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Mango

Mango

Enseignante spécialisée (handicap mental), et avant ça : lycéenne (philo, lettres), caissière, auto-stoppeuse, vendeuse de sandwichs dans le métro, serveuse, secrétaire de direction, assistante dentaire, tour opérator, chef d’entreprise, assistante de tourisme, monitrice d’auto-école... et accessoirement : mère de famille nombreuse, épouse, ex-épouse, maîtresse, comptable, blanchisseuse, intendante, cuisinière, éducatrice, dresseuse d’animaux, femme de ménage, juriste, diététicienne, esthéticienne, premiers secours, amie de toujours, bonne copine, amie de toujours qui accueille les bonnes copines... Tout ce qu’une femme se doit de faire sans faillir, et aussi : diplomate (par nécessité), polyglotte (par don), aventurière et provocatrice (par goût). Humaniste (par "naïveté" ???). En tous les cas, VIVANTE (par curiosité).

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Derniers commentaires



  • Mango Mango 26 novembre 2007 21:31

    @ Saï je vous emmerde, vous et votre « candeur touchante ». J’emmerde votre suffisance, votre arrogance de donneur de leçons,mais je serai là le jour où l’un de vos momes, enfant, petit enfant, arrière petit enfant, se fera jeter de partout parce qu’il n’est pas dans le moule, et vous n’aurez pas -pour combien de temps encore ?- à me verser un bakchisch pour que j’accepte de m’en occuper.

    Vous n’avez besoin de rien, ni de personne ! Tant mieux ! Mes gosses ne financeront pas vos couches -confiance, car , bien sûr, vous vous suiciderez civiquement avant de devenir un poids pour la société. Je vous en suis d’avance reconnaissante.

    Cordialement



  • Mango Mango 26 novembre 2007 21:17

    Vous « diaboliser » en vous associant à l’UMP ????

    Tout est dit...

    J’en rirais si ce n’était tragique... L’auteur n’a rien, mais RIEN compris.

    Pourtant, il s’exprime, enfin... Il écrit... Il met des mots les uns à la suite des autres qui ont du sens, mais il semblerait qu’il n’ait pas réalisé quel sens ils avaient !

    C’est fou, non ?

    Oui, en tant qu’enseignante- tardive-, et donc forcément marxiste, je bats ma coulpe...

    Nous avons failli ! Certes, certains déchiffrent encore (que la méthode syllabique soit bénie !), mais l’accès au sens reste problématique.

    Je me lacère mentalement jusqu’au petit linge : c’est flagrant. Ils lisent, ils écrivent, et finissent par s’étonner de ce que ça puisse servir à communiquer, et avec des gens pas d’accord en plus !!! Et voilà-t-y pas que certains se permettent d’interpréter leurs propos !!!

    Non, mais... ça va, oui ???

    « Moi gne gnai gnécrit que ce que moi gne pense tout seul ».

    Eh bien, bravo !

    Maintenant, essaye de rencontrer du monde, ailleurs que chez mémé et au comité d’entreprise de papa, et pense à plusieurs : ça enrichit.

    Mais où va t-on ?

    J’en suis toute ulcérée...

    Bonne soirée quand-même



  • Mango Mango 26 novembre 2007 20:50

    @ Philippe R.

    Merci pour votre soutien. Je reviens à l’instant sur ce fil (emploi du temps de mère de famille nombreuse active et accessoirement infirmière oblige...).

    Je continue : je reviens de la pharmacie où j’ai eu le « privilège » de payer de ma poche 45 euros et des brouettes sur un total de 57, 72 très exactement pour l’ordonnance délivrée par l’hôpital et qui servira à soigner ma fille à domicile. L’antidouleur, les gouttes auriculaires et l’onguent qui soigne l’eczéma purulent causé par une allergie aux adhésifs des électrodes étant considérés comme « de confort »... Tous ceux qui ont souffert d’une pneumopathie et d’une double otite aigue auxquels s’ajoute un eczéma purulent apprécieront.

    Ah ! J’oubliais : une petite trentaine d’euros pour un traitement anti-poux efficace... Eh oui ! Aux urgences pédiatriques (bondées), on était en rupture de rouleau de papier protège-matelas.

