C’est Nabum
. « Et je ne suis pas méchant... »
Vous êtes même la personne la plus sincèreque je n’ai jamais rencontré.
C’est Nabum.Pourtant je m’applique dans ce devoir. Avec ma craie, assis ontravaille sans relâche ni calèche.
Nemrod.je vous remercie pour la correction, en effet j’ai beaucoup à apprendre surtout avec liesse.
"l’orthographe est la science des ânes."Oui, c’est même scientifique.
C’est Nabum.
7) Le poids du cartable est-il inversement proportionnel à celui du savoir ?
Aucun rapport à la courbette, un cartable peut contenir un maximum donné
alors que l’esprit reste limité à des mini-données d’hommes,
et on aura jamais assez de deniers pour tout décortiquer.
Une maîtresse est-elle aussi une femme fidèle ?
.
Je vous ai vu un beau matin, à l’autre bout
du quai, de cette gare, de cette ville, à l’orée
de ma vie. A l’autre bout, loin de moi, vous
parliez à votre amie, de je ne sais quelle autre
grande reine de beauté, et moi, pauvre sujet
de la scène, que vous majestiez à chaque pas,
je restais là, pantois, perdu, suspendu à vos
lèvres, à votre bouche, où les mots semblent des
charmes. Je vous ai vu, là ce matin, belle comme
mille femmes ne pourraient l’être. Je vous ai vu
au-delà des brumes, des bruits, des images, de la vie
de cette gare, cette ville, mon berceau, mon âme
éternelle. Je vous ai embrassé, du fond de mon
cœur, tout près sur ce quai. Je vous ai vu, et pas en
rêve. Je vous ai pris, mais pas la main, mais en
photo, dans mon esprit. Et moi, mon esprit est prit, en
flagrant délit, de sentiments. Je vous ai vu aussi, me
plaire à chaque mouvement de vos contours. Puis-je vous
regarder ainsi, vêtue si peu, si légèrement, de votre
robe évasive ? Mon évasion à vos pieds, reste en toute
pudeur. Je vous ai perdu, un instant des yeux, mais
l’instant passa, comme un train s’en va. Je m’en remis à
l’instinct des cieux, l’instant présent, pour ne pas
vous perdre à Dieu. Et je vois ce quai, triste et terne
nous séparer, nous, nous qui sommes tout et plus
dans cette gare, tout au plus qu’une autre gare. Nous,
dans ce monde, nous qui sommes deux quand je ne suis
qu’un, dans cette ville hagard, où je ne ressens plus
rien, l’instant nous a unis, pour cet instant unique, qu’est
le départ d’un train sur un quai de gare, un départ, toute
une vie sur terre. Je vous ai vu, vous retourner, je vous ai
cru, me regarder, je vous ai vu, dans le train monter. J’ai
lu et récité, ma prière, ma préférée. Je vous ai su, l’avoir
entendu, secrètement à vos oreilles. Alors une caresse je
reçu, subtilement adressée, intimement voilée, une caresse
et un baiser, de vous, mais vous, ne le savez. Voilà révélée
de papier, une prière enchantée, puis un train s’en est allé.