Merci à l’auteur pour son article. Je suis entièrement d’accord avec l’idée qu’il faut modifier radicalement notre mode de vie par souci de ceux qui pâtiront les premiers du réchauffement climatique, qui en pâtissent déjà, comme les africains. Ces peuples sont le berceau de l’humanité, ils ont vécu en harmonie avec la nature depuis des centaines de milliers d’années et nous sommes en train de les massacrer en asséchant leurs sols, en dénaturant leur agriculture vivrière au profit de nos consommations de luxe (bananes, café, chocolat), en confisquant les céréales pour nourrir des pauvres bêtes que nous mangeons à peine sont-elles nées.
Je suis sidérée par le négationnisme qui sévit encore, avec des gens persuadés que 90% des scientifiques de la planète sont des escrocs au service d’une dictature écologique mondiale. J’aimerais bien comprendre pourquoi ces gouvernements fanatiques protègent aussi bien les intérêts de Monsanto, se couchent devant la FNSEA et soutiennent mordicus la croissance et l’industrie automobile. Seraient-ils totalement schizophrènes. Ou bien les négationnistes n’ont-ils pas une tendance très naturelle à confondre leurs intérêts individuels avec l’intérêts collectifs ?
C’est intéressant d’élargir ce débat à la co-responsabilité. A quel point sommes-nous responsables pour les autre ? Sommes-nous coupable de ne pas avertir ceux qui prennent consciemment ou inconsciemment des risques importants ?
Par exemple, cela m’est arrivé une fois de voir quelqun manipuler de l’amiante et de ne pas l’avertir que c’était très dangereux. Je pense que je devrais normalement au moins payer une amende pour cela.
De la même façon, on devrait normalement avertir les gens quand ils font du mal aux autres sans s’en rendre compte. Pour qu’ils puissent ensuite faire clairement le choix de faire du mal ou d’arrêter, mais sans se voiler la face. Malheureusement, ce genre d’avertissement est en général pris comme une agression et coupe court à la discussion.
Une question importante accessoire au carpe diem est celle de savoir s’il faut encore faire des enfants ou pas.
A priori, si l’avenir est bien le cauchemard que nous apercevons droit devant, il vaut mieux limiter les naissances.
Vous pouvez tous faire énormément de mal au capitalisme, sans la moindre violence. Il suffit de consommer le moins possible. C’est le cauchemard de Wall Street !
Ou bien faisons comme les poules de Chicken Run : pour ne pas passer à la moulinette, arrêtons d’engraisser. Refusons le grain qu’il nous tendent. Car ils savent bien par où ils vont nous le reprendre.