    Alors là, voyez-vous, nous avons deux options : râler contre ces « censuré » de fonctionnaires pas foutus de renouveler leur stock de matos à temps, ou ses « censuré » de pauvres pouilleux même pas français des fois qui encombrent et polluent nos belles urgences bien propres, ou s’indigner de ce qu’un traitement anti-poux efficace coûte trente euros non-remboursés (je rappelle que les poux transmettent de redoutables maladies, dont le typhus, tombé en désuétude de nos jours et sous nos cieux cléments, mais il ne demande qu’à se réveiller. Demandez à vos arrières-grands parents, si vous avez la chance d’en avoir- c’est qu’ils sont costauds car ils y ont survécu- : les épidémies de typhus étaient très efficaces, au début du 20ème siècle, pour lutter contre la surpopulation scolaire...). On peut aussi s’indigner de ce qu’un service d’urgence pédiatriques ne soit pas prioritaire pour le renouvellement de matériel prophylactique. S’offusquer lorsqu’on constate que la machine qui permet de contrôler le poul, la tension, et la saturation en oxygène de votre môme est défectueuse, sonne « batterie faible », ne recharge pas, et que la seule solution qu’on vous propose, c’est de couper l’alarme ! Ben voyons ! Sauf que l’alarme se remet en route automatiquement toutes les trois minutes, ce qui ne serait rien, si la machine ne finissait pas par s’éteindre, vous laissant face à un gosse dans le gaz, marbré « blanc-gris-rouge ».

    Moi, j’ai choisi de m’indigner contre un système qui fait des économies de bouts de chandelles sur le dos des retraités, des malades, des enfants, des chômeurs , des rmistes, de ces « privilégiés de fonctionnaires », et se montre flagorneur et magnanime pour les puissants, les riches, les nantis, fussent-ils terroristes, dictateurs, ou délinquants en col blanc.

    Je ne suis une « privilégiée » de fonctionnaire que depuis 15 ans, après avoir repris mes études et passé un concours difficile sans piston d’aucune sorte, avec 3 mômes à charge et un conjoint au chômage jusqu’à ce qu’il se résigne à se ruiner la santé à poser des revêtements de sol - les solvants, ça ne pardonne pas- avec un équivalent de bac plus 5 en géopolitique et 6 langues courantes.

    Je suis tellement « privilégiée » qu’à 50 h/semaine, sans compter mes cauchemars, je ne suis toujours pas imposable, bien que le grand s’en soit sorti en intégrant Normale Sup, la seule façon pour lui de poursuivre de longues études- et de philo, en plus ! Le truc « improductif » par excellence ! ils en ont pris 8 sur toute la France en 2005 ... Coup de bol : mon « bébé » était dedans ! « Privilège » encore : s’il n’avait pas été dans les « meilleurs », on aurait pas pu assurer.

    Privilège, privilège, privilège....

    Quand en sortant du boulot, vous estimez qu’il est plus important de dialoguer avec vos mômes que de vous coller devant TF1, privilège ?

    Quand vous décidez de leur cuisiner des steaks et des légumes sur le mois au lieu de leur payer des baskets à 200 euros fabriqués par des enfants esclaves. Privilège ?

    Quand vous les engueulez quand ils explosent leur forfait et leur proposez ce qu’ils pourraient faire avec ce budget. Privilège ?

    Oui, oui, oui, oui, mille fois oui !

    Privilège de ceux qui ont autre chose à penser que leur survie, privilège de ceux qui sont descendus de l’arbre, privilège de ceux qui se sont mis debout pour se servir de leurs mains, privilège de l’humanité qui n’a pas à se préoccuper de ce qu’elle bouffera ce soir et qui, du coup, voit plus loin que le bout de son estomac auquel on s’évertue, aujourd’hui, à nous ramener. Pas pour la bouffe : non, ça c’est réussi... Les « pauvres » sont déjà obèses...

    Mais il reste des créneaux : « t’es qu’une tâche si t’as pas d’écran plat »... Très bon, l’écran plat plasma ! C’est le truc qui vous endette une famille sur 5 ans en lui bouffant , mine de rien, un petit dixième de ses revenus en revolving...

    Et louons le vendeur, lui-même acculé à fourguer sa camelote au gogo sous peine de ne ramener à la maison qu’un fixe ridicule ou même sous peine de licenciement !

    Et continuons à nous foutre sur la gueule, entre employés exploités du privé et « privilégiés » du public, les uns à la merci des humeurs d’actionnaires, les autres « fonctionnant » au gré des gouvernements, des décrets et des réformes, prêts à s’en prendre plein la gu... en première ligne pour avoir exécuté, « fonctionné », par rapport à ce que nous ne décidons pas.

    Pendant ce temps, les vrais privilégiés se font leurs choux gras : ils ne sont pas obèses car ils joggent sous escorte, ont leur nutritionniste perso capable de leur commander un repas diététique sur mesure même au Fouquet’s, et en cas d’urgence, ils se feront tirer la couenne pour pas un rond chez un pote qui a miraculeusement échappé au contrôle fiscal.

    Bises à tous.



