• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 2 168 97
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique





Derniers commentaires



  • Morgane Lafée 22 septembre 2011 14:36

    LOL. Entre adultes consentants, où est le problème ? Vous avez envie d’une petite fessée ?



  • Morgane Lafée 22 septembre 2011 14:34

    @ Sleeping Zombie :
    Je ne partage pas ta vision mais ton honnêteté m’est sympathique. smiley

    Juste une chose : je comprends très bien ta démarche si la prostituée est libre. Donc en théorie, avec ce que tu décris, je n’ai rien à redire. C’est pourquoi, comme je l’ai dit un peu plus bas, je trouve la question de la pénalisation des clients compliquée.
    Mais que fais-tu des cas où l’argent que tu auras donné à la prostituée sera pompé par un proxénète, qui lui cassera éventuellement la gueule si elle n’a pas ramené assez de fric ? Ne t’en déplaise, ces cas représentent la majeure partie de la population des prostitué(e)s. Rien que sur les boulevards extérieurs parisiens, une écrasante majorité des prostituées femmes sont des Africaines sans papiers, souvent vendues par quelqu’un de leur famille.

    Tu noteras que je mets « prostitués » au masculin. Car en français, quand on parle d’une population mixte, c’est le masculin qui l’emporte. A ce titre, j’ai une question : serais-tu choqué si ta soeur ou ta cousine t’avouait qu’elle fréquentait des prostitués parce qu’elle n’arrive pas à rencontrer des hommes ?
    Les hommes n’ont aucun monopole en matière de besoins sexuels, ni en matière de complexes ou de rateau. Pourtant, la plupart des clients sont des hommes, que les prostitués soient des hommes ou des femmes. Comment expliquer ça ? Je le dis et je le répète, les femmes aussi ont des besoins sexuels qui peuvent parfois être pressants. Que faire quand elles n’ont pas de partenaire sous la main ?

    M

    PS : d’accord pour les boulots consistant à s’habiller en personnage de dessin-animé ! J’ai souvent entendu des anecdotes là-dessus et il y a de quoi être sidéré de voir comment les gens se comportent. Comme si le fait de ne pas voir le visage d’une personne lui enlevait le statut d’être humain...



  • Morgane Lafée 22 septembre 2011 14:16

    J’ajoute une dernière chose : même en ce qui concerne les proxénètes, la question est plus complexe que l’on ne croit. Les macs qui circulent dans la rue et collectent l’argent ne sont qu’un maillon de la chaîne, souvent des voyous eux-mêmes sujets à la misère sociale. C’est bien de les mettre en prison puisqu’ils participent à la traite d’êtres humains, mais il faut quahd même viser plus haut.

    La grosse hypocrisie dans tout ça c’est que les flics et donc l’état se préoccupent d’enfermer ceux qui sont en bas de l’échelle, mais pas vraiment de démanteler les réseaux. En d’autres termes, c’est toujours les plus petits qui casquent à la place de leurs employeurs cyniques.



  • Morgane Lafée 22 septembre 2011 14:10

    A titre personnel, je n’ai rien contre l’idée que des personnes puissent se prostituer « librement », c’est-à-dire qu’un individu convienne avec un autre individu d’un rapport tarifé. Effectivement, c’est leur liberté et ça ne regarde personne. Mais il faut quand même être honnête : ces personnes représentent une minorité. Tout le monde sait que la plupart des prostitués sont soit des immigrés clandestins à qui les proxénètes ont confisqué leurs papiers, soit des personnes ayant suivi un beau parleur qui les a ensuite mis sur le trottoir. C’est donc bel et bien une forme d’esclavage, la plus vieille du monde.

    Après, on ne peut pas nier l’existence des prostitués « libres » et c’est pourquoi je ne suis pas favorable à ce que l’on punisse les prostitués eux-mêmes. D’ailleurs, même quand ils ne sont pas libres, ce n’est pas eux qui devraient être punis mais leurs proxénètes.
    Pour les consommateurs, je suis a priori pour la pénalisation, mais j’émettrai une nuance : ceux qui se rendent dans les quartiers ou bars à putes en sachant pertinemment que les travailleurs/travailleuses sont maqués entretiennent l’esclavage et méritent d’être punis. En revanche, je le répète, si deux personnes se rencontrent et conviennent d’un rapport tarifé, après tout ça les regarde. Tout cela rend très difficile le traitement de la question des consommateurs, évidemment.

    J’ai entendu parler une fois dans un reportage d’un collectif de prostituées femmes qui avait lancé un site Internet. Chaque fois que l’une d’entre elles s’absentait, elle signalait aux autres le lieu et les horaires de la passe, afin que celles-ci préviennent la police si elle ne donnait plus de nouvelles. Cela ne me semble pas malhonnête (même si je me demande toujours ce qu’elles racontent aux flics quand elles signalent une disparition). Et l’avantage c’est qu’il n’y a pas de mac, du moins en théorie car il ne faut pas croire à 100% ce type de reportages (c’était un truc de M6, donc...). Mais il faut garder à l’esprit que ces personnes représentent une population dérisoire dans celle des prostitués. On ne peut pas accepter tout le business sous couvert de cette prostitution choisie.

    Bref, question difficile que celle de la prostitution. En fin de compte, je préfère toujours parler de « lutte contre le proxénétisme » que de « lutte contre la prostitution ». Comme ça les choses sont claires : on lutte contre l’esclavage qu’endurent la majorité des prostitués mais on n’interdit pas aux individus de disposer de leur corps.



  • Morgane Lafée 22 septembre 2011 13:56

    J’ajoute un argument pour répliquer à « la prostitution est un métier comme un autre ». Dans ce cas, et dans celui où l’on rouvrirait les maisons closes, faudrait-il :

    - Autoriser les proxénètes à mettre des petites annonces sur le site Pôle Emploi ?
    - Créer des formations diplomantes financées par les Conseils Généraux ?
    - Radier les chômeurs qui refusent de se rendre à un entretien pour devenir prostitués ?

    Parce que si on pousse ce raisonnement jusqu’au bout, il faut être cohérents et accepter tout cela...

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv