Bien évidemment Foufouille. C’est bien pour cela que certains s’amusent à pêcher 400 fois le même poisson sans jamais le bouffer. Mais c’est cool, la pêche sportive. La chasse, par contre, c’est mal. Ça beugle, ça saigne, c’est pas joli.
Le mouvement Zeitgeist est libertarien. Il faudra peut-être un jour que les amants de la Liberté, trompés par cette idéologie extrême qui ne concède à l’État que le rôle de protecteur de la propriété privée, se rendent compte de ce qu’est réellement ce qu’ils réclament. Qu’ils relisent les propositions de Ron Paul, révisent son parcours et arrêtent de confondre la Liberté avec l’âge du capitaine.
« Oui, la guerre en Libye a fait plus de morts que lui n’en faisait et a
laissé ce pays, le plus développé d’Afrique et où les citoyens y
vivaient le mieux, dans un état déplorable de guerre civile, tribale et
religieuse. »
Des chiffres, s’il-vous-plait, sinon ce n’est que pure propagande à la Meyssan, Dieudonné, Collon, Sorel et autres hurluberlus de la nouvelle extrême-droite antisioniste mais pas antisémite, xénophobes mais pas racistes, imbécilement criminels mais ce n’est pas nouveau.
Nous sommes donc d’accord. Á mon avis, un des problèmes les plus épineux sera d’essayer de poser à plat les causes et les effets de la situation actuelle, les présenter à la population et organiser un processus démocratique de réforme. La propagande des extrémistes se fait de plus en plus sournoise, que ce soit celle des souverainistes, des totalitaires, des libertariens ou des néolibéraux qui mangent à tous les râteliers du moment qu’on ne cherche pas à réguler le flux du capital. Un des meilleurs exemples pourrait être l’analyse hypocrite que l’on fait de la dérégulation financière soit-disant portée par la gauche européenne et cherchant à faire penser que la droite n’aurait jamais dérégulé. C’est stupide et ne favorise pas la prise de conscience de la situation par la population, qu’elle soit de droite ou de gauche. Cette dérégulation fut le fait d’une société toute entière, charmée par la victoire écrasante du néolibéralisme sonnant la fin de la guerre froide. On peut étendre ce point de vue à l’analyse du problème de la dette en Europe que l’on présente souvent comme un putsch de la finance anglo-saxonne alors que le problème est interne et réside dans les déséquilibres entre les modèles économiques présents dans la zone euro qui, en l’absence de mécanismes de transfert, passent du status d’opportunité de croissance générale dans la zone à celui d’arme de destruction de la première puissance économique mondiale. Il y a énormément d’autres exemples, la liste serait interminable.
Franchement je crois qu’une profonde réforme politique est inévitable. Que ce soit d’abord au niveau européen puis au niveau national ou l’inverse, je ne pense pas que l’on puisse continuer très longtemps tel quel.