Je crois que le consommateur est en droit d’exiger une
certaine qualité du produit qu’il achète.
Je crois que le consommateur doit avoir le choix dans une
gamme la plus étendue possible pour tout produit qu’il envisage d’acheter.
Et, lorsque je dis « je crois », ce n’est pas l’équivalent
de « je suppose » ou « il me semble ». Non.
Je ressens profondément la nécessité de pouvoir exiger la
qualité autant que celle de pouvoir choisir, parce que j’ai vécu dans des pays
où cette possibilité n’existait pas ou était illusoire.
Nous sommes, en France tout particulièrement, férus de liberté.
Cette liberté ne peut exister que dans la mesure où un vrai choix est possible.
Bien évidemment, j’admets qu’à chaque produit, à chaque
qualité corresponde un prix, des contraintes et des avantages différents des
autres produits et des autres qualités.
Je sais aussi qu’un choix implique presque toujours un
sacrifice.
Mais je tiens à jouir de ma liberté, donc à exercer mon
choix selon mes critères, critères qui ne sont, d’ailleurs jamais immuables.
Quoiqu’il paraisse impossible de différencier différentes
sortes d’électricité au moment où on en utilise, puisqu’une fois mise en réseau
il n’y a plus qu’une seule qualité d’électricité, chaque façon de produire de l’électricité
possède ses qualités propres, ses avantages, ses inconvénients et son prix.
Il serait normal que chaque individu puisse, à son gré et
selon ses besoins et ses moyens, choisir son électricité selon son mode de
production particulier.
J’irai plus loin que l’auteur en permettant à un
consommateur qui voudrait n’utiliser que de l’électricité photovoltaïque, par
exemple, d’avoir la garantie qu’il ne lui serait fourni aucune électricité
provenant d’un mode de fabrication différent.
C’est réalisable puisque l’Edf peut à tout moment savoir de
combien d’électricité de telle provenance elle dispose, et, à la condition
unique de ne pas dépasser ses disponibilités. Quand l’Edf n’aurait plus d’électricité
d’origine photovoltaïque, eh bien, elle ne fournirait plus les clients qui lui
ont demandé ce genre d’exclusivité.
De la même façon que lorsque mon fournisseur de Pauillac
préféré n’a pas fait son réassort, je m’en passe.
à MarcDS qui s’exprime
au nom de « la nécessaire réduction
de la demande énergétique »
Il n’est pas utile de réduire actuellement la demande
énergétique de façon drastique, puisque, outre les énergies dites « renouvelables »
et les fossiles, nous pouvons tirer l’énergie nécessaire à notre civilisation
industrielle de la fission nucléaire.
Si nous parvenons à sortir la fusion nucléaire des
laboratoires pour la hisser à l’échelle industrielle, aucune restriction énergétique
ne sera nécessaire.
Cela dit, la fusion ne pourra peut-être pas être réalisée à
l’échelon industriel et nous arriverons à la fin des fossiles et des fissiles.
C’est à envisager, en effet, car quand on veut donner dans
le catastrophisme, rien n’est inimaginable.
Mais cela ne se produira pas avant plusieurs milliers d’années.
D’ici là, nos générations futures auront eu le temps de
trouver de nouvelles sources d’énergie.
Ce n’est pas faire preuve d’un optimisme délirant que de
faire confiance à nos chères générations futures : l’homme a toujours su s’adapter
aux conditions nouvelles et inventer ce dont il a eu besoin pour augmenter son
bien-être et son confort. Je ne vois rien qui puisse me faire croire que les
générations futures seront moins intelligentes que les générations présentes et
passées.
Et si, malgré tous mes espoirs et mes belles paroles, nous
arrivions à la fin des fossiles et des fissiles, sans rien pour les remplacer ?
Eh bien, il sera toujours temps de revenir à la draisienne,
à la marine à voile et à la traction animale.
Mais, pour les milliers et les milliers d’années à venir, je
tiens à ce que les descendants des arrière-arrière-petits enfants de mes
petits-enfants puissent vivre confortablement et voir s’allonger encore leur
espérance de vie en même temps que s’éloigne l’âge de la vieillesse.
