Ecologiste, ancien militant aujourd'hui davantage intéressé par la spiritualité et l'éducation. Ancien militant de la cause animale, ancien membre fondateur du Regroupement pour une ville sans voitures, ancien membre actif de Survie et de ReOpen911. Auteur de "L'érotisme ou le mensonge de Freud".
Un militant de L214 qui se dit individualiste ? Pourquoi pas, c’est une question de vocabulaire, mais moi, un individualiste qui se préoccupe des autres individus je l’appelle altruiste plutôt qu’individualiste. Mais peu importe...
Guilhaume, ce que vous écrivez est intéressant, je n’y avais jamais pensé. Mais là le monopole imposé par Freud me semble bien pire que celui qu’impose un brevet. Quand un brevet apporte une bonne solution à un problème, on peut comprendre que son détenteur conserve un certain monopole de cette solution pendant quelques années. Mais cela n’empêche personne, me semble-t-il, de proposer une solution différente au même problème, surtout si elle est meilleure, non ? Tandis que dans le cas de Freud, la solution qu’il propose au réel problème de la compréhension de notre propre sexualité est mauvaise. Et ce n’est pas le monopole de cette mauvaise réponse qu’il a réussi à s’arroger, mais le monopole du droit de poser le problème lui-même ! Plus personne aujourd’hui n’a le droit de proposer une autre réponse que la sienne à ce problème qui reste entier : pourquoi désirons-nous ? Que se passe-t-il dans notre psychisme pour que les comportements sexuels apparaissent, tout comme le langage, dans tout groupe humain, indépendamment de sa culture ?
Lulupipistrelle, je ne suis absolument pas d’accord avec vous. Le puritanisme était tout aussi bien catholique que protestant, musulman ou juif, sans parler des religions orientales. Comme je l’explique dans mon livre, il ne s’agissait pas d’un problème religieux mais lié à l’économie et à la démographie. La religion lui servait de support bien sûr, mais simplement parce que c’était elle qui régissait l’ordre moral. Le puritanisme répondait simplement à un besoin démographique de limiter les naissances en l’absence de contraception dans un contexte où les progrès techniques avaient considérablement réduit la mortalité infantile. Quand la religion a perdu de l’influence c’est la médecine qui a pris la relève de la gestion de l’ordre moral et ce fut justement le rôle de Freud.
Ce qui a réellement mis fin au puritanisme, c’est tout simplement la contraception dans les années 1960, tous ceux qui ont vécu cette époque le savent. Je vous recommande la lecture de l’excellent ouvrage de Robert Muchembled L’orgasme et l’Occident (Seuil) qui montre bien ce qu’a réellement été le puritanisme.
Merci pour votre réaction. Je peux vous dire qu’à Lyon, où je réside, aux dernières nouvelles, c’était également la théorie des pulsions qui prédominait tout récemment en fac de psycho ! Et je n’ai pas l’impression que ça ait évolué.
Un dispositif pour valider ou invalider ma théorie, je n’attends que ça, mais il me faudrait le concours de professionnels tels que vous peut-être. Je ne suis qu’un amateur dans ce domaine malheureusement, même si j’y ai consacré plusieurs années de recherches... bénévoles. Pour un tel dispositif il faudrait des crédits de recherches, des expériences, vous le savez et vous voyez ce que ça représente. Si le projet vous intéresse, il faut qu’on en discute, j’aimerais bien y travailler. Contactez-moi par mon site si vous le souhaitez. Avez-vous lu mon livre ?
Désolé, je me suis mal fait comprendre. Non, ma pensée n’est pas individualiste. Je parle de l’autre comme d’un miroir, mais je vois cela comme une fusion dans l’autre. L’amour circule dans les deux sens et s’adresse aussi bien à l’autre qu’à soi. Pour moi l’amour est une fusion, une union totale lorsqu’il est parfait, il n’y a pas qu’un effet miroir. Est-ce plus clair ?