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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

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  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 février 2010 11:53

    Vilain Petit Canard,

    Merci de votre commentaire. Et de son côté ironique sympathique.

    La Grèce est un pays que j’aime aussi beaucoup, bien que, jeune, sa langue antique m’ait donné quelques maux de tête très scolaires.

    L’hypocrisie des défenseurs de la politique de la BCE, y compris avec quelques critiques, sur la Grèce est en effet sidérant.

    Le déficit français est en voie de rattraper celui des Hellènes sans que les gouvernants français s’en alarment ou baissent, pour le diminuer, leurs salaires exorbitants qui vont bientôt paraître provocateurs.

    Les « économistes » français qui stigmatisent la Grèce, bien que faisant rire leurs confrères du monde entier, ne savent pas apparemment lire, même le Wall Street Journal« , qui leur explique pourquoi la Grèce est la »proie« la plus vulnérable, mais seulement la première des proies en zone euro.

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704182004575055292744721172.h tml

    Il sera bon aussi de rappeler, comme les économistes asiatiques, que l’économie grèce a été vidée de ses possibilités par la politique menée par l’UE.

    Mais, cela, le peuple grec risque fort de le rappeler à Bruxelles et Strasbourg, en ne se contentant pas de brûler les drapeaux de l’UE, mais en cherchant à échapper à cette »prison des économies et des peuples", afin de les soumettre, pieds et poings liés, à l’appétit des marchés financiers déréglementés....

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 février 2010 11:43

    Zen,

    Le point de vue que livre P Krugman est très instructif. Ses constats sur l’état du monde et la sphère financière poursuivant ses propres buts sont évidents et indiscutables.

    Par contre, sur l’UE et la zone euro, son discours est assez hypocrite et trompeur. Les concepteurs de la zone euro ont établi la BCE et ses règles en toute connaissance de cause et ne s’en sont pas remis à personne pour abandonner tout outil de contrôle dans les sphères financière et monétaire. Ils l’ont sciemment décidé.

    L’euro n’a que cette fonction : favoriser la spéculation des « prédateurs » sur l’économie des pays membres et sur les budgets des Etats.

    Ces dirigeants n’ont pas été frappés de somnambulisme, ils étaient éveillés et ils ont agi avec méthode et soin afin de donner aux « prédateurs » toute latitude pour agir à leur guise.

    Et maintenant, ils vont faire semblant de soigner un pays agressé alors que tous les autres commencent à saigner, ce qui va attirer des requins en nombre, pour reprendre l’image marine donnée.

    Bien amicalement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 février 2010 11:34

    JPS,

    Votre commentaire est très intéressant, bien que reflet dune réalité qui est à la fois déformée et vue par le petit bout des choses.

    Nier la crise de l’euro dont la crise actuelle est UNE EXPRESSION FORTE est aberrant : cela revient pour un médecin à nier qu’une tumeur mortelle se développe parce qu’elle touche un petit organe tel que le nez par exemple.

    Ne pas comprendre que les fondements de la crise sont mondiaux, qu’ils s’expriment dans la zone euro de manière particulière, que la sphère financière n’obéit pas aux politiques qui ont eux-mêmes détruit leurs outils de possible contrôle, revient à se mentir à soi-même.

    C’est votre droit le plus strict et respectable.

    Le problème que pose aussi votre commentaire est son aspect restrictif : les problèmes que vous évoquez sont déjà dépassés !

    Ce sont plusieurs pays européens qui sont aujourd’hui regardés comme ayant des dettes trop grandes qui sont visés. La Grèce est donc la pointe émergée de l’iceberg que vient de heurter le Titanic « zone euro ».

    Des faits seuls découlent que votre commentaire est en quelque sorte hors jeu, si je puis me permettre, car son axiome de départ est d’une fausseté criante.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 février 2010 11:22

    Lisa Sion 2,

    Merci de votre commentaire bien que son sens me paraisse assez confus.

    Le rapport entre délocalisations et indépendance totale de la sphère financière n’étant pas clair dans votre texte, je ne sais qu’en dire.

    Peut-être souhaitiez-vous exprimer le fait que les délocalisations sont mauvaises pour la qualité des produits (et que les déboires de Toyota, mais aussi d’Airbus) sont la preuve de cela.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 février 2010 11:15

    Babayaya,

    Votre commentaire est empli de bon sens qui correspond en effet à l’expérience quotidienne de chaque personne sensée, dans le bâtiment comme dans toute activité humaine.

    Comme l’article le dit, il n’existe, dans le cadre économique actuel, AUCUNE SOLUTION DURABLE ET STABLE qui sout applicable par personne.

    Pour reprendre votre très juste comparaison entre économie actuelle et le travail dans le bâtiment : si vous rénovez une maison, elle est unique, ses problèmes peuvent être identifiés et vous avez les compétences avérées afin de les résoudre afin que la maison soit stable, durable et habitable pour ses futurs occupants.

    Là, il s’agit d’Etats différents, avec des intérêts souvent divergents, voire antagoniques, au total 16 pays, engagés dans des processus qui échappent à leur contrôle et ne peuvent pas être donc maîtrisés.

    La différence de contexte saute donc aux yeux.

    Pire encore, ces 16 Etats ont créé des règles qui les empêchent de lutter efficacement en commun contre les CAUSES PREMIERES de leurs problèmes, l’indépendance totale des marchés financiers, qu’on peut ici appeler de « spéculateurs » ne suivant que leurs propres intérêts à court terme, et non l’intérêt public.

    La logique voudrait que des solutions, au moins une, soit possible et durable, mais tel n’est pas le cas ici, car les processus en cours sont à la fois incontrôlables, mais aussi mondiaux en arrière-plan.

    Maintenant, si l’on s’en réfère à l’Histoire de l’humanité, les crises trouvent toujours leurs solutions par des brusques modifications fondamentales des évènements qui proviennent des peuples eux-mêmes, lesquels interviennent dans le cours des choses lorsque justement les dirigeants anciens n’ont plus de solution propre afin d’assurer le développement de la société concernée, et plus généralement, de la civilisation en général.

    Ceci dit, de solution dans le cadre actuel, hors l’explosion de la zone euro et une crise sans fin, elle-même partie de la crise mondiale qui est STRUCTURELLE, il n’en existe malheureusement pas.

    Tout au plus des cautères sur une jambe de bois, comme cela est en cours à Bruxelles.

    Bien cordialement,

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