Si je comprends bien les gens qui optent pour le PCRA seraient des idéalistes qui attendent que leur moitié se montre. Ce serait une façon pour eux d’éviter une déception ou une désillusion qui pourrait survenir dans une relation de couple. De quoi auraient-ils peur ? De souffrir ? de se tromper ? de se rendre compte qu’ils ne sont pas doués pour la relation de couple ou que le couple idéal auquel ils aspirent n’est qu’une chimère.
Quand deux êtres libres se rencontrent dans le cadre que vous définissez, que se passe-t-il ? Il me semble que la relation serait intense et également éphémère ! Pourront-ils vivre sous le même toit tout en étant libre ? Pourront-ils s’engager dans l’achat ou la construction d’une maison ? Pourront-ils envisager de fonder une famille ? Est-ce que l’arrivée d’un enfant ne va pas saccager leur belle relation ! La mère exténuée, sentant bon le lait, ayant les traits tirés par les heures passées au chevet de son nouveau-né, préoccupée par les rougeurs apparaissant ici et là sur la peau du bébé, s’inquiétant des kilos qui alourdissent ses hanches...serait-elle toujours perçue comme un être libre, où serait-elle devenue un amour ancillaire ? Le quotidien n’a pas de place dans cette relation ! Elle me fait penser aux contes de fées, cela nous fait rêver mais nous savons bien que ces histoires ne dépasseront jamais le cadre du livre.
D’après ce que j’ai compris, les accords donneraient lieu à une sorte de règlement intérieur de la vie de couple. J’aurais l’impression, si je devais mettre en place des accords dans ma relation, de ramener du travail à la maison ! Par ailleurs, ce n’est pas gagné car un des partenaires peut avoir une sainte horreur des discussions « prises de tête » ? Je pense que les accords dès le début d’une relation ferait fuir le partenaire, il aura peut-être le sentiment ...qu’il n’y a pas de sentiment mais de froid calcul destiné à nous protéger des assauts de ce dernier !
Au de-là de la pureté de ses sentiments, ce qu’il m’assurait en s’abstenant « de la moindre pression en vue de la réalisation de son désir sexuel », c’était la véracité de ses sentiments. Comme on ne faisait pas l’amour, on mettait des mots sur ce qu’on ressentait, on disait à l’autre ce qui chez lui nous rendait heureux.
Il m’a été ou il m’est ? encore difficile de nouer une relation avec un homme car évidemment il n’est plus question d’amour courtois.
Tu as raison Lucadeparis. Honnêtement, j’aurais dû écrire « parce que » au lieu de « bien que ». Je n’ai pas voulu prendre le risque de perdre le regard qu’il posait sur moi et dans lequel je me découvrais comme un être particulier et aimable. Je me suis mise à m’aimer quand il m’a aimé.