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Mango

Mango

Enseignante spécialisée (handicap mental), et avant ça : lycéenne (philo, lettres), caissière, auto-stoppeuse, vendeuse de sandwichs dans le métro, serveuse, secrétaire de direction, assistante dentaire, tour opérator, chef d’entreprise, assistante de tourisme, monitrice d’auto-école... et accessoirement : mère de famille nombreuse, épouse, ex-épouse, maîtresse, comptable, blanchisseuse, intendante, cuisinière, éducatrice, dresseuse d’animaux, femme de ménage, juriste, diététicienne, esthéticienne, premiers secours, amie de toujours, bonne copine, amie de toujours qui accueille les bonnes copines... Tout ce qu’une femme se doit de faire sans faillir, et aussi : diplomate (par nécessité), polyglotte (par don), aventurière et provocatrice (par goût). Humaniste (par "naïveté" ???). En tous les cas, VIVANTE (par curiosité).

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Derniers commentaires



  • Mango Mango 8 novembre 2007 20:14

    « Je veux mettre la France en situation [...] de gagner toutes les batailles de la mondialisation ».

    C’est presque gagné !

    J’entendais ce matin quelqu’un s’extasier : on avait entendu des hommes d’affaires se demander s’il ne valait pas mieux investir en France plutôt qu’en Chine !

    On a gagné : on va devenir des travailleurs chinois !

    Et des soldats en Iran...

    Et des obèses édentés qui se rentreront dans le lard à la télé !

    Youpi !

    Ah, oui ! Il y avait aussi une dame qui s’extasiait de ce qu’un douanier lui ait souhaité la bienvenue, grâce à notre président, bien sûr !



  • Mango Mango 7 novembre 2007 10:30

    Je suis très heureuse de lire votre commentaire, bien que je suppute ne pas être du même bord politique que vous, cher Chevsinclair.

    Un des ennemi de la démocratie, c’est en effet l’individualisme, le chacun pour soi et la compétition. Il y a le sport pour ça.

    S’organiser, s’unir, faire front commun, ça ne demande pas que du courage : ça demande aussi un minimum de respect et de confiance envers ceux qui seront vos alliés, et c’est difficile quand on est élevé dans l’idée que si tu ne « bouffes » pas l’autre, l’autre te bouffera !

    C’est le problème dans les facs : les opposants aux mouvements sont seuls, même s’ils sont majoritaires, face à un groupe, même si ce dernier est ultra minoritaire. Or une somme d’individus, aussi importante soit elle, ne peut pas faire le poids face à l’entité « groupe ».

    La seule chance des « individualistes », s’il est vrai qu’ils se retrouvent d’accord sur un point précis (déblocage des facs par exemple), c’est de se trouver un chef charismatique qui les défendra car eux ne souhaitent pas « se mouiller », ou de faire intervenir les forces de l’ordre, et là, tout le monde a perdu !

    Merci pour votre intervention qui me rappelle un slogan de ma jeunesse qui parodiait une pub pour une célèbre marque de piles : « la démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas ».



  • Mango Mango 6 novembre 2007 14:02

    A ce que je sache, il n’y a pas de passe droit pour l’ENS. Du moins, mon fils l’a réussi tout seul.

    Il existe en revanche un problème de mixité sociale, et de nombreux élèves et profs se mobilisent (pour pas un rond, je précise !) pour organiser des systèmes de tutorat qui pourraient permettre d’y remédier.

    Je ne pense pas qu’ils s’investiraient de la sorte s’ils tenaient absolument à voir perdurer un esprit de « caste ».

    Au contraire, je suis frappée de voir combien ces jeunes sont attachés aux valeurs républicaines de « méritocratie », de gratuité et de laïcité.

    Rappelons que depuis leur création à la révolution, elles n’ont été fermées que sous Pétain.



  • Mango Mango 6 novembre 2007 13:53

    Justement, j’ai fait : voir plus haut...

    Oui, c’est dur, mais ça forme le caractère !

    En l’occurence, j’étais encore au lycée (terminale), et une grève qui traînait en longueur menaçait la réussite au bac des plus faibles (je précise que je n’étais pas concernée).

    Dans une AG commune aux lycéens et étudiants grévistes, j’ai défendu l’idée que les étudiants pourraient aider les lycéens à bachoter. Horreur ! Bachoter, dans le sud au mois de mai, au lieu de glander peinards sur les pelouses en fumant des gitanes et en écoutant de la guitare ?! C’était, très, très dur ! Je m’en suis pris plein la tronche, mais quelques groupes se sont formés, sur la base du volontariat, dont quelques uns avec des profs grévistes.

    Je ne regrette donc pas de m’être faite huer et traiter de tous les noms : j’ai appris que la parole avait du pouvoir, que de bons arguments étaient plus efficaces que la violence, qu’il faut savoir laisser son ego au placard pour défendre son point de vue, que l’on n’est jamais ridicule si l’on est sincère, qu’il faut savoir bien penser pour savoir bien parler et convaincre, qu’il ne faut pas avoir peur... Et mille autres choses qui ont subitement donné un sens à tout ce que j’avais appris jusque là et m’ont énormément motivée pour en apprendre davantage encore.

    Je persiste à croire que l’agitation estudiantine qui a toujours existé, est nécessaire et formatrice, et j’irai presque jusqu’à dire que la raison importe peu.

    Je suis bien d’accord avec certains commentateurs qui écrivent que les plus jeunes, bien souvent, n’ont qu’une très vague idée des tenants et aboutissants, mais peu importe : ils apprennent.



  • Mango Mango 6 novembre 2007 13:25

    Vous n’avez pas tort lorsque vous pointez le côté « brouillon » et chahut « défoulatoire » de ces mouvements, mais ils font partie intégrante de la « construction citoyenne » de la jeunesse. On apprend de ses erreurs autant que de ses maîtres.

    Et ce n’est pas nouveau : il y a encore des cachots au sous-sol de Louis Le Grand ! (Rassurez-vous, on n’y enferme plus les chahuteurs, que je sache...). Si vous vous intéressez à l’histoire de l’enseignement supérieur, vous serez ahuri par la violence des conflits estudiantins, et ce dès la naissance de l’Université, ce qui ne date pas d’hier.

    Que je sois en désaccord avec la majorité actuelle n’a rien à voir : ces clivages entre les « agitateurs » et les autres ont toujours existé (de mon temps, c’était sous Giscard, puis Mitterrand !).

    Civiquement.

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