Comment pensez-vous réguler quoi que ce soit d’un peu international avec une eurozone explosée et des monnaies nationales exposées au pouvoir de la spéculation sur les taux de change ? Pour vous, tout est bon pour argumenter une sortie de l’euro alors, expliquez comment cette sortie pourrait ne serait-ce que diminuer la corruption politique ? Comment la désunion monétaire européenne allait pouvoir faire face aux deux principaux centres de l’activité financière, Wall Street et la City, et demander leur régulation ? Si l’émergence d’un nouveau système monétaire international apparaît inéluctable comment une Europe sans projet économique commun allait pouvoir faire pencher la balance vers un équilibre incluant ses intérêts quand le PIB chinois est plus du double du français mais moins du tiers de l’européen ? Quand le PIB américain est environ 1,2 fois plus grand que l’européen mais presque 6 fois plus grand que le français ?
Quant au factuel, il ne suffit pas d’exposer la situation de corruption et celle de la dette dans le même article pour démontrer une corrélation entre les deux phénomènes.
Le problème de l’optique de votre article n’est pas que vous puissiez avoir tort de dénoncer la longue liste de corruptions que vous présentez, sinon que placer la corruption politique à l’origine de la dette va plutôt dans le sens du discours des libéraux conservateurs européens, Mme Merkel en tête. Selon eux, le système n’est pas mauvais sinon que ce sont les tricheurs qui le grippent.
Or la tendance à la dette n’est pas accidentelle ( ni ethniquement centrée sur le sud ) mais systémique. Elle est inscrite dans le mode d’emploi du système capitaliste actuel par le biais de deux principes : la concurrence libre et non-faussée et la considération exclusive du travail en tant que matière première faisant de la baisse de son coût un des facteurs principaux de la compétitivité. La baisse de la part des salaires dans le PIB des économies capitalistes s’accompagne d’une part, de facilité d’accès du public au crédit pour compenser la perte de demande et de consommation donc d’endettement privé et d’autre part, l’État doit accroître son endettement s’il veut poursuivre ses politiques sociales dans un contexte de plus en plus dur pour les bas revenus.
Voilà pourquoi je pense qu’il faut beaucoup nuancer avant d’attribuer à la corruption politique la cause de tous les maux. Dans une eurozone avec des déséquilibres structurels aussi énormes comme ceux qui existaient, au départ, entre la Grèce et l’Allemagne et sans mécanisme interne efficace de compensation ( du fait de la faiblesse de la fiscalité commune mais c’est un autre problème ), l’endettement jusqu’à la chemise de celui qui est du mauvais côté de la balance commerciale était inévitable. Cet endettement a payé une production et a donc financé une part de la croissance de celui qui était du bon côté. Les libéraux allemands feraient donc mieux de réviser un peu les jugements dédaigneux qu’ils portent sur les peuples du sud de l’Europe.
L’enragé a éructé : « de quel droit vous venez agresser un honnête citoyen français, non-juif, et qui ne veut pas être soumis à l’impérialisme sioniste d’Israël ? »
Est-ce que vous pensez un peu avant d’écrire des imbécillités pareilles ? Vous avez beau vous draper dans votre citoyenneté enragée, vous ne trompez personne. Il n’y aucune obligation de respect à des propos racistes comme ceux que vous tenez. Allez vous faire voir chez les grecs avec votre théorie néofasciste du complot juif. Vous y serez certainement bien reçu !
Un oui-français qui n’a aucun besoin de se déclarer non-quoi que ce soit pour savoir ce qu’il est.