Il me semble qu’ils savaient dès le départ qu’une crise aller apparaitre et n’ont rien dit pour pouvoir contrôler la manière de nous la présenter afin d’apporter leurs solutions. Ils ne se sont pas rendu compte que la crise était systémique parce que dans leurs écoles cela n’est pas possible.
On supprime la parité entre les monnaies (fin Bretton Woods en 1971), on empêche les états de l’émettre moyennant des taux supérieurs, on privatise tout ce qui est lucratif, on désindustrialise en laissant partir des machines-outils dans des pays du sud contre main d’oeuvre pas chère pour plus de profits, on effectue des cadeaux fiscaux aux oligarchies et nous nous retrouvons avec une possibilité d’Europe fédérale « indépendante » des populations pour cause de faillites des Etats.
La où je ne te rejoins pas Caleb c’est dans ta vision géopolitique. Le but d’une oligarchie est me semble-t-il de le rester. Pour cela il faut maitriser la population en nombre et faire en sorte qu’elle soit assez bête pour réagir comme du bétail d’où une culture associée débilisante. Or aujourd’hui, cette oligarchie n’est pas d’accord entre elle sur la marche à suivre pour son contrôle planétaire. Une partie souhaite délocaliser le centre de l’empire financier de la City vers un pays émergent du BRIC ( en reconstruisant une économie qui décimera la population de manière « douce » et volontaire) entre autre et l’autre partie veut conserver le centre à la City avec en tête la reine. Sachant que l’Asie se développe et que la zone transatlantique s’effondre, notre option ne me paraît pas être la non inquiétude parce que la seule solution pour que le centre du système financier monétariste reste à Londres est une guerre totale comme au XXe siècle.
D’autant que cela fait 40 ans (fin des accords Bretton Woods le 15 août 1971) qu’il y a décroissance pour les populations de la zone transatlantique. La seule croissance est celle de la finance. Comme on le voit avec cette crise une croissance virtuelle car même leurs plans de sauvetage ne font rien de moins qu’empirer cette crise au point que les russes ne veulent pas donner au FESF et que la Chine négociera peut être (et c’est même pas sûr). Il n’y a qu’à voir la Russie post soviétique et les mesures du FMI pour voir les effets de telles mesures, décroissance, baisse de population au point d’être incapable d’occuper son territoire (immigration chinoise en Sibérie), pauvreté accrue et sentiment que c’était mieux sous l’URSS.
Il faut dire non à la décroissance et oui à la croissance de l’économie physique.
La crise arrive à son point de non retour. Soit une vaste coopération contre les intérêts de la City de Londres et Wall Street ( cet empire financier construit sur les ruines de l’empire colonial britannique qu’est devenu le commonwealth) renforce la paix mondiale soit une guerre plus destructrice que celles du XXé siècle nous attend. Le but est de réduire la population de 7 à 1 milliards maximum. Comme nous refusons de nous soumettre, surtout la Russie, la Chine et l’Inde, à la manière douce et volontaire de dépopulation alors ce sera la guerre dont les préparatifs sont en cours. Les nouveaux balkans sont l’arc de crise allant de la Libye jusqu’au Pakistan et dont les détonateurs seront la Syrie et l’Iran. La finance internationale s’effondre avec la zone transatlantique et l’occident tandis que l’Asie se développe et menace de faire basculer le centre de gravité de cette mondialisation à l’est or la monarchie britannique n’entend pas de cette oreille la musique : le centre de l’empire devra rester à Londres ou ne sera plus.
C’est surtout libérale qui me pose problème parce que capitalisme et démocratie sont trés flous. Comment définirais-tu une démocratie et le capitalisme ? Existe-t-il qu’un seul modèle de chaque ?