, vous ne l’aviez pas lu. En plus, comme j’ai effectivement repris la chronique de Demorand (Tout azimut, le matin vers 7:25 sur FI) je n’ai pu dire de bêtises que sur les deux livres dont je parle. Quand vous les aurez lu, vous pourrez dire si je dis des bêtises.
It is actually a new art form that competes with—and often
supersedes—more traditional entertainments like movies, books, plays,
and TV shows (and the occasional golf tournament), and that performs,
in its own roundabout way, many of the functions those old media
performed in their heyday : among them, distracting us, sensitizing us
to the human condition, and creating a fund of common experience around
which we can form a national community. I would even argue that
celebrity is the great new art form of the 21st century.
Merci pour la première réaction morice qui montre que vous n’avez pas lu l’article du tout. C’est une juste revanche car en général j’ai beaucoup de peine à lire les votres jusqu’au bout.
La faute de syntaxe énorme est restée ce qui ne va pas améliorer mon image auprès des puristes. Tant pis.
Un article qui pose bien le problème. On pourrait en écrire un aussi
sur la disparition de informaticiens qui ont contribuer à la
disparition de l’imprimerie traditionnelle mais comme vous dites le
problème n’est pas de regretter le passé mais de penser notre avenir
hors du mythe du progrès souverain et de ses clichés du type "qui
n’avance pas recule".
On est depuis longtemps dans une société d’abondance où le problème n’est pas de produire mais de distribuer les richesses. Quelqu’un comme Jacques Duboin le disait déjà dans les années 20 à 30. Les TICs ont rendu la chose évidente.
En fait, il faut dire « devraient avoir rendu la chose évidente » car
tout le système économique est encore basé sur la production. Très peu
de politiques ont compris que l’enjeu est là : transformer l’économie
productiviste en économie distributive. La campagne de 2007 basé sur le
mythe de la croissance productiviste va, d’après moi, rester dans les
livres d’histoire comme un modèle d’aveuglement et de ringardise.
Je pense qu’il est très difficile de mesurer le phénomène. C’est un peu
comme la dégradation des rapports maître-élève à l’école. On sent bien
que les choses vont mal mais on a pas d’instruments de mesure.
J’ai vécu une situation humiliante qui va dans ce sens.
J’étais à un repas avec de jeune collègues de mon entreprise tous
informaticiens à bac+5. Pendant le repas, se pose un problème de
vocabulaire. On m’interroge, je réponds en rajoutant quelques
précisions étymologiques, quelqu’un fait un trait d’esprit sur
l’inutilité de ce genre de savoir, surpris je leur signale que c’est
eux qui m’ont posé la question mais, rien faire, plusieurs personnes
tournent en dérision ma culture inutile... Je laisse tomber ce débat perdu
d’avance. Quelque jours plus tard, je lis le passage de Sarko sur la
Princesse de Clèves... L’exemple vient de haut !