Titre absurde, pour ne pas dire niais. C’est la société qui corrompt, donc changeons de société ? Ceci dit, qui veut faire l’ange fait la bête, et c’est bien ce à quoi aboutissent régulièrement les partisans de sociétés « justes et fraternelles », communisme, anarchisme et tutti quanti, dérivant automatiquement vers totalitarisme, corruption et dictature, au nom du bien évidemment. Pour être moins neuneu, le titre devrait être « la société corrompt, donc supprimons la société », ce qui deviendrait peut-être intéressant à lire.
Déformation, désinformation, réécriture de l’histoire.
Salvador Puig i Antich a été condamné pour le meurtre d’un « guardia
civil », et non « pour avoir milité dans des commissions ouvrières »(supposées
sans doute bien propres et démocratiques). Il faisait partie du « Movimiento
Ibérico de Liberación » qui menait des actions armées. Que les preuves ne
soient pas convaincantes est une autre question. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_Puig_i_Antich
La mort par « garrote vil » était, en théorie,
très rapide, par écrasement du larynx et des vertèbres cervicales, si le
bourreau faisait correctement son métier. Ce qui n’était pas toujours le cas.
Mais affirmer que la victime mourrait « lentement étouffée » est juste
une opinion orientée. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Lacet_%C3%A9trangleur
Fusillé « simplement par qu’il était protestant ».
C’est tout à fait surprenant, car parmi tous les crimes attribués au régime
franquiste par ses adversaires, celui-ci avait été apparemment oublié. Il est
vrai que cela devrait plaire aux socialistes revanchards actuels qui sont en
train de réécrire l’histoire, en particulier en multipliant sans vergogne le
nombre des victimes supposées de Franco(Comme l’avait fait le Parti Communiste
français). Franco détestait les communistes et les maçons, mais, à ma
connaissance, n’ a jamais fait condamner un Espagnol pour sa religion, qu’il
soit juif, musulman ou protestant. Peut-être le père de ce réfugié faisait-il
partie de ces Espagnols qui rentraient en Espagne, armés, en espérant provoquer
un soulèvement contre le régime. Ou bien avait-il un dossier chargé pour son
action pendant la guerre. Quoiqu’il en soit, il existe une archive du jugement,
et c’est elle qu’il serait intéressant de consulter.
« Plongée dans l’hypocrisie alimentaire d’un Führer qui
mangeait des légumes pendant que l’Europe était à feu et à sang. »
Monsieur di Bella di Santa Sofia fait de la littérature, et n’hésite pas à utiliser les formules choc.
Formule choc, ou formule ridicule ?
Comment être capable de manger des légumes « pendant
que l’Europe… » ? Voilà une circonstance particulièrement aggravante
du cas Hitler, qui au lieu de manger de la viande bien saignante(voire crue ou
à point comme moindre péché), mange des légumes « pendant que l’Europe… » .
Citée pour renforcer un jugement mille fois répété sur le monstre, et qui ne
fait qu’enfoncer une porte béante.
Hitler était végétarien, voilà le fait. Par hypocrisie
supposée, c’est de la psycho à deux balles niveau moraline de Café du Commerce.
Avec mise en scène ? Certes, mais ce n’est pas ce qui remet en question la
sincérité de son végétarisme (ou végétarianisme pour les philologues)
Détail : « Pas d’épices, peu de sel. Tout était
fade, comme pour punir le palais. » selon une soi-disant citation de
Margot Woëlf, sa goûteuse. D’où vient donc cette citation ? Car en voici
une autre, de la même personne, trouvée
dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Margot_Woelk
: « La nourriture était bonne, très bonne. Mais nous ne pouvions pas
l’apprécier ». Donnez donc la référence de vos citations, monsieur di Bella di Santa Sofia.
« expliquer …
aurait pu être perçu comme une remise en cause de la parole de la
plaignante »
Curieuse indulgence !
Pour un journaliste, rendre compte de faits (et non
« expliquer. Mais même s’il s’agissait d’expliquer, cela vaudrait le même
commentaire), n’est pas facile du moment que le contexte est « aussi
sensible ».
Ainsi, le journaliste serait excusable de ne pas remplir sa
mission s’il risquait de s’exposer à des réactions plus ou moins virulentes de
certains milieux.
Indépendamment du sujet traité, il s’agit bien dans ce cas
de « faillite
médiatique » et de « journalisme dévoyé ».