« c’est le coté film pour ado, pas trop d’horreur, limiter la violence pour un film familial, faire simple »
C’est juste. Mais il faut savoir que le film a été purgé de toute scène délicate à la demande des producteurs pour l’exploitation en salles (dans le but, il est vrai, d’attirer un public plus familial et donc de faire un maximum d’oseille ; cette pratique scandaleuse est de plus en plus fréquente).
Cela dit, le DVD proposera la version initiale telle que McG l’avait en tête, une version director’s cut que l’on annonce bien plus violente et pessimiste que le montage destiné aux salles.
En fait, Hollywood a trouvé le truc pour augmenter ses bénéfices dans le cadre de l’exploitation d’un film : proposer d’abord dans les cinémas une première version édulcorée pour faire venir les familles, et sortir ensuite un DVD « unrated » (non censuré) sur lequel vont se précipiter les fans « hardcore », plus exigeants, qui ont été frustrés par le premier montage.
C’est surtout la mise en scène qui m’a surpris, me concernant. Avec le dénommé McG aux commandes, responsable des atroces Charlie’s Angels, je m’attendais à une infâme bouillie visuelle dans la lignée de Transformers de Michael Bay. Eh bien, c’est loin d’être le cas ; le réal’ se permet même quelques passages assez virtuoses (le fameux plan séquence de l’hélicoptère qui se crashe). Bon, il est clair que McG a beaucoup maté Les Fils de l’homme d’Alfonso Cuaron avant de réaliser ce Terminator, mais ça reste quand même une agréable surprise.
Ah parce que c’est de la faute des Juifs, des sionistes et d’Israël si un jour, dans le RER D, une fille paumée a fabriqué de toutes pièces un mensonge selon lequel elle s’était fait agresser par des Arabes parce qu’elle était Juive ?
Voilà le genre de raccourcis qui montrent bien que l’on ne peut pas vous prendre au sérieux, que Dieudonné et sa clique sautent sur tout ce qu’ils peuvent pour pourfendre les Juifs sans chercher un seul instant à être constructif.
Si j’ai choisi cet avatar, ce n’est pas pour clamer mon admiration envers l’impérialisme américain dont je serais un fervent défenseur mais, plus simplement, parce que je me retrouve un peu dans le tempérament de ce personnage de John MacLane.
Sinon, ayez bien en tête que, dans sa croisade antisémite, Dieudonné instrumentalise la cause palestinienne et tous les gens sincères qui la défendent. Celui-ci n’en a que faire des Palestiniens et de leur revendication légitime d’un état palestinien digne de ce nom. Dieudonné hait les juif avant d’aimer la Palestine. Et il les hait tellement qu’il se lie avec tous les alliés possibles pouvant avoir quelque chose à réprocher à Israël. Si le club de tango guigampais avait eu une dent contre les Juifs, Dieudonné se serait alors associé à ce club en se fichant complètement de lui, se félicitant simplement d’avoir trouvé un allié de circonstance. Pour lui, les Palestiniens sont justes des partenaires de passage dont il se sert pour enfoncer ces Juifs qu’il exècre en bon parano antisémite et négationniste qu’il est. Voilà ce qu’il l’intéresse : casser du juif, rien de plus. La Palestine, il n’en a rien à cirer. D’après vous, pourquoi le Hamas s’est-il désolidarisé de ce sinistre bouffon ?