Oui, c’est vrai, je ne peux pas le nier. Cela m’apprendra à faire des prédictions hasardeuses par excès de naïveté, d’arrogance et de superficialité.
Cependant, rappeler toutes les étapes de ce conflit est un exercice fastidieux. Nous sommes dans une véritable guerre idéologique dans laquelle le même événement peut faire l’objet d’interprétations diamétralement opposés et la discussion peut dégénérer en torrents d’invectives.
Nous aurons certainement d’autres occasions d’en discuter. Aujourd’hui, je me bornerai à rappeler les objectifs exposés par Poutine le 24 février 2022 pour son « Opération militaire spéciale » :
- La protection des populations du Donbass
- La démilitarisation de l’Ukraine
- La dénazification de l’Ukraine
- La garantie d’un statut de neutralité pour l’Ukraine
Où en sommes-nous aujourd’hui ? Stepan Bandera est-il toujours un héros national en Ukraine ? Où en est la « busification » et l’enthousiasme de de la jeunesse ukrainienne à aller se faire tuer pour Zelenski ? l’Ukraine récupérera-t-elle la Crimée et les 4 oblasts annexés par la Russie ? Accueillera-t-elle des bases de l’OTAN sur son territoire ?
Pour moi, un moment important a été la visite de Boris Johnson à Kiev en avril 2022 pour dissuader Zelenski de négocier avec Poutine et dans laquelle on a pu voir la détermination des dirigeants occidentaux à prendre les affaires en main et à se servir des Ukrainiens pour faire la guerre à la Russie. C’était déjà un signe de déraison qui nous mène quatre ans plus tard au seuil d’un conflit nucléaire. On ne peut que se réjouir d’avoir d’aussi bons dirigeants...
Assurément, cette personne n’est pas une lumière. Quel rapport entre l’attentat du Christopher Street Day à Berlin et les »mollahs" iraniens ? Croit-elle encore aux chances de Reza Pahlavi de revenir au pouvoir ? Elle a dû rater le moment où Trump a menacé de détruire la civilisation iranienne en une seule nuit...
Vous faites de belles phrases, vous êtes très grandiloquent mais vous prenez en partie vos désirs pour des réalités. Il est possible en effet que la Russie ne sorte pas victorieuse de ce conflit, mais que dire de l’Ukraine, de ses pertes territoriales et de son effondrement démographique ? Vous auriez dû évoquer dans votre tableau d’ensemble, la dégradation de la situation économique de l’Europe et les problèmes politiques internes aux USA, aggravés par un président aussi sénile que le précédent et encore plus incompétent qui a engagé son pays dans une guerre désastreuse contre l’Iran. De même vous auriez pu évoquer l’épuisement des stocks de munitions américaines, l’inefficacité des armements US face aux missiles russes et l’incapacité des pays de l’OTAN à mener durablement une guerre contre la Russie. Les malheureux Ukrainiens servent uniquement de chair à canon. Autrement dit, si la Russie est mal en point, le camp occidental ne va pas mieux.
Alors, qui est gagnant dans la guerre en Ukraine ? La journaliste indienne Palki Sharma nous disait il y a trois ans que c’étaient les grandes firmes pétrolières américaines. Avait-elle raison, est-ce encore vrai aujourd’hui ? Je n’en sais rien. Je laisse répondre ceux qui ont des lumières sur ce sujet.
Encore une bonne illustration du fameux proverbe chinois : le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt.
Qu’est-ce qui vous empêche de commenter un article de Foreign Affairs signé Paul Scharre, qui existe bien, lui ? Il faut payer pour le lire, le sujet ne vous inspire pas ? OK, ça on peut le comprendre, mais votre absence d’avis n’a aucune importance non plus.