Francois Asselineau a posté hier sur X, ce message :
Sa mort très soudaine a été annoncée dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, alors que strictement rien ne le laissait présager.
Les détails de cette mort sont étranges.
Lindsey Graham était en effet en visite à Kiev vendredi 10 juillet, et c’est officiellement juste à son retour aux États-Unis qu’il aurait été terrassé par une brutale crise cardiaque. Son décès sur le coup aurait été constaté à Washington.
Seulement voilà : on apprend simultanément qu’à Kiev :
▪️ce sénateur pousse au crime, ami de Trump et de Zelensky, a visité vendredi 10 une usine nouvelle ultra-secrète de fabrication de drones...
▪️et que cette usine a précisément été pulvérisée par une frappe russe vendredi 10...
De là à penser
- que le Sénateur Graham a été enseveli sous les décombres,
- que son corps a été rapatrié en secret et en urgence par un avion militaire aux États-Unis,
- et que sa mort a été présentée comme naturelle pour éviter d’afficher une terrible humiliation,
il n’y a qu’un pas.
Un pas que certains franchissent, et que les médias mainstream vont bien sûr qualifier de « conspirationnistes ».
Il n’en demeure pas moins que la concomitance des événements (visite de l’usine ultra-secrète à Kiev, destruction de l’usine par une frappe russe, annonce soudaine de la mort de Lindsey Graham) laisse pantois.
S’il devait se révéler dans les prochains jours que Lindsey Graham est en effet mort au cours de cette frappe russe, nul doute que ce serait un signe particulièrement puissant envoyé par Vladimir Poutine à Donald Trump sur le fait :
- que les services de renseignement russes sont extrêmement performants
- que les nouveaux missiles russes sont d’une précision chirurgicale
- que la décision de Trump, annoncée lors du dernier sommet de l’OTAN à Ankara, de faire fabriquer des missiles Patriot en Ukraine, a reçu sa première rétorsion
- et que la patience de Moscou est arrivée à son terme.
Ce serait aussi un sacré pied-de-nez envoyé par Poutine puisque Lindsey Graham avait publiquement appelé à l’assassinat de Poutine le 3 mars 2022... (cf tweet ci-dessous).
Ce serait une nouvelle et spectaculaire confirmation de l’adage « La vengeance est un plat qui se mange froid ».
Talleyrand boiteux s’appuyant sur Fouché pour marcher : « je viens de voir passer le vice au bras du crime. »
Mais laissons Talleyrand conclure : « il y a 3 savoirs, le savoir proprement dit, le savoir-être et le savoir-vivre, les 2 derniers dispensent fort bien du premier ! »
Plutôt que de revenir sur ce cas particulier, je préfère vous exprimer ma vision de l’histoire : je suis adepte de l’histoire longue développée par l’école des annales Duby et surtout Braudel.
Non que je me désintéresse de l’histoire événementielle très individualisée* mais je reste persuadé qu’elle est un peu comme le surfeur sur la vague : il la chevauche, il joue avec, mais au final, il finira sur le rivage..
Autrement dit, la tendance de fond de l’évo de la société et des mentalités font que la révolution de 1848 était dans les tuyaux (un peu partout en Europe), en février, d’où le printemps (des peuples !!), la poire (surnom de L-P) était mure !
Le tour de passe-passe de l’abdication n’aurait pas mieux marché quelques mois plus tard.. En fait le peuple français (surtout parisien) gardait en mémoire la grande révolution, tout avait été mis à bas, rien n’était plus intouchable...
D’ailleurs un parallèle existe entre 1789-1815 et 1815-1870, on a la même gradation : monarchie absolue, puis constitutionnelle, puis république et enfin Empire et écroulement.
* A lire le Talleyrand d’Emmanuel de Waresquiel, personnage dont la longévité permet de parcourir une grande partie de la période : mort en 1838, Talleyrand qui avait bcp travaillé pour le retour de L-P, ne pourra le conseiller sur la 2eme partie de son règne.. on note d’ailleurs que les nuages noirs s’accumulent sur la monarchie de Juillet à partir de 1840.. et le chemin très ou plutôt trop étroit vers la pérennisation d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise.
Ben non, la gravité des tensions et son inconscience, faisait que Louis-Philippe était sur un tonneau de poudre ! il n’aurait su se maintenir longtemps (Cf Victor Hugo).
Quant à Louis-Napoléon, il n’en n’était pas à son premier essai : 1836 à Strasbourg, 1840 à Boulogne s/m, évadé du fort de Ham en 1846, tendu comme une arbalète avec une idée fixe : le pouvoir..
Il ne vit que pour ça, si février n’avait pas été d’autres occasions auraient été exploitées.
D’ailleurs devenu Napoléon III, bien conscient du potentiel émeutier de Paris, il fera demandera à Haussmann de percer la capitale de larges avenues rendant difficiles les barricades et aisées les charges de cavalerie et canonnade.
.. c’est d’ailleurs Adolphe Thiers (un ancien ministre de L-P) qui en profitera en 1870 pour réprimer la commune, le dernier soulèvement populaire de Paris, cette fois raté.
Vous auriez pu ajouter que la seconde guerre mondiale n’aurait pas eu lieu, donc pas d’Hitler, pas d’Europe à feu et à sang, pas de guerre froide..
Dès que je trouve la machine à remonter le temps, je sais ou et quand agir !!
Cependant ces petites décisions qui entraînent de grandes conséquences, ne sont souvent qu’une des potentialités existantes à faire basculer les situations.
En 1848, il faut voir que la crise est là, le krach financier : la bulle des chemins de fer a explosé, le chômage monte partout, les idéaux de la révolution sont toujours la, la vague romantique se poursuit..
Chaque génération a sa révolution, 1789, 1830, etc.. et la commune en 1870.
Une anecdote illustre trop bien la situation :
Dans la semaine précédant la révolution, le roi ne prend pas conscience de la gravité des événements qui se préparent. Le prince Napoléon-Jérôme essaie, lors d’une visite aux Tuileries, de l’en avertir. Il raconte la scène à Victor Hugo, qui la rapporte dans ses carnets à la date du 19 février. Le roi se contente de sourire et de dire : « Mon prince, je ne crains rien » Et il ajoute : « Je suis nécessaire »