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jullien

La liberté, c'est le droit de dire que deux et deux font quatre.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/07/2010
  • Modérateur depuis le 03/06/2013
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Derniers commentaires



  • jullien 19 décembre 2009 16:46

    Nihil novi sub solis...
    Il est intéressant de constater à quel point les êtres humains se comportent de façon identique au cours du temps. Dans les années 1930, on parlait déjà de crise de civilisation... Comme le malthusianisme ou les propos sur le « pseudo-bonheur individuel », l’expression « crise de civilisation » est un poncif des temps de crise tout court.
    L’explication est plus simple : les gens qui ont connu la crise de 1929 et ses conséquences avec les souffrances entrainées par elles étaient plus prudents quand à la prise de risques et plus méfiants envers les banquiers et les spéculateurs. Mais le temps a passé et la direction des affaires économiques ou politiques est par la force des choses été remis à des personnes ne les ayant pas vus de leurs propres yeux. Les précautions, les tabous et les prudences développés par les générations précédentes sont apparus aux yeux des nouvelles comme des vieilleries inutiles et ont été abandonnés. Convaincus qu’ils arriveraient toujours à s’en sortir, les financiers n’ont pas prêté attention à leurs erreurs jusqu’au jour où les conséquences de celles-ci sont devenues trop lourdes pour qu’elles puissent être réparées sans difficultés.
    J’ai une bonne nouvelle : nous n’aurons à supporter dans l’avenir immédiat que les conséquences de la crise financière de 2008. Des pommes pourries peuvent encore tomber mais la tempête est terminée. Après quoi, les gouvernants et les gouvernés rendus plus prudents par l’expérience seront plus sages. Puis la génération suivante recommencera...



  • jullien 19 décembre 2009 16:03

    L’auteur a écrit « Une glaciation c’est 150 000 ans minimum pour une variation de 10°C, soit 0,0001 °C par an maximum ».
    Petite erreur qui consiste à croire qu’une glaciation est un phénomène linéaire : en réalité, le passage d’une période climatique à une autre se fait en quelques décennies. Et c’est négliger les variations au cours d’une même phase.



  • jullien 12 décembre 2009 13:27

    Petite correction : le droit au travail et le droit de propriété sont tous deux garantis par le bloc de constitutionnalité (préambule de la constitution du 27 octobre 1946 pour l’un, déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen pour l’autre).
    Par ailleurs, il serait intéressant de donner plus d’information sur le conflit lui-même afin de savoir dans quelle mesure il fait jurisprudence.



  • jullien 28 novembre 2009 14:13

    La réaction de Frank2012 est un bon exemple : si les peuples des états membres de l’Union Européenne ne votent pas toujours comme le voudraient les partisans de l’unification européenne, c’est parce qu’à leurs yeux l’Union Européenne n’a pas que des bienfaits.
    En pratique, c’est sans importance : on ne leur demande leur avis que pour la forme.



  • jullien 28 novembre 2009 12:21

    Je commence par un rappel de ce que j’ai écrit hier sur le fil sous l’article « l’apostasie européenne ».
    Le mot Europe désigne d’abord un espace géographique, le sous-continent européen (ou le continent pour les tenants de la géographie traditionnelle). Les limites attribuées à ce sous-continent sont habituellement la mer Egée, l’Atlantique, l’Arctique et l’Oural.
    Le nom d’Europe désigne aussi une civilisation à laquelle on a attribué le nom de l’espace géographique qu’elle occupe.
    Enfin, ces dernières décennies, un projet politique est apparu prônant l’unification de cet espace ou de cette civilisation (l’ambiguïté du projet explique les empoignades sur la « vocation » de la Turquie à rejoindre l’Union Européenne) en une seule entité politique.
    Ce projet politique s’appuie sur des croyances et des représentations qui le sous-tendent et le justifient. En particulier, les partisans de l’unification européenne sont convaincus que tant que « l’Europe » sera divisée en nations souveraines, celles-ci se déchireront dans d’horribles guerres et que seul leur regroupement peut amener la paix, la liberté, le bonheur et la prospérité aux Européens. Cette croyance n’interdit pas une deuxième croyance qui veut que les nations européennes seront écrasées par la mondialisation de l’économie si elles ne s’unissent pas.
    Les partisans de l’unification européenne s’inscrivent dans le cadre de la philosophie libérale, ce qui oblige à préciser que le mot libéralisme est souvent employé hors de propos sur Agoravox et ailleurs. Le libéralisme est un courant de pensée souhaitant assurer le bonheur des individus en les rendant les plus libres possibles, en garantissant leurs « droits fondamentaux » et en limitant le pouvoir de l’état. Le libéralisme comme tout courant de pensée important a attiré à lui des penseurs qui s’accordent sur les principes fondamentaux mais divergent souvent sur les détails, ce qui le rend divers et nuancé. C’est ainsi qu’il y a des libéraux préoccupés de justice sociale (John Rawls par exemple) ou attirés par le socialisme (Emile Durkheim).
    Toutefois depuis la fin des années 1990, le mot libéralisme est souvent employé pour désigner le néo-libéralisme, école de pensée apparue durant la seconde mondiale qui affirme que pour empêcher l’apparition de régimes totalitaires il faut donner le moins de pouvoir possible aux états et le plus possible aux individus et leurs regroupements, notamment dans le cadre du marché libre.
    Les partisans de l’unification européenne se placent dans le cadre du libéralisme pour organiser leur action et parfois dans le cadre du néo-libéralisme. Ce qui explique pourquoi ils ne voient aucune contradiction entre leurs discours sur le démocratie (mot qui se confond dans le monde contemporain avec la démocratie libérale) et leur action politique. C’est là qu’un premier problème se pose dans la mesure où les peuples ne voient que rarement l’intérêt de perdre leur indépendance.

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