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Moristovari

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« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 18 novembre 2009 17:58

    La persistance des valeurs religieuses, à défaut des croyances, dans notre civilisation occidentale tendant vers l’athéisme peut être surprenante ; ce ne l’est plus quand on constate leur affinités, leur utilités voir leur nécessités dans les systèmes organisant nos vies et nos fonctions. Cet article offre sur ce thème un bon aperçu des relations quelque peu honteuses entre protestantisme et capitalisme.

    Cet article a aussi le mérite de rappeler que le premier siècle de règne de capitalisme offrit assez de matière aux penseurs pour discerner bien des défauts. Ainsi un ouvrage de 1905 peut-il encore nous instruire sur ce sujet si actuel.



  • Moristovari Moristovari 18 novembre 2009 17:24

    La perspective historique de départ est intéressante puis survient sans réelle accroche la présentation de votre parcours personnel, en fait simple préambule au véritable fond de l’article, l’éloge d’un maître à penser - faute de retenue déjà commise dans votre précédent article.

    Il est étrange que, bien que cultivé, vous soyez autant sujet à ces attitudes adolescentes tel que l’orgueil déplacé dont témoignes ces parenthèses biographiques ou la conversion pure à un enseignement particulier, ici celui de Jean Gagnepain. « Les convictions sont des prisons », disait Nietzsche en connaissance de cause, lui qui fut tour à tour le disciple modèle de Ritschl, de Schopenhauer et de Wagner avant de comprendre l’erreur d’aussi complètes conversion pour sa personnalité propre.

    Nietzsche écrivit quatre inactuelles - sur les treize qu’il projetait - pour se débarrasser de toutes ses idoles. Peut-être, en consacrant un ou plusieurs textes sur Mr Gagnepain et son enseignement, surmonterez-vous aussi cette foi déraisonnable.



  • Moristovari Moristovari 18 novembre 2009 14:31

    L’exemple n’est pas très clair ; la caricature est trop nette, le contexte flou, la psychologie absente. Si une mère préfère, dans le cas où le choix s’impose à elle, sauver la vie de son fils à la sienne, ce peut être parce qu’elle ne se sent pas le courage de vivre avec le poids d’un infanticide le reste de sa vie, parce qu’elle préfère vivre heureuse un court moment que coupable à jamais - bref par égoïsme. Si elle l’abandonne à son sort, son jugement est différent - peut-être que sa propre vie lui semble plus importante que celle de son enfant, qu’elle sait ne pas pouvoir survenir à ses besoins - mais toujours égoïste.

    Quel que soit la grandeur morale de nos actions, l’égoïsme s’en trouve toujours à la base. Toute l’œuvre des moralistes, de Montaigne à Nietzsche en passant par La Bruyère et La Rochefoucauld, fut de découvrir l’égoïsme sous-jacent à tous les actes humains. Un égoïsme fait d’instincts - part animal - mais aussi de choix conscients - on peut ainsi consacrer plusieurs années d’études dans l’espérance d’un bon emploi, d’un bon salaire. Un égoïsme luttant toujours pour le plaisir, le bien-être personnel.

    L’éducation détourne justement ces tendances égoïstes pour qu’elles servent le bien-être de la société, pour permettre la vie en société. Depuis la simple politesse jusqu’à l’enseignement général inculquant une culture commune et jetant les ponts vers la vie active. Toute vie en société possède des codes, des rituels qu’il faut apprendre, car la société est nécessaire à l’individu, car l’égoïsme est toujours mieux assouvi en société qu’en solitaire. Ainsi la société et l’éducation se sont-elles formées naturellement, non contre l’Homme mais par et pour lui. Ainsi l’individualisme est innée et malgré ses dissimulations sous des idéaux fraternels - acquis - reste le moteur de nos actes.



  • Moristovari Moristovari 17 novembre 2009 10:25

    Un raisonnement savant, cartésien, systématique, bien dans l’air de notre temps technologique où règne la logique mathématique. Mais la vie, et donc la philosophie, n’est pas un système fait de plus et de moins, de leviers et de pistons. La vie n’est pas un programme informatique.

    Utiliser le mot « loisirs » -mot moderne, connoté culturellement - pour décrire une partie de la vie de sociétés primitives, c’est osé, limite absurde, sauf dans une vision Rousseauiste de l’Histoire. Vision quelque peu dépassé selon les connaissances anthropologiques actuelles.

    « notre individualisme n’est que le fruit de notre éducation » l’individualisme est inné à l’être, et l’être humain ne partage qu’un seul corps. Les besoins de ce corps, ses désirs, s’opposent parfois, souvent, à ceux des autres. Là est la racine profonde de l’individualisme, en aucun cas acquise.



  • Moristovari Moristovari 11 novembre 2009 19:41

    Barbouse / Dantec : la comparaison vise non les idées mais la pensée, non le passif mais l’attitude. Un type psychologique qu’on pourrait nommer « Confusius » : à la base un problème de jonction entre l’esprit et la réalité, sans doute d’origine biologique, et que révèle le langage, cette représentation concrète de la pensée donc symptomatique de ses troubles. Tentative vaine de combler ce problème, une volonté intellectualisante pousse à l’érudition et l’analyse - comme si le problème se situait entre soi et le monde et non entre le corps et l’esprit. Évidemment cette attitude spéculative ne fait qu’agrandir la coupure avec le réel, l’action.

    Le langage de Barbouse, comme celui de Dantec, est fait de néologismes, d’expressions nouvelles, de métaphores hasardeuses tous issus d’un vocabulaire spécialisé et soutenu. Une caricature d’écrit intello, un jeu du paraître savant et original : tel écrit ainsi celui qui pense avec effort, qui ment à sa nature : « Le corps Métaphysique - mal être identitaire multiple - Communauté de Destins - causalités évolutives d’interactions sur l’espace temps de sa vie humaine - destinée participante du vivant - les lois temporelles en respect avec les valeurs de la république - une unité de conscience évolutive dans l’espace temps - la pensée individuelle est interdépendante du corps France - ce corps pensant métaphysique ( ou télépathique) - [...] - qui tend et culmine à conscientiser l’universel » : ceci est de la bouillabaisse intellectuelle, et quoiqu’en dise le méridional, ce n’est pas là de la grande cuisine. Juste une « pause » de philosophe dont « l’angle » apporté au débat ne peut interpeller que des fats, ces étranges lucioles qu’attire l’obscurité.

    Cet article n’a donc pas le défaut d’être insuffisamment scandaleux - recherche de causalité externe typique du profil locus externe -, juste celui de mettre une forme aussi peu claire et pédagogique que possible au service d’un fond lourdement chargé d’idéaux adolescents.

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