La Cour de cassation ukrainienne a terminé d’interdire les 12 partis politiques d’opposition. Le dernier était le Parti socialiste d’Ukraine.
Il est reproché à ces formations d’avoir agi en respectant les Accords de Minsk (2015), reconnus par le Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 2202).
En mars le Conseil de sécurité ukrainien avait décidé d’interdire ces formations. Une loi a été votée par la Rada, le 3 mai, puis signée par le président Zelensky, le 14 mai. La Fédération de Russie ayant décidé d’intervenir pour protéger les victimes des violations des Accords de Minsk, toute référence à ces Accords est considéré comme une « haute trahison ».
Seul l’oblast de Transcarpathie (proche de la Hongrie) refuse de démettre les élus locaux issus des partis politiques interdits.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes, le plus souvent au nom de nobles idéaux comme la liberté et la démocratie. Pourtant, l’Occident parvient à s’en tirer en toute impunité et à entretenir, aux yeux du reste du monde, le mythe voulant qu’il soit investi de quelque mission morale. Comment y arrive-t-il ?
Dans ce livre d’entretiens, Noam Chomsky et Andre Vltchek démontent la puissance de cet appareil de propagande qui permet à l’Occident de dissimuler ses crimes et le rôle véritable qu’il joue dans le reste du monde.
S’ouvrant sur l’histoire du kiosque à journaux de New York où le jeune Chomsky a commencé à faire son éducation politique, leur discussion s’élargit progressivement sur des sujets tels que les bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre froide, les mésaventures étatsuniennes en Amérique latine (Salvador, Nicaragua, Guatemala, Chili, Cuba), l’Inde et la Chine, l’intervention de l’OTAN en ex-Yougoslavie, les attentats du 11-Septembre, l’invasion militaire de l’Irak, le Printemps arabe, le fiasco de la Lybie et de la Syrie, ainsi que la guerre des drones.
A travers ce survol, les auteurs critiquent de façon magistrale l’héritage funeste du colonialisme et l’exploitation éhontée des ressources naturelles de la planète exercée par l’Occident.