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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
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Derniers commentaires



  • Morgane Lafée 4 décembre 2011 17:38

    @Le Correcteur :

    Brandir la violence psychologique des femmes envers les hommes dès qu’on parle de violence physique est juste une parade ayant pour but de détourner le débat en brouillant les cartes. La violence psychologique s’exerce dans les deux sens, ça c’est clair, on peut même dire qu’elle n’a aucun rapport avec le sexe. C’est malheureusement la nature humaine qui est en cause. Heureusement, il y a aussi des lois contre ça, des lois contre le harcèlement. Elles sont imparfaites, mais elles existent.
    Cela dit, je vous mets au défi de me démontrer que, dans une société en théorie égalitaire comme la notre, les femmes exerceraient davantage de violence psychologique que les hommes. Pour ce qui est des sociétés où la femme est sous tutelle, je ne donne pas cher de votre tentative de démonstration : il est évident que les hommes ont l’avantage dans tous les domaines de la violence...

    Pour en revenir à la violence physique, même dans une société « égalitaire », les hommes sont toujours physiquement avantagés. D’où la nécessité de considérer la violence physique comme un phénomène à part entière. Au passage, la violence physique s’accompagne TOUJOURS de violences psychologiques.
    L’inégalité physique est un fait que la loi se doit de prendre en compte afin de protéger les personnes qui ont le plus de chance d’en être victime. Il ne s’agit pas de rétablir une hiérarchie, juste de combattre la loi de la jungle, si vous voulez.

    Bref, tout ça pour dire qu’il serait plus pertinent, pour faire avancer le débat, de brandir la violence physique de certaines femmes sur leur homme. Parmi les auteurs de violence conjugales, je soupçonne que les femmes soient largement minoritaires (pour des raisons évidentes d’inégalité physique) mais elles existent bel et bien et pour ma part, j’aimerais bien connaitre la proportion d’hommes battus. J’avoue humblement que je n’en sais rien. En tout cas, cela permettrait d’envisager le phénomène dans son ensemble.
    Pour cela, il faudrait que les hommes n’aient plus honte de porter plainte. Les femmes aussi ont honte mais le regard social les reconnait plus facilement comme victime - même si ce n’est pas toujours gagné dès lors qu’il y a violence sexuelle, puisque la « victime », homme ou femme d’ailleurs, est toujours présumée coupable de provocation.

    Pour en revenir au sujet, je me suis toujours dit qu’il serait constructif que les campagnes médiatiques contre les violences conjugales diffusent plusieurs spots dont au moins un montrant un homme se faire taper dessus, balancer des objets à la figure, etc. Pour frapper l’imagination en montrant que ça existe, que c’est tout aussi répréhensible que dans l’autre sens. Le but serait de faire sortir de l’ombre les hommes victimes : quand on voit qu’on est pas le seul dans ce cas, c’est toujours moins dur.
    Une telle campagne ferait à coup sûr scandale, chez les féministes comme chez les masculinistes, mais elle représenterait un nouveau pas en avant.

    Malgré tout, criminaliser les violences physiques des hommes sur les femmes, qui ont le monopole de la banalisation dans le monde entier, est déjà une très bonne chose. Et il y a encore beaucoup de boulot à faire de ce côté-là. L’article inepte d’hommelibre le prouve.



  • Morgane Lafée 4 décembre 2011 17:09

    @Paconform

    "Mais il faudrait alors que les femmes (les féministes) jouent le jeu, c’est à dire qu’elles admettent que la vie privée (notamment les enfants) n’est pas leur propriété exclusive mais est à partager à égalité avec l’homme."

    Et il faudrait que les hommes (les masculinistes, je reproduis votre amalgame) jouent le jeux, c’est-à-dire qu’ils admettent que la sphère publique (notamment le pouvoir politique et économique) n’est pas leur propriété exclusive mais est à partager à égalité avec la femme."
    Ça vous semble juste ?



  • Morgane Lafée 30 septembre 2011 20:50

    "L’abus sexuel par autorité est plus courant qu’il n’y paraît, surtout en période de précarité, de chômage.... les mouvements féministes devraient peut-être mettre ce combat en avant, avec celui de l’égalité salariale, plutôt que la volonté de ne plus vouloir du « mademoiselle »....« 

    J’adore... J’adore ces mecs qui, lorsqu’un débat les heurte (en l’occurrence, l’emploi de »mademoiselle« ), se sentent tout d’un coup concernés par les problèmes de violences contre les femmes... Je ne vous connais pas mais quelque chose me dit qu’avant le débat sur »mademoiselle", vous n’en aviez pas grand-chose à faire des abus sexuels par autorité ou de l’égalité salariale ! Je me trompe ?
    Quant aux féministes, il se trouve qu’elles sont justement les seules à mettre ce combat contre les violences en avant...