  • Mango Mango 26 novembre 2007 15:58

    Que la « vraie » droite « décomplexée » s’ingénie à diviser pour mieux régner en flattant les plus bas instincts individualistes et populistes, ça ne m’étonne pas, mais qu’elle y réussisse avec des ficelles aussi grosses que cheminot= privilégié, ça me scie !!! Et ça marche, en plus ! Et le bon peuple de continuer à bavasser devant Jauni, et de bouffer des nouilles à l’eau pendant un mois pour se payer une place de concert dont l’autre empaffé ne souhaite pas reverser sa part au fisc, et de trouver normal que NS s’augmente de 172 %, demande à dépénaliser les coups tordus dont ses potes pourraient se rendre coupable... Mais non, ça ne choque personne !

    Le vrai privilégié, c’est le cheminot qui se lève et se couche à pas d’heure, qui ne passe qu’un we sur 3 en famille, qui gagne 1500 euros nets et qui aura une retraite de misère. Je suis sûre que vous en rêvez pour vos enfants, non ?

    Autres privilèges scandaleux qui viennent de disparaître : les retraités vont se remettre à payer la redevance TV.

    Pour les malades, c’est pas mal non-plus : je viens de passer 5 jours quasi-non stop à l’hôpital au chevet de ma fille car le personnel débordé du service pédiatrique m’a avoué qu’ils auraient beaucoup de mal à assurer une surveillance efficace(perf, assistance respiratoire, 40.2 de fièvre, tympans perforés...) et les soins d’hygiène !

    Privilégiés assurés sociaux, sachez-le : si vous ne pouvez pas vous permettre de faire sauter 5 jours de salaire pour servir de garde-malade et d’aide soignante, votre môme risque de succomber à sa pneumonie dans sa crasse.

    Il faut juste le savoir. C’est comme ça : il n’y a pas d’argent pour les hôpitaux, ni pour les cheminots, ni pour les retraités, mais il y en a pour les paquets fiscaux... Pourtant, aucune rentière n’est venue me relever au chevet de ma fille, émue de reconnaissance à l’idée que les 250000 euros d’impôts qu’elle avait économisés cette année auraient permis d’embaucher au moins 10 personnes. Je suis déçue...

    On économise aussi sur le personnel médical : ce matin, la consultation ORL frôlait le gag ! Nous avons été reçues par un jeune médecin qui semblait très compétent, mais asiatique, - les français en ont marre de bosser comme des fous dans les hôpitaux pour des cacahouètes, alors on recrute ailleurs des personnels moins exigeants : un avant goût de l’ immigration choisie)ce qui n’aurait pas été un problème si sa maîtrise du français n’avait été aussi limitée. Imaginez : recevoir des gens au mieux avec des problèmes d’audition, au pire sourds comme des pots en étant incapable de donner des consignes claires et d’articuler correctement... J’ étais au bord du fou-rire (nerveux) ! J’ai fini par traduire (anglais), car même l’assistante ne comprenait pas, ne serait-ce que les valeurs chiffrées de l’audiogramme !

    « Privilégiés » de tous les pays, unissez-vous !



  • Mango Mango 25 novembre 2007 15:36

    C’est curieux : à la lecture de cet article et de ce fil, il semblerait que mes contemporains ne soient « que » piétons, « qu’ » automobilistes ou « que » cyclistes ! Or, à quelques nuances et exceptions près, nous sommes tous munis de deux pieds qui nous permettent tour à tour de marcher, appuyer sur un accélérateur ou pédaler.

    Personnellement, il m’arrive, dans la même journée, de marcher jusqu’à ma voiture, que je conduis pour rejoindre mon travail sous une pluie battante, de redevenir piétonne après l’avoir garée, et d’emprunter mon vélo pour aller faire mes courses si le temps s’est éclairci. Il m’arrive même de prendre le bus ou le métro avec un sac à roulettes si la journée s’annonce particulièrement stressante : temps de chien, paquets lourds à trimballer, réunion tardive qui me donnera l’assurance de tourner ¾ d’heure en bagnole avant de pouvoir me garer. En cas d’urgence, il y a « allo taxi ». En vacances, il m’arrive aussi de naviguer, à la voile ou au moteur.

    Bref, je réalise que j’ai une chance folle : non seulement je ne suis pas condamnée à rouler, pédaler ou marcher indéfiniment en pestant contre les « autres », mais je vais tout doucement sur mes 30 ans de permis à l’honorable moyenne de 15000 km/an sans avoir jamais tué ni blessé personne et sans jamais avoir été victime des « autres ». Certes, il y eut dans mon parcours quelques tôles froissées, des pare-choc rayés et une roue voilée après qu’un cycliste (sur trottoir) se soit jeté sur ma voiture alors que je tournais à gauche et que le reste de la circulation était arrêté, dont plusieurs 4X4 qui me le cachaient, mais à petite vitesse, on ne déplore généralement que des dégâts matériels et de petits bobos. J’ai aussi bousillé une hélice de moteur hors-bord en accostant un peu vigoureusement cul à quais...

