« Ce qui est souhaitable, c’est que ce drame n’en appelle pas d’autres...et tout doit être fait dans ce sens. » D’accord avec vous, mais le drame de juin 2013 n’est-il pas la mort de tous ces gens que l’injustice capitaliste prive des revenus qui leur permettrait de vivre décemment, de se nourrir et de se soigner. Pensez à tous ces vieux qui ne peuvent même plus acheter leurs médicaments, à toutes ces mères de famille qui n’ont pas de quoi nourrir correctement leurs enfants. Ce drame là, qui s’en occupe dans notre pays pourtant si riche ? C’était l’un des aspects du combat de Clément qui apparaît dans sa biographie. Et qu’en est-il de son agresseur ?
Initialement, de quelle justice peut-on se prévaloir en ce monde n’obéissant qu’à des règles physiques toujours susceptibles d’évoluer ? Si justice il doit y avoir, qu’elle prenne place là où elle sera le mieux à même d’opérer : dans le libre arbitre que chacun est susceptible de cultiver.
Ça aurait au moins comme avantage de nous faire prendre conscience de nos capacités et de nous en saisir, plutôt qu’attendre de la collectivité édifiant entre autres ses impasses idéologiques aboutissant comme on le voit à ces situations conflictuelles et parfois dramatiques, à ce qu’elle assiste chaque individu et opère alors une certaine aliénation systématiquement réductrice d’une bonne utilisation de nos capacités propres... Désolé, c’est pas très clair
En résumé, vivre sa vie plutôt qu’être malfaisant envers autrui.
Mes condoléances aux proches du décédé, car je m’imagine à leur place si mon gamin devait périr si précocement... Qu’importe les idéologies dans ce monde ne suivant qu’un seul sens ? Et ramenant tout à une question de temps ?
Notre insignifiance doit-elle systématiquement être de mise dans les rapports que nous entretenons les uns envers les autres ? Si je n’étais pas si convaincu du caractère périssable de tout ce qui est, je mettrai cet acte et tous ses commensaux au panthéon de la bêtise caractérisée et de notre petitesse. Mais comme rien ne tient éternellement, je m’en contente et vois ceci comme un des aléas de la réalité. Révoltant mais inévitable...
Mais comme nous partageons de toute façon le même milieu ambiant, si celui-ci vient à se dégrader à cause d’une trop forte pollution par exemple, chacun, pris en tant qu’organisme vivant en pâtira.
Ces différences de statuts sociaux escamotent trop ce que nous sommes initialement. Et tendent à nous détourner d’une vision globale des choses, dont nous sommes pourtant capables. Ensuite, ce désœuvrement vital a des conséquences plus ou moins marquées : s’individualiser au point de ne plus voir quelles responsabilités nous font endosser les us et coutumes découlant de nos sociétés collectives.
Si à notre niveau individuel, cela ne porte pas trop à conséquence, il faut bien reconnaître que collectivement, il en va autrement...
En tout cas, comme marco1960 le dit, mieux vaut réussir sa vie que réussir dans la vie !
Cela pèse moins sur l’environnement, et conséquemment sur notre qualité de vie... moins aliénée par le fatras que représente notre mode de vie consumériste et excessif à beaucoup de point de vue.
En outre, est-ce que les classes moyennes aisées de gauche ou de droite développent plus leur talents humains, confinées dans leur aspiration à réussir matériellement ? À elles de mesurer où elles en sont, mais je doute que les consommateurs à hauts niveaux de revenus se sentent en phase avec leur milieu ambiant. La course à la consommation ne traduit-elle pas plutôt un malaise ?
Mais quel que soit l’horizon, il ne tient qu’à nous, individuellement, d’apprécier ce don que la nature, ou les lois physiques, ou ces deux choses ensemble et tout le reste, nous ont accordés, si peu banal au sein de l’univers connu.
Vivre ! Si dérisoire et en même temps si merveilleux.
Cette capacité à ressentir, et pouvoir procréer...
