Bon l’on peut se poser des questions sur l’intérêt d’une vie éternelle notamment si celle que l’on vit aujourd’hui est peu ou pas satisfaisante.
Toutefois l’accès à une vie très longue à défaut d’être éternelle ne sera pas proposé à tout le monde. Dan Simmons dans Endymion expliquait que les traitements allongeant la durée de vie était très onéreux et réservés aux plus aisés.
Donc pas de risque d’avoir 6 milliards d’immortels.
L’autre aspect qui est sous tendu par cette quête est à mon avis en lien avec l’exploration spatiale. En effet combien même la vitesse d’un vaisseau interstellaire serait proche de la lumière il faudrait des siècles voire des millénaires pour atteindre de nouvelles galaxies (je fais abstraction des trou de vers et autres concepts encore incertains). Et là une immortalité ou un durée de vie très grande sera utile.
L’hôpital et ses urgences est le reflet de la société dans laquelle nous vivons.
Une offre médicale raréfiée (pas en nombre de médecins mais en nombre de consultations potentielles) en effet là où il y a 40 ans un médecin faisait 60h mini par semaine, aujourd’hui un jeune médecin ne fera que 40 au mieux.
une dégradation des conditions de vie (précarité financière, sociale bullshit job et autres)
Une hygiène de vie plus incertaine (sédentarisation, malbouffe, tabac, alcool,TV, Internet)
Négligence en hygiène de base du corps et incapacité à se prendre en charge(je ne sais pas combien de personnes sont capables de se nettoyer une plaie après une chute).
Plus de personnes âgées isolées donc au moindre problème direction les urgences.
Si l’on ajoute que la tendance est à restreindre les dépenses de santé car celles ci sont financées par la CSG et que la CSG dépend des revenus déclarés ou accessibles et qu’il y en moins qu’avant (optimisation fiscale ou travail dissimulé).
Alors vous comprendrez madame, pourquoi votre fille est muette.
A l’auteur, Je pense sincèrement que vous faites fausse route. Cette jeune femme a d’abord appelé le SAMU ou le 18 et a été prise en charge téléphonique par un régulateur qui n’est pas un médecin mais qui doit en cas de doute faire appel au médecin de Samu en régulation. La réponse ou les réponse faites à cet appel ont été inappropriées ; c’est le moins que l’on puisse dire.
Cela n’a rien à voir avec les afflux massifs aux urgences pour pallier l’absence de médecins de famille, les urgences devienent une forme de dispensaire. Les malades qui se présentent n’ont pas fait le 15 avant.
Quant à votre remarque sur les origines ethniques des consultants aux urgences elle tient au fait que sur Paris ou dans les grandes villes il y a beaucoup de personnes d’origine étrangère. Dans les villes de province moyenne où il y en a moins ce sont des habitants (plus en phase avec votre idée du Français) du bassin de vie qui se présentent.
Par contre le point commun est que ce sont en effet des personnes dont les ressources ne leur permettent pas de, ou qui ne veulent pas payer les soins complètement. En effet à l’hôpital l’on pratique le tiers payant ce qui fait que l’on paye tout de même (facture à venir) les 30% de ticket modérateur. Immédiatement l’on ne vous demande rien car les caisses sont souvent fermées lorsque vous sortez des urgences tard le soir.