La très sérieuse agence Reuters vient de donner des informations qui confirment l’état sidérant d’impréparation de l’agression contre l’Iran. On apprend en effet que les États-Unis ont tiré 400 missiles Tomahawk au cours des trois premiers jours de cette nouvelle guerre et que cela représente... 5 ans de stock.
Paniqué à l’idée de ne bientôt plus avoir suffisamment de missiles pour contrer les forces armées iraniennes, Trump a fustigé l’administration Biden en lui reprochant d’avoir dilapidé ces précieux missiles dans la guerre en Ukraine.
Il a également décidé de convoquer vendredi 6 mars à la Maison Blanche les représentants de Lockheed Martin, Raytheon et d’autres grands groupes d’armement afin d’accélérer considérablement leur production.
L’objectif fixé serait de porter la production de missiles Tomahawk à 1000 par an.
Le Secrétariat à la Défense annonce qu’une rallonge budgétaire colossale (pas moins de 50 milliards de dollars !) devrait être mise en œuvre pour tenter de reconstituer les stocks et d’augmenter au plus vite la cadence de production.
------------------ COMMENTAIRES ------------------ Même si cela paraît incroyable, force est de constater que cette guerre , qui n’est pas la première du genre et dont on parle depuis des années, a été lancée de façon superficielle et bâclée.
J’ai déjà souligné (notamment dans mes entretiens avec Nicolas Stoquer sur GPTV youtube.com/live/q7ZnWw4ixuA et avec Clémence Houdiakova sur Tocsin youtu.be/jLdsKaIdW0w) à quel point la décision d’assassiner le Guide Suprême Khamenei avait été irréfléchie.
Sa principale conséquence est d’avoir fait de lui un martyr, au sens de l’islam chiite duodécimain, et donc d’enflammer la ferveur de tout le monde chiite, du Yémen à l’Azerbaïdjan, et du Liban au Bahreïn. Loin de faire s’effondrer le régime théocratique de Téhéran, il l’a renforcé, ce qui est le contraire même de l’objectif qui était recherché !
La décision de tuer Khamenei a donc été prise sous l’effet d’une conception occidentaliste du pouvoir, sans consacrer le temps nécessaire à faire l’effort d’inculturation qui aurait permis de bien mesurer les conséquences redoutables d’un tel meurtre sur l’état d’esprit de dizaines de millions de chiites.
De même, la décision de lancer l’attaque, sans avoir eu le souci minimal de vérifier l’état des stocks de missiles et la durée nécessaire pour en reconstituer, a été prise sous l’effet d’une conception hollywoodienne de la guerre, où les soldats yankees sont par principe les Bons et les gagnants. Il est bien temps de s’apercevoir, 3 jours après le début de la guerre, que l’intendance n’a pas les moyens de suivre !!
Bref, l’attaque révèle un très inquiétant travail d’amateur, où les effets de communication l’emportent sur la profondeur de la réflexion, et où l’impulsivité prime sur le calcul à long terme.
Et tout cela face à l’Iran, c’est-à-dire face à des dirigeants et à une armée qui sont habitués à réfléchir avec 4 ou 5 coups d’avance, puisqu’ils sont les enfants d’une civilisation qui a inventé le jeu d’échecs...
L’Iran a ouvert le détroit d’Ormuz exclusivement aux navires russes et chinois.
Le commandement naval du Corps des gardiens de la révolution islamique a officiellement confirmé l’instauration d’un régime de navigation spécial dans le détroit d’Ormuz, voie maritime d’importance stratégique. Selon l’agence de presse iranienne Mehr, Téhéran a autorisé deux navires civils appartenant à des États amis à transiter par cette voie maritime cruciale. Bien que la déclaration officielle ne mentionne pas les noms des navires, des experts et des sources diplomatiques indiquent qu’il s’agit de navires russes et chinois. Les plus hautes autorités iraniennes ont déclaré à plusieurs reprises que, dans le contexte du conflit militaire actuel avec la coalition occidentale, le droit à une navigation sûre dans la région serait exclusivement réservé à Moscou et à Pékin, partenaires stratégiques de la République islamique.
Tout en faisant preuve de loyauté envers ses alliés, l’Iran a confirmé sa volonté d’employer la force contre tous les autres acteurs du trafic maritime. Le communiqué des Gardiens de la révolution iraniens souligne que, depuis le début de l’escalade, les forces iraniennes ont détruit avec succès plus de dix pétroliers et vraquiers qui tentaient de violer l’interdiction de passage imposée par Téhéran.
Face aux risques de crises majeures ou d’escalade militaire en Europe, de nombreux pays européens du Nord ont décidé d’anticiper les mouvements de population. Dix États travaillent désormais à des dispositifs communs afin d’organiser, si nécessaire, l’évacuation de civils vers les territoires voisins et d’assurer leur prise en charge. Dix États d’Europe du Nord ont décidé d’élaborer ensemble des plans destinés à organiser l’évacuation de civils au-delà des frontières nationales en cas de crise majeure ou de conflit armé dans la région, rapporte Reuters, citant des sources suédoises. L’initiative viserait à renforcer la préparation collective face à des situations d’urgence susceptibles d’affecter la sécurité du continent.
L’Iran ne montre aucun signe d’affaiblissement. En fait, l’Iran a expulsé l’armée américaine de ses bases en Irak, au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Qatar et dans les Émirats arabes unis.
Il l’a fait en lançant des attaques de drones et de missiles sur ces bases et installations, ce qui a contraint les Américains et leurs alliés de l’OTAN à fuir ces emplacements.
LA 4e GUERRE U.S CONTRE L’IRAN NE SE DÉROULE PAS COMME PRÉVU Trump a été contraint de -reconnaître la mort de premiers soldats et en prévoir d’autres -proposer un cessez-le-feu immédiat à l’Iran,qui l’a refusé -dire que le conflit pourrait durer -admettre des pertes d’avions x.com/Le_Figaro/status/2028388627076493603