Savez-vous qu’en France, parce que nous y bénéficions d’une
énergie abondante, fiable et peu chère grâce au nucléaire, l’espérance de vie à
la naissance c’est encore accrue de deux mois en 2009 ?
Quant à l’honnêteté intellectuelle, sachez qu’elle commence
par respecter son interlocuteur en répondant sur son sujet et non en choisissant
un échappatoire hors sujet.
à Halman qui a dit : « Le
cout de l’entretien d’un champs d’éoliennes est surement ridicule comparé à
celui d’une centrale nucléaire et de toute l’infrastructure délirante pour la
gestion des déchets radioactifs mortels sur des dizaines de milliers d’années. »
1.- le coût du kilowattheure nucléaire est très inférieur à
celui de l’éolien, donc la première partie de votre remarque est sans valeur ;
2a.- il ne faut que quelques centaines d’années pour ramener
la radioactivité des « déchets nucléaires » au niveau de celui de la
radioactivité naturelle, et, pendant ce temps-là (et même bien longtemps après)
ils sont mis hors de portée par vitrification moléculaire ce qui, à l’intérieur
de leur protection d’acier et de béton spéciaux, les rend inoffensifs pour l’environnement ;
2b.- comme je le faisais remarquer à Yaka, les Rnr
permettent de consommer la quasi-totalité des « déchets nucléaires » ;
bien que le parti politique Les Verts aient réussi, en exerçant un chantage
électoral, à faire détruire SuperPhénix, cette technologie est étudiée par
plusieurs pays : en somme, Les Verts n’ont réussi qu’à faire perdre à la France
l’avance technologique qu’elle avait dans ce domaine, mais ils n’ont,
heureusement, pas arrêté le progrès.
à Yaka qui a dit : « Il faut jouer sur tous les terrains, alors laissez les
constructeurs d’éoliennes installer des éoliennes et les entreprises
d’isolation thermique isoler les maisons. »
J’apprécierais hautement que l’État, tout du moins en France,
laissât les constructeurs d’éoliennes installer leur moulins à vent sans les
subventionner et sans contraindre l’Edf à acheter leur production à un
prix prohibitif même lorsqu’elle n’en a pas besoin – parce que obliger l’Edf à
acheter, très très cher, une électricité qu’elle jette aussitôt choque mon sens
de la logique.
Obliger quelqu’un à acheter une fourniture dont il n’a nul
besoin s’apparente au racket.
à Yaka qui a dit : « Le nucléaire émet des déchets qui restent radioactifs pendant des
milliers d’années, dont le traitement est très couteux. Ce problème ne peut
être mis de côté aussi facilement. De plus, le risque d’une catastrophe
nucléaire n’est jamais nul. »
1a.- tout, sur notre planète, est radioactif depuis l’origine
et toute la planète restera imprégnée de radioactivité jusqu’à la fin de sa vie
(prévue dans quatre ou cinq milliards d’années) ;
1b.- les « déchets radioactifs » retrouvent une
radioactivité du niveau de la radioactivité naturelle au bout de quelques
centaines d’années ;
1c.- le coût du traitement des « déchets nucléaires »
n’empêche pas de fournir l’électricité la moins chère, après celle obtenue par
la combustion du charbon ;
1d.- les réacteurs à neutrons rapides (type SuperPhénix)
sont capables d’utiliser les combustibles nucléaires en laissant une quantité
infime de produits de fission – curieusement, c’est le parti politique Les
Verts qui a exigé, et obtenu au moyen d’un chantage électoral, la destruction
de SuperPhénix en France, heureusement, d’autre pays travaillent sur la
technologie Rnr ;
2a.- il est de la prudence élémentaire de prévoir qu’un
accident grave se produira un jour ou l’autre dans une centrale nucléaire, c’est
ce qui permet d’en diminuer les conséquences au point de les rendre acceptables
– Three Mile Island, en 1979, a apporté la preuve que l’accident le plus grave
possible pouvait être maîtrisé sans dommage pour les travailleurs, les populations
environnantes et l’environnement ;
2b.- chaque année, les applications du nucléaire dans les domaines
de la sécurité et du médical (diagnostic et soins) permettent de sauver plusieurs
millions de vies humaines.