Je trouve que l’on masque un peu trop vite la responsabilité qui pèse sur les analyses de risques utilisées pour financer et rentabiliser les installations de Fukushima. La tendance systématique à faire baisser les coûts de maintenance est à l’origine du choix du lieu : les pieds dans l’eau, on refroidit pour moins cher. Ce n’est même pas une affaire d’espace restreint au Japon, retirer une installation quelques kilomètres vers l’intérieur ne pose pas ce genre de problèmes et d’autres pays, pourtant dotés d’énormes territoires, font la même chose, comme le Brésil à Angra. Cette catastrophe à Fukushima est d’abord une affaire de sous, et on rend un piètre service au futur de l’humanité en en faisant un problème exclusivement technologique.
M. Cabanel, je suis plus ou moins d’accord avec votre vision à long terme mais pas du tout avec votre analyse de la réalité actuelle qui est le point de départ obligatoire de toute tentative de changement de paradigme énergétique. Par exemple, je suis absolument d’accord pour entreprendre une politique d’optimisation de la consommation d’énergie conséquente, en y mettant des moyens réellement consistants, dans le but de réduire le gaspillage au minimum. De plus cela créerait, comme le propose EELV, un créneau de relance économique et d’emploi dans la construction et la recherche scientifique et technologique. Mais votre calcul, qui donnerait 130 Mtep de récupération d’énergie gaspillée, semble plutôt rapide et peu rigoureux en l’absence d’un calcul de temps et d’énergie consommée dans ce processus.
Désolé, mais les calculs que vous faites dans cet article sont, pour la plupart, basés sur des spéculations, comme à propos de l’exploitation géothermique pour n’en citer qu’une. Alors, bien sûr, si on est très optimiste, on peut essayer de tenter le coup. Mais, et si ça ne colle pas, votre calcul ?
Il est indispensable de planifier un abandon des énergies fossiles, vous avez raison, mais on ne peut pas le faire en tournant le dos à la réalité et en abandonnant les modes de production d’énergie actuels sans offrir de solutions fiables en échange.
Vous voulez, de plus, abandonner aussi le nucléaire, alors là oui, pour le coup il faudra s’habituer à la décroissance et à la marche à pied. Là aussi, sur le nucléaire, je ne dis pas que la technologie actuelle est inoffensive et qu’il ne faut pas une sérieuse révision des conditions dans lesquelles elle se déploie, mais de là à exagérer les données comme vous le faites habituellement, il y a de la marge.
Ma récré a terminé, continuez à vous amuser tout seul. Vous êtes en bonne compagnie, tous les fachos de la Goure à Vox vous applaudissent. C’est sûrement une erreur de leur part, je suis sûr que vous saurez dissiper l’imbroglio.
Oui, je suis un bolchevique bureaucratique libéral, si vous voulez vous faire plaisir. Ne vous rendez-vous donc pas compte que, maintenant, vous vérifiez le vieux réflexe des totalitaires de tout poil selon lequel qui n’est pas avec eux est un totalitaire du camp d’en face ? Le rouge ou le noir... On n’est pas sorti de l’auberge avec tous ces cerveaux à deux cases.
D’autre part, vous avez un sacré culot de me qualifier de néolibéral. Croyez-vous que cela peut aider à rincer le brunâtre de votre chemise ?