  • Morgane Lafée 30 septembre 2011 20:43

    "Mesdames, je veux savoir ce qui vous fait craquer. Dites le franchement. Ainsi pas de perte de temps dans cette vie où tout va très vite.
    Le secret de DSK, c’est quoi ?
    ."

    Si c’était Daniel Craig, je pourrais vous répondre, mais là j’avoue que je suis démunie...



  • Morgane Lafée 30 septembre 2011 20:29

    @ Le Chardon :

    Vous avez raison sur le système de réponse d’Agoravox, pas toujours pratique bien qu’il soit nettement plus lisible que sur certains sites concurrents.
    Cela dit, citer l’interlocuteur dans un commentaire de forum me semble fairplay, mais dans un article on attend un peu plus que ça.
    Pour ce qui est des « énormités » que vous auriez relevées dans de cet article, je regrette, je n’en vois pas. Je suppose que c’est parce que je suis concernée, et pas vous, d’où la différence de perception.
    Ce qu’il y a, c’est que dès qu’un sujet est estampillé « féministe », il est de bon ton de le traiter par la dérision. Vous avez donc fait le choix de la facilité, avec ce système de citations/réponses. En même temps, vous soulignez les enjeux dans la langue française, un sujet somme toute assez sérieux. N’y aurait-il pas comme une contradiction dans tout ça ?

    Moi aussi je vais citer une remarque que vous avez écrite dans une autre réponse ci-dessus :)

    "Y a t-il un préjudice à se faire appeler mademoiselle ? Est-il mieux de se faire appeler dame ? Certaines préfèrent que l’on s’adresse à elles en disant « mademoiselle », d’autres en sont choquées.« 

    Comme vous le soulignez si bien, ces appellations déclenchent des réactions émotionnelles (le mot »choquées« est fort). Certaines femmes s’en tapent, mais le fait est que d’autres réagissent à ces appellations qui sont parfois sources d’interprétations. En réalité, je vous le dis en tant que femme, tout dépend du contexte, de la personne qui le prononce et du ton employé.
    En tant qu’homme, vous n’avez pas conscience de toutes les nuances que l’on peut relever dans la manière de dire »Mademoiselle« . Quand un homme (ou même une femme) appelle une femme »mademoiselle« , cela peut aussi être flatteur : sous-entendu, elle fait jeune. Mais cela peut aussi être un signe de mépris : elle n’est pas respectable autant qu’une femme mariée. Quand c’est un homme qui le prononce, cela peut aussi vouloir dire »tu n’es pas mariée donc tu es disponible« - j’insiste sur le »tu« de familiarité.

    Je vous pose cette question toute simple : pourquoi une moitié de la population devrait se prendre la tête avec ces questions alors que l’autre se verrait accorder la même appellation quelque soit son statut, avec toute la neutralité que cela sous-tend ?
    Voyez-vous, l’interlocuteur qui appelle femme »mademoiselle« n’est pas forcément un fonctionnaire de l’administration. Ça peut être le boulanger ou la boulangère du coin, et quand il ou elle prononce le »mademoiselle« avec mépris, cela se passe devant tout un tas de quidam.

    Pour vous donner mon sentiment perso sur le sujet, très franchement, la plupart du temps je n’y pense même pas. Quand les rapports sont neutres avec les gens, je me fiche qu’on m’appelle Madame ou Mademoiselle. Mais il y a effectivement des moments, même s’ils sont assez rares, où cette nuance est franchement déplacée.
    Enfin, je trouve ça complètement désuet. Aujourd’hui, une femme n’a plus besoin de se marier pour acquérir un statut social, donc pour être une »dame« . Car c’est bien de cela dont il s’agit. D’où le caractère dépassé, voire d’un autre temps, de cette nuance.
    A la limite, quand la personne est vraiment jeune, je comprends qu’on l’appelle »mademoiselle« , de même qu’on dit »jeune homme« à un garçon de 20 ans. Mais après, quand une femme gagne sa vie et s’assume, ça n’a plus de raison d’être.

    Défendre la langue française, c’est très bien, mais une langue est faite pour évoluer avec son époque. Et les temps ont changé.
    Et puis, très franchement, en quoi la suppression de l’appellation »mademoiselle« met-elle en danger la langue française ? Ce sont de fausses excuses. Il est beaucoup plus essentiel de défendre la langue contre l’invasion des formules SMS ou du langage de »Caïra". Là il y a un vrai problème de disparition de la culture !

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