Les enfants vivront moins bien que nous ? Mais au moins y prendront-ils part, c’est au moins ce que je leur souhaite, et qu’ils reconnaissent la valeur de la vie plutôt que d’autres trucs futiles...
Voilà bien selon moi de quoi se réjouir, bien que cela soit temporaire !
L’humain sachant relativiser, il ferait bien d’arrêter de voir des périls là où ne sont que les évolutions ou aléas naturels des choses.
En tout cas, ça me permet de me dire qu’à l’instar de ma naissance restant ma valeur initiale, ma vie, mon capital propre, et son terme comme valeur finale viendront clore une période d’existence que j’espère bien ne pas banaliser, comme nos habitudes nous portent à le faire...
Les périls restent eux une manière d’interpréter les choses, et connotent nos réflexions et appréciations d’une défiance qui n’a pas lieu d’être...
Quelqu’un a-t-il déjà vu autrui échapper à sa destinée ? Moi non.
Autant donc s’enchanter de notre existence présente (si éphémère), plutôt que se lamenter sur des périls banalisant notre anxiété, et que la plupart des traficoteurs (groupes d’intérêt économique, extrémistes religieux de n’importe quelle obédience, partis politiques genre FN ou approchant en mal de responsabilité...) manipulent à leurs propres fins.
Ils instaurent ainsi la banalisation d’habitudes qui leur sont profitable, alors que la vie elle même n’a rien d’anodin et pourrait être bien mieux usitée que ce à quoi nous nous employons.
Enfin, passons, si nous ne sommes bons qu’à pourrir nos existences et accessoirement l’environnement, ou noircir quelque chose de tellement exceptionnel qu’on se demande si nous sommes les seuls dans cet univers, je laisse ça à ceux qui pensent que la vie n’est qu’une chose de peu de valeur, et tant pis !
Relisant le flot de commentaires, je suis retombé sur le mien du 27 mai à 18h15. Il débutait ainsi : « « vont ruiner nos sociétés » Oui ? Et après ? ». Et là, je vois : votes -7, 2 positifs et 7 négatifs.
Je ne pensais pas que ma sortie allait récolter ce score !
Évidemment, faire preuve de fatalisme n’est peut-être pas la chose la mieux perçue. C’est même flagrant ici. Mais m’appuyant sur ma perception des choses, j’estime quand même que l’organisation que nous transposons à la simple mécanique physique animant la vie sur terre est hélas bien mal orientée.
Comment puis-je nier que notre mainmise a développé au sein de l’environnement des conséquences au moins néfastes, et parfois même létales sur la faune, ou la flore, ou la cohérence d’un milieu se suffisant à lui même tant que nous ne mettons pas notre grain de sel dedans ?
Tant pis si cette vision des choses emporte peu d’agréement, mais je trouve quand même que nous sommes bien présomptueux à vouloir dompter un milieu ambiant qui nous a initialement enfanté ainsi que toute la diversité vivante, inerte, physique et cætera et qui selon toute vraisemblance devrait poursuivre son mouvement pour longtemps encore. Je ne m’appuie ni sur des travaux collectifs (scientifiques ou autres) pour constater la réalité qui me saute aux yeux...
Et donc, si société humaine il y a, je suis bien forcé de constater qu’elle canalise à son profit (plutôt insensé pour moi) un milieu restant soumis à des équilibres dépassant largement n’importe quelle influence humaine.
Ne niant pas plus la brièveté de l’existence humaine, j’en conclus que ces civilisations portant à mon sens bien mal ce substantif, ont des incidences dont, à mon échelle, je ne vois pas bien le bénéfice dans le cadre de la pérennité vitale.
De réalité, il n’y en a qu’une. Après, à chacun ses interprétations, mais on ne m’otera pas de l’idée que chacun va au bout de sa vie, et qu’il est bien dommage d’édifier un système aussi pervers que « le nôtre » pour aboutir d’une manière ou d’une autre à la même finalité ! Je me dois de la respecter, tout comme mon existence ici bas