« vous parlez de choses dont vous ignorez visiblement tout »
Oui, c’est ça, balayez mes propos d’un revers de la main avec ce « vous parlez de choses dont vous ignorez visiblement tout ». Ce n’est pas du tout la solution de facilité... Je pourrais en faire autant concernant les vôtres en retorquant « vous parlez de choses sur lesquelles vous ne savez visiblement rien », mais je me contenterai de dire : Il est difficile d’avoir ce genre de conversation avec un passéiste qui n’a sûrement jamais écouté le moindre disque de musique électronique sorti entre 1994 et 2009...
« Dieudo l’humoriste & Coltrane le saxophoniste traitent tous deux du même sujet : le racisme. Mais toi tu vénères l’un et haït le second. Tu dois pas être à une contradiction près. »
Bon, exceptionnellement, je vais répondre.
Effectivement, je n’aime pas Dieudonné (pour lequel je n’ai aucune haine, sache-le, juste du mépris) et j’adore John Coltrane. Tu vois là une contradiction ? Eh bien, sache que ce n’en est pas une du tout. Je vais t’expliquer pourquoi. Parce que Coltrane a sorti au milieu des années 60 un album plein d’amour et d’élégance qui s’appelle « A Love Supreme », considéré légitimement comme l’un des plus beaux disques de toute l’histoire du jazz. Quand j’écoute Dieudonné, en revanche, son affreux air de flûte extrémiste semble provenir tout droit d’un album que j’appellerais « A Hate Supreme ». Bref, entre ces deux productions musicales, le mélomane positif que je suis fait vite son choix... Et si « A Hate Supreme » est un disque pestiféré, je ne suis nullement coupable. Que l’artiste s’en prenne à lui-même...
Il fallait bien qu’un histrion vienne caser le nom de Dieudonné dans un article consacré au rock progressif. J’ignore s’il faut en rire ou en pleurer...
« Steve Reich, influencé par la techno ? Mais vous êtes malade ! C’est quelqu’un qui a plus de 70 ans aujourd’hui »
Il compose toujours, Monsieur, malgré son âge avancé. Sa carrière ne s’est pas arrêtée en 1972... Vous savez, au-delà de cette date, des artistes ont continué à faire de la musique, tandis que d’autres ont continuer à faire évoluer la leur.. Sinon, je confirme mes dires : sa production des années 2000 a pris en compte le parcours de la techno, laquelle est sortie progressivement des boîtes de nuit pour devenir une musique plus abstraite, plus « carrée », plus intellectuelle, bref plus susceptible d’intéresser des compositeurs comme Steve Reich (cf. le genre que l’on appelle « electronica »).
Tout ceci existe aussi dans les romans à la Tom Clancy et les films d’espionnage hollywoodiens. D’ailleurs, quelque chose m’amuse dans votre post : l’expression « mensonges d’Etat » que vous utilisez est le titre d’un film de Ridley Scott qui est sorti dernièrement et dans lequel le personnage principal doit déjouer un complot menaçant la planète. Allez, avouez que vous allez beaucoup au cinéma, vous !