Excellente initiative de Greenpeace, dans la ligne du hacking de bases de données gouvernementales dans le seul but d’en révéler les faiblesses, condition indispensable pour que ces initiatives ne soient pas qualifiées, en toute raison, d’irresponsables.
Bon. Mais pourquoi serait-ce un argument en faveur de l’abandon de la technologie nucléaire au lieu l’être pour une sécurisation beaucoup plus grande de son usage ?
« Vous
n’avez pas répondu à ma question : considérez-vous que la Suisse est un
pays totalitaire ? »
Vous ne répondez à rien et vous contentez d’envoyer tract sur tract pour promouvoir le délire que vous voulez appeler démocratie directe, qui n’est, en fait, qu’une apologie de l’intolérance d’une morale particulière. Alors, évitez de vous adresser à moi, à l’avenir.
Conclusion : apprenez et enseignez comment fonctionne la machine qu’ont entre les mains, vos enfants, au lieu de vous balader avec un disque dur dans la poche. Les enfants de leurs enfants auront beaucoup moins de problèmes que nous.
D’autre part, l’affiche qui illustre l’article clame : « seuls 0,5% des internautes maîtrisent le cœur de la machine, conception et programmation ».
Si l’on considère le nombre d’internautes en 2011 comme de l’ordre de 2 milliards de personnes ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Internaute ), il n’y aurait, dans le monde et selon l’affiche, que 10 millions de maîtres du cœur de la machine capables d’en comprendre la conception et la programmation. Or rien que pour un seul langage comme COBOL ( un des plus ardus et en régression ), le nombre de programmeurs est estimé à environ 1 million ( http://www.figer.com/publications/evolution.htm ). Il y a beaucoup d’autres langages ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_langages_de_programmation ) et maîtriser la conception et la programmation d’une machine est un concept élastique qui va depuis le pilotage jusqu’à la programmation de systèmes d’exploitation en passant par toutes les étapes et niveaux que vous pouvez imaginer.
Ce chiffre de 0,5% d’élite éclairée face à 99,5% de moutons, analphabètes numériques en danger de tonte immédiate, apparaît donc comme une autre énorme exagération.
M. Holbecq, j’ai lu votre création Monétaire pour les Nuls et votre position vis à vis de ce que peuvent essayer de théoriser des gens comme Jorion qui se résume dans le dernier paragraphe de la conclusion où vous dites : « Maintenant des subtilités de langage font que pour certains, (et ils ont raison dans le fond), seule la banque
centrale aurait de pouvoir de création de la monnaie dans ce sens que la seule monnaie ayant cours légal est
la monnaie centrale (monnaie fiduciaire pour nous). L’autre monnaie, la monnaie scripturale que les
banques peuvent émettre à un niveau bien supérieur à leurs réserves en monnaie centrale par le jeu de la
réserve fractionnaire, n’est pas une « vraie monnaie » au sens strict du terme. Mais pour moi c’est jouer sur les
mots car pour Monsieur et Madame Toutlemonde, mon quotidien c’est de la monnaie bancaire scripturale en
majorité, au point même que la loi oblige par exemple de verser les salaires par virement bancaire ou
chèque, ou interdit des paiements en monnaie fiduciaire au delà d’un certain montant... La monnaie bancaire
est donc bien pour le citoyen son « vrai » moyen de paiement, le reste n’est que de la salade pour théoriciens
qui n’intéresse personne. Monnaie scripturale ou monnaie fiduciaire (centrale) c’est pour nous tous de la
monnaie avec laquelle nous réalisons nos échanges au quotidien. »
Je pense, justement, qu’accorder la même considération de monnaie parfaitement liquide à la monnaie scripturale comme si de monnaie fiduciaire il s’agissait est une simplification outrancière. C’est la négation de ce que vous qualifiez de subtilité théorique qui vous permet de développer une théorie débouchant sur la fin du système de réserve fractionnaire par l’obligation du 100% de réserve.
L’aboutissement de votre raisonnement n’est pas forcément erroné pour autant mais je pense qu’il conviendrait que vous exposiez les raisons de considérer cette subtilité théorique comme un simple jeu de mots.