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phiconvers

phiconvers

Passionné par l’Amérique latine (et par un certain nombre d’autres choses).
Profondément désireux d’un débat plus nourri sur cette région en France.
Effondré par l’amateurisme qui prévaut généralement dans l’analyse faite de cette région par la presse, l’université et les pouvoirs publics. En fait, seuls quelques idéologues marxistes publient encore sur cette région (je ne parle même pas des obscurs universitaires, bien rares et soporifiques...)
Motivé par les possibilités offertes par le web pour faire bouger les choses !
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/11/2007
  • Modérateur depuis le 10/03/2008
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Derniers commentaires



  • phiconvers phiconvers 26 novembre 2010 01:54

    Qu’est-ce que tu ne partage pas dans mon rapide article, Talion ?



  • phiconvers phiconvers 26 novembre 2010 01:50

    @ Nautile,
    Vous préférez mettre en cause le capital et sa consommation vorace de la productivité plutôt que de répondre à la question pourtant simple de la démographie qui met aujourd’hui en péril le système par répartition.
    En gros, je suis en profond désaccord avec vous. Je crois que les valeurs chrétiennes jetées aux orties étaient nécessaires, je déplore que ma génération connaisse tant de difficulté à accéder au marché du travail alors que la vôtre avait un boulevard devant elle, et je déteste profondément la construction européenne, ce qui ne veut bien sûr pas dire que je haïsse le boche, le rosbif ou le rital !
    Je ne fais, dans mon article, que demander que l’effort des retraites concerne aussi votre génération, au moyen d’une baisse modique des pensions. Ne vous inquiétez pas, nous prendrons notre propre part du fardeau, même s’il nous est difficile d’accéder au marché du travail et si je suis persuadé que le système des retraites par répartition explosera avant que je puisse y avoir recours. Rassurez-vous, cela ne me rend pas malade. Je souhaite que se rétablisse la solidarité nationale inter-générationelle, mais sur la base de la vérité, de la reconnaissance des erreurs et de la répartition de leur coût.



  • phiconvers phiconvers 26 novembre 2010 01:41

    Cet articulet était sans doute la dernière petite chose nécessaire pour me motiver à écrire sur le sujet, dans les prochains jours !!



  • phiconvers phiconvers 25 novembre 2010 01:34

    Sur la génération du baby-boom donc :
    - bien sûr, elle n’est pas une « génération spontanée » ; elle est fille de la défaite et du grand doute dans lequel est entrée la France quand, de nation victorieuse en 1918, elle a été laminée par l’Allemagne 22 ans plus tard. Les papas et mamans des baby-boomers, classe creuse en raison de la saignée de la grande guerre, n’ont pas su transmettre à leurs enfants le socle de valeurs qu’ils avaient eux-mêmes reçu, ce qui peut se comprendre en raison du grand désarroi de 1940 ;
    - elle a pensé que l’Europe était l’alpha et l’oméga, qu’elle était la source de la paix quand elle n’en était que la conséquence. Elle a donc sacrifié sur l’autel de son utopie la nation, cette vieille construction de plusieurs siècles, résultat d’un certain degré de consensus, expression d’un pacte social fondé sur l’idée d’une appartenance commune. Conséquence, l’Europe a été un formidable accélérateur de la mondialisation et, dans son enthousiasme, a anticipé toutes les ouvertures au monde, pour se retrouver finalement en concurrence directe avec d’autres vieilles nations qui pratiquaient et pratiquent encore un sain pragmatisme ;
    - elle a jeté aux orties les vieilles valeurs chrétiennes, jugées aliénantes, au nom d’un droit supérieur à la différence, c’est-à-dire à l’indvidualisme qui a conduit, in fine, sublime paradoxe, à l’unformisation rapide des modes de vie, mais aussi des rêves et ambitions. Triomphe de la bourgeoisie relativiste, mai 1968 a détruit le sentiment d’une communauté de destin ;
    - par son rejet de la morale et sa soif de « liberté », elle a saccagé les équilibres démographiques que réclamait pourtant un système de protetion sociale fondé sur la solidarité inter-générationnelle. Elle a voulu compenser son égoïsme par le recours à l’immigration post-coloniale, sans mesurer les conséquences culturelles, économiques et sociales qu’elle engendrait ;
    - aujourd’hui enfin, elle exige son dû, sans se soucier de savoir si ses enfants sont en mesure de le lui assurer.

    Elle mourra donc sûre de son bon droit, haïssant ses enfants qu’elle ne comprend pas. Le grand cycle de la vie lui échappe, et je la plains, sincèrement !



  • phiconvers phiconvers 25 novembre 2010 00:56

    Thèse, antithèse(s), synthèse.

    Je me soucie comme d’une guigne, évidemment, du nombre de votes positifs suscité par chacun de mes articles. Bien sûr, j’aimerais plus d’approbation mais, souhaitant être lu, j’utilise volontiers une certaine acidité, dont je comprends qu’elle corrode pas mal de monde. C’est la loi du genre !

    Chaqe baby-boomer étant intervenu a sa propre expérience et sa propre évaluation de ce que lui doit la société. Je suis tout à fait conscient de la disparité des situations individuelles, comme je l’ai répété au long de mes interventions sur ce fil.

    Ceci étant rappelé, je suis effaré par l’aveuglement de ceux qui croient que la retraite par répartition est autre chose qu’une assurance dont les règles de bonne gestion ne sont pas discutables. Quand je lis qu’il faut mettre à contribution le grand capital (forcément très méchant) pour payer leurs pensions, je me dis que les gens connaissent très mal les principes du système français de retraites, qui repose essentiellement sur les cotisations individuelles calculées selon des évaluations régulières effectuées par des actuaires. L’allongement de la durée de la vie, le plus grand nombre d’années de retraite à payer qui en découle et l’atonie dramatique de notre démographie depuis les années 1970 rendent le système non viable, en particulier parce que nos aînés ont voulu l’Europe, c’est-à-dire la mise en compétition sans protection avec le reste du monde (d’où le chômage structurel de la jeunesse) et la dérégulation des marchés.

    Pour mettre à contribution le capital, c’est-à-dire pour trouver des sources de financement des retraites autres que les cotisations des actifs, il faut fermer nos frontières et sortir du système les marchés financiers pour pouvoir retenir en captivité le capital et le ponctionner. C’est contestable dans la mesure où le capital n’a pas forcément vocation à payer les retraites (je le mettrais plus volontiers à contribution pour d’autres choses).

    A suivre, le résumé de mes reproches à la génération du baby-boom, en réponse à vos interventions.

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