    Comme je ne suis ni un as du volant, ni une athlète, que je ne suis pas douée de réflexes particulièrement fulgurants, que je ne suis pas plus « chanceuse » que la moyenne et qu’en tant qu’athée, je ne pense pas jouir de faveurs divines, je ne vois qu’une explication à cette longévité exceptionnelle : le respect des autres et de soi-même.

    Ce n’est pas difficile : il suffit de se mettre à la place des « autres », « autres » que nous sommes par ailleurs à un moment ou un autre de notre existence, à moins d’être nés matures avec des roues à la place des pieds, carrossés, un volant soudé aux mains, et de ne pas vieillir.

    Plus on est gros, plus on est « blindé », plus on est rapide, plus on est potentiellement dangereux, plus on doit être responsable. C’est quand même simple à comprendre, non ?

    Que ceux qui n’en sont pas convaincus se baladent une demi-journée en ville en marchant sur les genoux : ils auront la taille d’un enfant de dix ans et la mobilité d’une personne âgée.

    Le gros con en camion qui vous double à 120 sur des voix en travaux avec sa remorque qui valdingue et vous oblige à raser le rail de sécurité, le beauf en 4X4 qui vous colle au train avec son pare-buffle astiqué au « mirror » et vous lance des appels de phares exaspérés alors que devant vous, 25 bagnoles au moins s’échinent à dépasser un poids lourd, le retraité à casquette qui a décidé d’emmerder tout le monde en restant bloqué à 125 sur la file de gauche, la pétasse en mini qui oublie de démarrer au feu parce qu’elle se remet une couche de mascara, celle en smart qui démarre au rouge pendant qu’elle téléphone parce qu’elle a confondu le feu des bus avec celui des voitures, le plouc qui roule au pas en cherchant son chemin et passe tout doucettement à l’orange en vous laissant planté au rouge , le plouc branché avec GPS qui fait demi-tour quand le GPS le lui dit, même si la rue est provisoirement en sens unique, l’homme pressé ou la mère de famille garés sur la piste cyclable juste « 2 minutes », le temps de descendre bébé, les courses, l’échantillon, le contrat... le jeune débile qui laisse hurler sa sono et tourner son moteur « tunning » à 3 heures du mat’ pendant qu’il choisit un DVD au distributeur, l’andouille qui sort en trombe de son parking privé, le même qui bloque le trottoir devant son garage pendant qu’il se livre à quelque bricolage hideux, le motard qui double à droite, à gauche, coupe devant, (derrière quand vous reculez), le cycliste militant reconnaissable à la nonchalance affectée avec laquelle il zigzague à faible allure au milieu d’une chaussée étroite et qui se refuse ostensiblement à serrer à droite pour vous laisser passer, l’ attardé en trottinette, rollers ou planche à roulettes qui manque vous percuter à la sortie d’un virage serré, les joggeurs qui passent en troupeau au rouge-vous klaxonnez, exaspéré, car ils vous ont obligé à piler et vous avez eu peur : manque de bol, ce sont des CRS à l’entraînement !- le cinglé qui vous bouscule à pieds, qui laisse la porte vous claquer au nez , l’ahuri qui bloque l’escalator, ou le livreur « qui travaille, lui ! », alors que vous, vous ne foutez rien, bien sûr, à qui il suffirait de faire 10 mètres de plus pour se garer sur la place « livraisons » et qui prend bien son temps, en vous toisant au passage, le demeuré qui s’est garé sur la place « livraisons »... C’est le même !

    En camion, à pieds, à vélo, en voiture, en rollers, mâle ou femelle, jeune ou vieux, actif ou pas, valide ou pas, c’est le même blaireau égoïste et individualiste, pas même foutu de se projeter autrement que ce qu’il est ici et maintenant.

    C’est celui qui peut conduire bourré parce qu’il « tient » mieux que les autres, celui qui a de supers réflexes, celui qui peut rouler plus vite vu qu’il a une super bagnole en super état, celui qui résiste mieux à la fatigue, celui qui travaille plus, a plus de responsabilités, est plus pressé... Suivez mon regard...

    Pas de pitié pour les délinquants de la voix publiques, quel que soit leur moyen de locomotion : ce sont des abrutis arrogants qui, en plus, ont bonne conscience : les pires.

    J’ai plus d’indulgence pour mon voleur d’auto-radio que pour l’ empaffé qui grille un feu rouge pendant que je traverse, fut-ce un président de la République avec son escorte. Le premier m’a agacé : j’ai acheté un MP3. Le second est un criminel qui aurait pu faire 3 orphelins.

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