Vous intitulez votre article « Une position originale sur la crise de la dette » or les solutions que vous proposez sont les classiques des souverainistes saupoudrées de nationalisation.
Il y a une erreur fondamentale dans votre raisonnement, à mon sens. Elle est dans la spéculation au sujet de ce qu’aurait pu être la dette si l’état avait pu se financer à 0% auprès de la banque centrale. Vous dites qu’il n’y aurait pas de dette or c’est le service de la dette que le taux à O% annule, pas le principal. La tendance démagogique des gouvernements à financer leur réélection ( qui n’est en secret pour personne et constitue justement le motif du déni de financement direct dans les états modernes ) aurait certainement fait exploser la dette d’autant plus quelle serait gratuite. Le problème est que la dérégulation des marchés financiers et la manipulation des titres et des assurances sur les titres a transformé cette rêne passée au cou de l’exécutif en corde pour pendre l’état. Les solutions ne semblent donc pas résider dans l’annulation pure et simple de la captation de capitaux sur les marchés financiers par l’état sinon dans le contrôle de ceux-ci afin de désactiver la spéculation sur des titres qui représentent l’économie de populations entières tout en conservant le contrôle sur la tendance démagogique au gaspillage des gouvernements.
Non Monsieur l’écorché. Pour reconnaître l’offensive ultralibéral de Reagan et Thatcher véhiculant les idées de Friedman et de l’école de Chicago, il n’y a aucun besoin de théories du complot ni même de l’exagération opportuniste que représente la théorie de N. Klein.
Qui contrôle le juge ? Voilà au moins une question qui soulève un point vital, le contrôle. Pour que le contrôle de l’accomplissement des missions soit effectif, nul besoin de votre conception de la démocratie directe. Je dirais même que surtout pas. Je sais bien qu’il est inutile d’argumenter avec vous que vous êtes le prêtre de saint Peuple. Je suis forcément contre la démocrate puisque démo + crate. Pourtant regardez dans l’histoire et il n’y avait pas le tourbillon de propagande actuel. Regardez aujourd’hui comme la présomption d’innocence est durement malmenée, par pure ignorance de ce à quoi elle sert, la prescription aussi, jusqu’à la théorie de l’évolution si vous voulez des traces ailleurs que dans le droit. En quoi se transformerait une démocratie si elle ne pouvait résister à ce genre de pression populaire, dites ?
D’autre part cessez de me donner l’exemple de la Suisse qui ne concerne qu’elle et ses particularités. Ou alors va-t-il va falloir aussi déballer l’histoire des avancées sociales en Suisse ?
Je pense que vous tergiversez, mais, bon, j’arrête là. Cette histoire d’huîtres n’apporte pas grand chose à l’heure de répondre à la question de s’il faut sortir du nucléaire et de comment en sortir ou continuer.