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Gaspard des Montagnes

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  • Gaspard des Montagnes Gaspard des Montagnes 9 juillet 07:26

    Plutôt que de revenir sur ce cas particulier, je préfère vous exprimer ma vision de l’histoire : je suis adepte de l’histoire longue développée par l’école des annales Duby et surtout Braudel.

    Non que je me désintéresse de l’histoire événementielle très individualisée* mais je reste persuadé qu’elle est un peu comme le surfeur sur la vague : il la chevauche, il joue avec, mais au final, il finira sur le rivage..

    Autrement dit, la tendance de fond de l’évo de la société et des mentalités font que la révolution de 1848 était dans les tuyaux (un peu partout en Europe), en février, d’où le printemps (des peuples !!), la poire (surnom de L-P) était mure !

    Le tour de passe-passe de l’abdication n’aurait pas mieux marché quelques mois plus tard.. En fait le peuple français (surtout parisien) gardait en mémoire la grande révolution, tout avait été mis à bas, rien n’était plus intouchable...

    D’ailleurs un parallèle existe entre 1789-1815 et 1815-1870, on a la même gradation : monarchie absolue, puis constitutionnelle, puis république et enfin Empire et écroulement.

    * A lire le Talleyrand d’Emmanuel de Waresquiel, personnage dont la longévité permet de parcourir une grande partie de la période : mort en 1838, Talleyrand qui avait bcp travaillé pour le retour de L-P, ne pourra le conseiller sur la 2eme partie de son règne.. on note d’ailleurs que les nuages noirs s’accumulent sur la monarchie de Juillet à partir de 1840.. et le chemin très ou plutôt trop étroit vers la pérennisation d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise.



  • Gaspard des Montagnes Gaspard des Montagnes 8 juillet 15:22

    Ben non, la gravité des tensions et son inconscience, faisait que Louis-Philippe était sur un tonneau de poudre ! il n’aurait su se maintenir longtemps (Cf Victor Hugo).

    Quant à Louis-Napoléon, il n’en n’était pas à son premier essai : 1836 à Strasbourg, 1840 à Boulogne s/m, évadé du fort de Ham en 1846, tendu comme une arbalète avec une idée fixe : le pouvoir..

    Il ne vit que pour ça, si février n’avait pas été d’autres occasions auraient été exploitées.

    D’ailleurs devenu Napoléon III, bien conscient du potentiel émeutier de Paris, il fera demandera à Haussmann de percer la capitale de larges avenues rendant difficiles les barricades et aisées les charges de cavalerie et canonnade.

    .. c’est d’ailleurs Adolphe Thiers (un ancien ministre de L-P) qui en profitera en 1870 pour réprimer la commune, le dernier soulèvement populaire de Paris, cette fois raté.



  • Gaspard des Montagnes Gaspard des Montagnes 7 juillet 19:56

    Vous auriez pu ajouter que la seconde guerre mondiale n’aurait pas eu lieu, donc pas d’Hitler, pas d’Europe à feu et à sang, pas de guerre froide..

    Dès que je trouve la machine à remonter le temps, je sais ou et quand agir !!

    Cependant ces petites décisions qui entraînent de grandes conséquences, ne sont souvent qu’une des potentialités existantes à faire basculer les situations.

    En 1848, il faut voir que la crise est là, le krach financier : la bulle des chemins de fer a explosé, le chômage monte partout, les idéaux de la révolution sont toujours la, la vague romantique se poursuit..

    Chaque génération a sa révolution, 1789, 1830, etc.. et la commune en 1870.

    Guère de doutes que d’autres problèmes allaient émerger, pour un roi qui se barde de certitudes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Philippe_Ier https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_scandales_politiques_sous_la_monarchi e_de_Juillet

    Une anecdote illustre trop bien la situation : Dans la semaine précédant la révolution, le roi ne prend pas conscience de la gravité des événements qui se préparent. Le prince Napoléon-Jérôme essaie, lors d’une visite aux Tuileries, de l’en avertir. Il raconte la scène à Victor Hugo, qui la rapporte dans ses carnets à la date du 19 février. Le roi se contente de sourire et de dire : « Mon prince, je ne crains rien » Et il ajoute : « Je suis nécessaire »



  • Gaspard des Montagnes Gaspard des Montagnes 9 juin 19:28

    Aucun nouveau record !!

    Le dopage ça ne marcherait pas ?

    Que nenni ! simplement, il n’y a pas les meilleurs mais plutôt des 2eme rang ou alors des athlètes maintenant trop âgés..

    En fait il faudrait comparer leurs perfs avant et après la prépa à cette compétition..

    Ces jeux ne sont qu’une sorte de ban d’essai sur des cobayes consentants !!



  • Gaspard des Montagnes Gaspard des Montagnes 5 juin 19:57

    Pour qui veut comprendre la pensée du général de Gaulle et surtout les jeunes générations, au lieu de se perdre dans ces méandres brumeux et ambiguës, je conseille la lecture de ses mémoires (en Pléiade, pour le plaisir des beaux ouvrages) suivi de « c’était De Gaulle » d’Alain Peyrefitte !

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