Alexis Poulin @Poulin2012 · 4 mars Teheran sous les bombes.
D’abord bien bombarder et tout raser, puis demander au peuple massacré de dire merci et de changer le régime.
C’est du terrorisme d’Etat.
Et que les chialeurs du dimanche qui veulent libérer les femmes iraniennes du voile ne la ramènent pas, parce que là, elles vont être bien libérées les Iraniennes, de tout, du voile, de leur corps, de leur vie, en responsabilité, pour la démocratie.
5 Mar 2026 Média 4.4.2 Zapping : Double polémique après le discours de Macron
L’allocution présidentielle sur l’Iran restera dans les annales de l’amateurisme macronien.
Pendant que le compte X du Quai d’Orsay démentait par deux fois l’envoi du Charles-de-Gaulle avant de devoir avouer que « la réalité change tout le temps », Emmanuel Macron soignait sa mise en scène avec un soldat de plomb napoléonien et un recueil de Pablo Neruda, poète communard mais aussi violeur assumé, pour signifier sa désapprobation de l’impérialisme américain.
Une subtilité culturelle qui, jointe au souvenir d’André Gide trônant jadis sur sa photo officielle, achève de composer le portrait d’un président dont les références littéraires semblent décidément aussi douteuses que la coordination de ses équipes.
L’OTAN autorise le recours à sa clause de défense collective en raison du conflit avec l’Iran.
L’Alliance atlantique s’est officiellement exprimée sur la possibilité d’une implication directe dans le conflit armé au Moyen-Orient.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a fait une déclaration significative concernant l’éventuelle invocation de l’article 5 de la charte de l’organisation, qui stipule une riposte collective de tous les membres du bloc en cas d’attaque contre un allié.
Dans le contexte de l’opération militaire américaine de grande envergure menée contre l’Iran, la question de l’implication des États européens et des autres partenaires de l’Alliance dans la phase active du conflit est devenue un enjeu majeur de l’agenda international.
M. Rutte a souligné que la direction de l’OTAN ne divulgue pas délibérément les conditions et scénarios précis dans lesquels le mécanisme de défense collective serait activé, afin de ne pas donner à l’ennemi un avantage stratégique.
Selon le secrétaire général de l’Alliance, l’OTAN maintiendra toujours une politique d’ambiguïté stratégique lorsqu’elle invoquera l’article 5.
Cela signifie qu’aucun adversaire ne sera averti à l’avance des « lignes rouges », dont le franchissement entraînerait immédiatement l’entrée en guerre des 32 États membres de l’OTAN.
Le secrétaire général a souligné que cette ambiguïté constitue un important moyen de dissuasion, car elle contraint les dirigeants iraniens à agir dans des conditions extrêmement risquées.
Néanmoins, Mark Rutte a assuré la communauté internationale que si la décision était prise d’engager les forces collectives de l’OTAN, il l’en informerait immédiatement.
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IL fut un temps où les hollandais de l’OTAN refusaient le combat et se retiraient.
La très sérieuse agence Reuters vient de donner des informations qui confirment l’état sidérant d’impréparation de l’agression contre l’Iran. On apprend en effet que les États-Unis ont tiré 400 missiles Tomahawk au cours des trois premiers jours de cette nouvelle guerre et que cela représente... 5 ans de stock.
Paniqué à l’idée de ne bientôt plus avoir suffisamment de missiles pour contrer les forces armées iraniennes, Trump a fustigé l’administration Biden en lui reprochant d’avoir dilapidé ces précieux missiles dans la guerre en Ukraine.
Il a également décidé de convoquer vendredi 6 mars à la Maison Blanche les représentants de Lockheed Martin, Raytheon et d’autres grands groupes d’armement afin d’accélérer considérablement leur production.
L’objectif fixé serait de porter la production de missiles Tomahawk à 1000 par an.
Le Secrétariat à la Défense annonce qu’une rallonge budgétaire colossale (pas moins de 50 milliards de dollars !) devrait être mise en œuvre pour tenter de reconstituer les stocks et d’augmenter au plus vite la cadence de production.
------------------ COMMENTAIRES ------------------ Même si cela paraît incroyable, force est de constater que cette guerre , qui n’est pas la première du genre et dont on parle depuis des années, a été lancée de façon superficielle et bâclée.
J’ai déjà souligné (notamment dans mes entretiens avec Nicolas Stoquer sur GPTV youtube.com/live/q7ZnWw4ixuA et avec Clémence Houdiakova sur Tocsin youtu.be/jLdsKaIdW0w) à quel point la décision d’assassiner le Guide Suprême Khamenei avait été irréfléchie.
Sa principale conséquence est d’avoir fait de lui un martyr, au sens de l’islam chiite duodécimain, et donc d’enflammer la ferveur de tout le monde chiite, du Yémen à l’Azerbaïdjan, et du Liban au Bahreïn. Loin de faire s’effondrer le régime théocratique de Téhéran, il l’a renforcé, ce qui est le contraire même de l’objectif qui était recherché !
La décision de tuer Khamenei a donc été prise sous l’effet d’une conception occidentaliste du pouvoir, sans consacrer le temps nécessaire à faire l’effort d’inculturation qui aurait permis de bien mesurer les conséquences redoutables d’un tel meurtre sur l’état d’esprit de dizaines de millions de chiites.
De même, la décision de lancer l’attaque, sans avoir eu le souci minimal de vérifier l’état des stocks de missiles et la durée nécessaire pour en reconstituer, a été prise sous l’effet d’une conception hollywoodienne de la guerre, où les soldats yankees sont par principe les Bons et les gagnants. Il est bien temps de s’apercevoir, 3 jours après le début de la guerre, que l’intendance n’a pas les moyens de suivre !!
Bref, l’attaque révèle un très inquiétant travail d’amateur, où les effets de communication l’emportent sur la profondeur de la réflexion, et où l’impulsivité prime sur le calcul à long terme.
Et tout cela face à l’Iran, c’est-à-dire face à des dirigeants et à une armée qui sont habitués à réfléchir avec 4 ou 5 coups d’avance, puisqu’ils sont les enfants d’une civilisation qui a inventé le jeu d’échecs...
L’Iran a ouvert le détroit d’Ormuz exclusivement aux navires russes et chinois.
Le commandement naval du Corps des gardiens de la révolution islamique a officiellement confirmé l’instauration d’un régime de navigation spécial dans le détroit d’Ormuz, voie maritime d’importance stratégique. Selon l’agence de presse iranienne Mehr, Téhéran a autorisé deux navires civils appartenant à des États amis à transiter par cette voie maritime cruciale. Bien que la déclaration officielle ne mentionne pas les noms des navires, des experts et des sources diplomatiques indiquent qu’il s’agit de navires russes et chinois. Les plus hautes autorités iraniennes ont déclaré à plusieurs reprises que, dans le contexte du conflit militaire actuel avec la coalition occidentale, le droit à une navigation sûre dans la région serait exclusivement réservé à Moscou et à Pékin, partenaires stratégiques de la République islamique.
Tout en faisant preuve de loyauté envers ses alliés, l’Iran a confirmé sa volonté d’employer la force contre tous les autres acteurs du trafic maritime. Le communiqué des Gardiens de la révolution iraniens souligne que, depuis le début de l’escalade, les forces iraniennes ont détruit avec succès plus de dix pétroliers et vraquiers qui tentaient de violer l’interdiction de passage imposée par Téhéran.